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Aller les gamins, à vos bouquins ! [ Feat Year 12 ]

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Jamie
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Year 12

Mardi, 2:00 pm, 1st cours de Français avec les Year 12.

Aller, on était reparti. La veille, nous avions tous dû subir cette cérémonie rébarbative et assommante au possible. Je m’étais levé ce matin avec une horrible barre qui me traversait le crâne. Te faire réveiller à 5:00 am par des marteaux qui jouaient au twister sur ta tête avait vraiment le don de te mettre de bonne humeur. Le meilleur moyen d’illuminer ta journée et de te donner envie d’ouvrir ta fenêtre et de chanter avec les petits oiseaux. De chanter et de les défoncer à grands coups de carabine après. Putain. Saloperie de migraine de merde va. Sûr c’est de sa faute à l’autre tache, avec son micro qui nous avait cassé les oreilles hier matin. Connard, à cause de toi je vais être obligé de me taper ces maux de tête toute la journée. Il va falloir prévoir un stock de médocs sinon je sens que les tronches des gamins ne vont pas faire long feu. Me mettre debout suffisait à m’écraser le crâne donc j’osais à peine imaginer l’effet qu’auraient les voix criardes des mômes. Un bruit nasillard aussi agréable qu’un moustique volant contre ton oreille. Une seule envie : le claquer et lui exploser sa race. Une autre raison pour laquelle je détestais l’été tiens, en plus du soleil qui me mettait mal. Quand les températures commençaient à monter, ces petites merdes volantes commençaient à t’assaillir les veines. Cette bande de fourbes se régalait à te pomper le sang derrière ton dos, pendant ton sommeil. Du coup, quand tu te réveillais, BOOM ! Des chtars partout. Retour de varicelle, la joie. Ca gratte de partout, tu ressembles à un énorme crapaud dégueulasse et tu pries pour qu’on te coupe les membres. J’avais fait l’effort de partir camper une fois. Plus jamais. A mon retour, je comptais plus de cratères sur ma gueule que sur la lune. Un vrai rêve. En plus des chiottes qui demandaient une vigilance extrême pour ne pas toucher les murs et choper une merde. J’en fais des tonnes ? Après avoir vu des taches de sperme à ta gauche et des traces de merde à ta droite, je pense que c’est la moindre des choses. Nan et puis, il faisait 50°C à l’ombre dehors donc toute cette petite merveille avait bien eu le temps de mariner avant que tu viennes te soulager. Au bout de ma quatrième nausée, j’avais décidé que les buissons seraient un choix bien plus sûr. Finn me traitait de fiotte mais bon, il pouvait aller se faire mettre. Hors de question pour moi de reposer un pied dans cette cuve à foutre assaisonné de merde.

Bref, que de beaux souvenirs tout ça alors que mes yeux brûlaient au contact de la lumière de ma salle de bain. Deux minutes plus tard, le temps de m‘adapter à l’éclairage, le verdict du miroir tomba. Ouais, deux heures de sommeil en plus auraient été les bienvenues. La baise… Les cernes sous mes yeux encore engourdis par la fatigue les rendaient plus creux que d’habitude et mes cheveux étaient un bordel sans nom. Ouais… Aller, à la douche tas de merde. L’eau chaude se chargea de réveiller les dernières cellules de mon corps qui hibernaient encore. Une fois correctement lavé, je sortis de la cabine, séchai ma peau et essorai mes cheveux autant que possible. 5:30 am, ils auraient largement le temps d’être secs pour le début de mes cours. Je sélectionnai ensuite quelques fringues qui constitueraient ma tenue du jour, à savoir un pantalon noir, une chemise blanche repassée de ce weekend et un veston gris foncé. Une douce odeur de propre s’engouffra dans mes narines lorsque je passai mes vêtements par-dessus ma tête. Un soupir de contentement m’échappa alors. Je finis d’enfiler mes fringues, rentrai ma chemise dans mon pantalon que j’entourai d’une ceinture noire en cuir, et descendis en silence me préparer un thé à la cuisine. 5:45 am, trop tôt pour réveiller le petit. Une fois ma boisson prête, je m’installai devant la télé et attendis que le temps passe. Je savais que tout était en ordre pour ma journée de travail, je m’en étais occupé la veille, comme je le faisais toujours. Je détestais tout faire au dernier moment donc mes affaires étaient chaque soir parées pour le lendemain. Je pouvais donc me permettre de rester un peu assis dans le canapé.

7:30 am, trois tasses de thé, un comprimé contre la migraine et deux émissions de téléshopping plus tard, il était temps de se bouger le cul. J’éteignis le poste et lavai rapidement mais avec attention ma tasse. Je la rangeai dans le placard et montai réveiller Eliott qui dormait paisiblement, sa peluche Nessie sous le ventre. C’était confortable pour roupiller d’avoir un reptile marin sous le bide ? Apparemment oui. Ce gamin, il me fait sourire. Tous les jours. Le retrouver le soir était une réelle bouffée d’air. J’aurais certainement pété les plombs si Jessica me l’avait retiré. Heureusement, ce n’était pas le cas. Heureusement pour moi en tout cas. J’ignorais si Eliott était heureux avec moi. Enfin, je veux dire, est-ce que je faisais tout correctement ? Ou est-ce que je faisais de la merde H24 ? Putain si seulement je savais. Est-ce que c’était une si bonne idée que ça de le confier à une nounou ? Après c’était ça ou la garderie et juste euh, non. Je n’allais certainement pas enfermer mon gamin dans ce trou rempli de braillards. Jamais de la vie. Mais bon, je m’en voulais de le laisser comme ça aux bras d’une inconnue… Bon, ce n’est plus tellement une inconnue maintenant mais bon, vous avez compris. J’avais peur de l’abandonner en quelque sorte, enfin je crois que c’est ça. Mais bon, je n’avais pas trente-six solutions non plus. Bref, pas le temps de me prendre encore la tête sur cette question de nourrice. Je sortis doucement Eliott de son sommeil et nous prîmes tous les deux notre petit-déjeuner, après que je sois passé à la salle de bain me faire mon injection matinale. A table, Eliott s’en foutait toujours partout… Je vais devoir travailler sur ça. Après un dernier détour par la salle de bain, nous étions prêts à partir. J'enfilai mes Doc noires et ma veste anthracite, pris mes affaires pour aujourd'hui et nous montâmes dans la voiture.

8:20 am, le petit regardait les rues défiler de l’autre côté de la vitre, sa Nessie dans les bras. Après quelques minutes de trajet, je le confiai à sa nourrice et lui communiquai mon heure de retour. J’embrassai Eliott et me mis en route pour Hampton. Aller Jamie, il est grand temps de sortir de ton rôle de père et d’enfiler ton costume de prof. Ma matinée ne fut pas très chargée. Premier cours avec les Year 10, essentiellement des explications sur le déroulement de l’année et sur celui du cours. Je leur ai également énoncé les règles à respecter à la lettre lorsqu’ils se trouvaient dans ma salle de classe. J’arrive pas à me décider, c’est l’horaire qui leur réussit pas ou ce sont juste des loques ? Franchement la question se pose. Ils ont intérêt à se foutre un coup de pied au cul parce que je compte pas faire cours à des zombies somnolents. Après mon cours avec les Year 11 et leurs gargouillis insupportables, tout le monde se précipita au réfectoire. Eh beh. Les ados n’avaient pas seulement une teub en guise de cerveau, cette teub était équipée d’un estomac d’ours qu’il fallait remplir à tout prix. Tsss, irrécupérables ces gamins… Ils me désolaient. Bref, je mangeai rapidement mon repas et profitai du temps qu’il me restait avant mon cours avec les Year 12 pour me préparer un thé. Je fis bouillir un peu d’eau à la salle des profs à l’aide de la petite bouilloire électrique qui s’y trouvait. Lorsqu’elle fut assez chaude, je remplis ma tasse et y plongeai mon infuseur pour y diffuser l’arôme citronné. Je rangeai ensuite la bouilloire et laissai derrière moi les lieux tels que je les avais trouvés. Sur le chemin pour regagner ma salle, je dus prendre garde de ne pas être percuté par les élèves miros ou stupides qui manquèrent plusieurs fois de me rentrer dedans. Mais achetez-vous une paire d’yeux putain… Et cherchez un cerveau sur Internet aussi pendant que vous y êtes. 1:45 pm, j’arrivai à destination. Je pénétrai dans la pièce et avançai jusqu’au bureau installé à l’opposé de la porte, devant le tableau à craie. Je passai entre les rangées de tables et vins poser ma tasse sur le bureau avant d’y installer mes affaires nécessaires pour ce cours. J’ôtai ma veste et la disposai sur le dossier de la chaise devant moi. Bon, cette fournée est censée être plus âgée que les deux précédentes donc logiquement, ça devrait mieux se passer. Enfin non, j’en sais rien. On peut jamais vraiment être sûr de quoi que ce soit avec les gosses. Les minutes passèrent et j’entendis remuer et discuter à l’extérieur de la pièce. 2:00 pm, ils attendaient quoi, le déluge ? Je soupirai et passai la tête par la porte.


« Bon vous comptez coucher là ou bien ? aboyai-je à la bande de morveux qui se tenait là. Aller magnez-vous d’entrer et de vous installer. »

J’ouvris complètement la porte pour les laisser gagner leur place et retournai à la mienne. Je m’assis sur mon bureau et saisis ma tasse. Je remuai mon infuseur et pris une gorgée chaude qui me picota le bout de la langue. Je choisis d’attendre que tout le monde soit installé avant de dire quoi que ce soit, personne ne ferait attention avec le bordel des chaises, des culs qui se laissaient tomber et des affaires qui étaient en train d’être sorties. Espérons que le cachet que j’avais pris à la sortie du réfectoire apaisera un minimum ma migraine sinon ça va être bien chiant. Un raffut plus tard, je m’éclaircis la gorge et dévisageai les élèves assis. J’adoptai mon ton habituel, monotone et strict, et commençai mon speech.

« Déjà, bonjour à vous. Je vais pas vous souhaiter la bienvenue parce que je pense qu’on a tous eu notre dose hier. Bref, pour ceux qui débarqueraient cette année, je m’appelle Jamie Willow et comme votre emploi du temps vous le dit, je serai votre prof de Français cette année. Bon avant de commencer, je tiens à vous rappeler certaines règles. Ceux qui m’ont déjà eu auparavant savent que je ne tolère aucun retard. Je fais l’effort d’être à l’heure donc vous aussi. Ensuite, on cause pas en même temps que moi ou derrière mon dos. Si vous voulez parler de la prochaine saison de Game Of Thrones, vous attendrez la fin du cours. Si vous voulez dire un truc, vous levez la main et vous attendez que je vous interroge. Vous laisserez la salle dans l’état exact où vous l’avez trouvée. Pas de papier, de tache d’encre, de miette de bouffe ou de chewing-gum dégueulasse de collé sous les tables. Et puis bien sûr vous ferez le taf que je vous demanderez de faire pour le cours suivant. Je pris une gorgée de thé avant de poursuivre. Concernant le programme, je tiens à consolider ce que vous avez vu lors des deux années précédentes. On se concentrera sur l’analyse d’extraits de textes littéraires pour entraîner votre écrit. Je vous donnerai les passages à lire et à travailler pour qu’on puisse les étudier ensemble les séances suivantes. L’examen sera une analyse écrite sur table, à faire en Français bien sûr, sur un extrait inconnu. Paniquez pas, on bossera la méthode et tout ce qui s’en suit ensemble. Après ce devoir, on se concentrera sur votre compréhension et expression orales. Mais bon, y a encore le temps pour ça. Des questions ? »

Je sirotai de nouveau mon thé sans quitter de mes yeux encore fatigués les visages qui me faisaient face. Aller, si vous avez des questions à balancer, c’est maintenant bande de mioches pas finis.


Dernière édition par Jamie Willow le Mar 5 Juin - 16:39, édité 6 fois



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La cérémonie d'entrée de la veille avait été un parfait entraînement : plus question d'arriver en retard. Bien qu'Elyonne ait échappé aux regards hier grâce, probablement, à un magistral coup de chance, elle n'était pas plus prête à les affronter aujourd'hui. Alors elle avait veillé à augmenter le volume de son réveil et à en mettre un second pour l’assurance, d'autant plus que son premier cours de la journée était un cours d'histoire et que jamais, jamais elle ne voulait manquer ne serait-ce qu'un bout de cours d'histoire. L'idée de se mettre à dos le prof dès le premier jour alors qu'il s'agissait de sa matière de prédilection lui avait donné tant de sueurs froides qu'elle avait peiné à s'endormir la veille. Mais elle avait fini par trouver le sommeil et, le matin venu, avait presque sauté du lit à l'entente de son deuxième réveil. Oh comme elle était heureuse de l'avoir programmé, étant donné qu'elle n'avait visiblement pas entendu le premier. Elle nota dans sa tête de changer la sonnerie : ce n'était pas normal qu'à un tel volume, elle ne l'ait pas entendu, encore moins deux jours de suite. Puis elle se prépara.

Malgré les cernes sous ses yeux qui dénotaient clairement de sa presque nuit blanche, elle était de bonne humeur. Elle enfila son uniforme en nouant sa veste autour de sa taille, à peu près sûre qu'il ferait encore chaud dehors, noua son ruban noir avec la même indifférence qu'à son habitude, ajusta ses lentilles de contact et accrocha des barrettes au niveau de ses tempes, chacune ornée de trois fleurs de cerisier artificielles, le tout faisant à peu près la taille d'une de ses mains. Puis elle attrapa son sac pour la matinée, contenant uniquement ses livres d'histoire-géo et ses affaires personnelles, le passa sur son épaule, et se précipita dans les couloirs. Elle n'était pas en retard, mais elle marchait vite, si bien qu'elle arriva sur place presque un quart d'heure avant le début des cours, quart d'heure qu'elle mit à profit pour se plonger dans le premier tome d'une nouvelle série qu'elle avait commencé la veille, permettant ainsi au temps de passer beaucoup plus rapidement.

L'heure et demi d'histoire-géo se déroula sans heurt, même si elle décrocha un peu pendant la partie consacrée à la géographie, ressentant assez brusquement le manque de sommeil dès lors que le sujet l'intéressait moins. Elle quitta malgré tout sa salle de classe d'humeur guillerette, avant de retourner dans sa chambre pour préparer ses affaires pour l'après-midi – à cause de sa manie peu pratique de ne rien mettre dans son casier.
Son oreiller lui faisait de l’œil. Il était à peine 10h30 et elle n'avait aucun cours avant l'heure de français de l'après-midi. Après une brève hésitation, elle rit son oreiller pour le poser contre le bord de son lit, prit sa peluche dans ses bras et ferma les yeux. C'était sa façon à elle de faire la sieste, de s'assurer qu'elle ne dormirait pas trop : la position était trop inconfortable pour que le sommeil l'emporte plus d'une heure, mais pas assez pour qu'elle ait mal en se réveillant.

Au final, elle émergea peu de temps après midi, en même temps qu'un gargouillis de son estomac. Elle jeta un regard à sa montre et grimaça. Bon, l'heure de la pause déjeuner n'était pas encore arrivée et elle devait occuper la bonne demi-heure qu'il lui restait avant de pouvoir calmer sa faim. Avec un petit soupir, elle remis son lit en place, glissa son doudou sous son oreiller et repassa devant le miroir pour arranger sa tenue et sa coiffure, un peu mises à mal par sa sieste improvisée. Puis elle prit quelques minutes de plus pour se réveiller avant de quitter pour de bon le dortoir avec son sac sur l'épaule, bien plus fraîche et réveillée qu'à l'heure de son premier cours.
Et elle arriva tout autant en avance devant le réfectoire, si ce n'était plus.

Des petits groupes d'élèves campaient déjà devant les portes et elle s'y mêla sans participer à leurs conversations. Ses amis étaient censés avoir cours jusqu'à l'heure de la pause déjeuner, donc elle serait seule quelques temps, mais elle comptait leur réserver la place en grignotant quelques légumes crus, à défaut de pouvoir manger du pain comme ils le faisaient quand ils l'attendaient. Elle avait l'avantage sur les autres élèves de ne pas vraiment avoir besoin de faire la queue mais elle se plaça quand même au bout de la file quand les portes s'ouvrirent : elle n'avait de toute façon rien de mieux à faire, alors autant se fondre dans la masse. Son manège ne dura pas bien longtemps, cependant, puisque quand vint son tour, on se contenta de lui donner le repas spécial qu'on devait préparer pour elle – la magie de l'intolérance au gluten.

Elyonne attendit ses amis, mangea avec eux, mais contrairement à eux ne prit pas le risque de traîner après avoir fini son repas : elle était encore sous le coup de sa peur des retards, et ce qu'elle savait du prof de français ne faisait qu'accentuer cet état. Elle salua donc ses amis à la va-vite, débarrassa sa table et fila en cours. Avec seulement cinq minutes d'avance, ce qui était peu au regard de ses scores de la journées. Mais suffisant pour que les choses se passent bien.

-  Bon vous comptez coucher là ou bien ? Aller magnez-vous d’entrer et de vous installer.

Ou comment bien commencer une après-midi de cours. La bonne ambiance à l'état pur mais bon, avec les années, on s'y faisait. Ce n'était pas le premier prof à être désagréable, et ça ne serait pas le dernier, Elyonne avait appris à passer outre et à se concentrer sur le contenu des cours plutôt que sur ceux qui les dispensaient. Elle s'installa donc dans son calme habituel, au deuxième rang pour n'être ni trop près, ni trop loin, et posa ses affaires sur la table. Elle espérait juste que sa façon de s'asseoir, à savoir quasiment toujours assise sur un de ses pieds, ne poserait pas de problèmes. Elle avait toujours eu du mal à garder les deux pieds au sol sans les agiter, et ça devenait vite énervant pour tout le monde.

Elyonne écouta le discours de présentation du prof en essayant de faire taire la petite voix dans sa tête qui rejetait l'autorité. Avait-il vraiment besoin d'imposer autant de règles ? Bien sûr, chacune d'elle était logique, l'évidence même dans un environnement scolaire, mais la rébellion intérieure de la jeune fille ne se réveillait pas lorsque les règles en question étaient tacites. Elle affleurait un peu plus à la surface lorsqu'on les exprimait comme des ordres, presque comme des faits. Avait-elle des questions ? Rien qui vaille la pine de lever la main pour les poser, à moins de vouloir être fichée d'entrée – est-ce qu'on a le droit de boire si on fait attention à ne pas en faire tomber sur la table ou par terre, est-ce qu'on peut nettoyer une table déjà sale ou bien on doit la laisser "dans l'état où on l'a trouvée", est-ce qu'il y avait une petite chance qu'ils étudient un livre de littérature jeunesse, entre autres questions. Bref, rien de bien intéressant et limite un peu trop provocateur pour qu'elle prenne le risque. Elle se contenta de rester silencieuse et de créer une page de garde pour la cahier qu'elle comptait utiliser pour ce cours, avec nom du prof, nom de la matière, et quelques mini-rappels des règles dans la marge de gauche, pour que son esprit se focalise dessus s'il lui venait l'idée de désobéir par simple esprit de contradiction.


4 septembre 2018


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Gamin têtu et fourbe
Léonard De La CroixGamin têtu et fourbe
DE LA CROIX Léonard
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Un cours bien ennuyeux, probablement le pire
Léonard s'était levé fatigué. Il avait discuté sur Discord jusque très tard avec ses amis français, et c'était sans parler des SMS envoyés à Andrew vers 3h du matin. Le matelas confortable et les oreillers moelleux n'avaient pas vraiment arrangé sa nuit. Et pourtant, cette journée commençait à 9h par Histoire/Géographie... Il était fa-ti-gué. Pire : exténué. Sortir de son lit n'avait jamais été aussi difficile de sa vie.

Après ses deux heures de cours, il s'était réfugié dans sa chambre pour faire une grosse sieste jusque 13h30. Heureusement qu'il n'avait pas cours entre Histoire/Géographie et Français...
Il n'avait même pas changé ses vêtements, ni même retiré ses chaussures. Il s'était affalé sur son lit tel un cachalot.

Lorsque son réveil sonna pour la seconde fois de la journée, il grommela et s'extirpa de son doux sommeil. Il était moins fatigué mais souhaitait toujours dormir. Et à présent, il avait faim.
Il sortit alors des gâteaux de son armoire et les mangea en sortant de sa chambre, son sac de cours sur le dos. Il se dirigeait vers les salles de classe et était même en avance de dix minutes. Il observa les gens arriver les uns après les autres et discuta avec quelques camarades. Pas vraiment des amis mais des connaissances, des gens avec qui il s'entendait bien.

« Ce cours va être tellement simple pour moi, haha ! »

A peine était-il en train de plaisanter - tout en se vantant un minimum - que le professeur sortit, exaspéré. Il regarda monsieur Willow, son professeur de français depuis qu'il était arrivé à la Hampton. Et dire qu'il avait commencé à bosser parce que les remarques de Willow le soûlaient. Si ça avait été un autre prof, il aurait continué à faire ses devoirs un peu au pif. Et franchement, ça ne l'aidait pas vraiment. Son français était déjà bon, voire excellent, alors faire des devoirs nuls...

Enfin, il ferait mieux de ne pas traîner dans le couloir. Il suivit les autres élèves et entra dans la classe. Il s'installa au deuxième rang, près de la porte. Au moins, il fait sérieux mais pourra vite s'enfuir.

Le discours habituel commença et Léonard s'empêcha de soutenir sa tête avec la paume de sa main. Bon sang, encore ses fichues règles et son fichu programme nul. Léonard avait assez fait les frais en France de textes à lire, et s'était entraîné déjà toute la nuit à écrire cette langue.

Il n'aurait vraiment pas dû choisir une matière dans laquelle il était déjà bon, en fait. Il allait s'ennuyer à mourir, comme les deux années précédentes. Mais soit : il allait faire ce que Willow demandait, sinon il allait se faire taper sur les doigts.
Ce mètre soixante pouvait mordre.

Des questions... Est-ce que Léonard avait des questions ? Bof, pas vraiment. Il pouvait toujours se la péter en posant une question en français mais il n'en avait pas l'envie.
Il leva cependant la main et posa sa question après l'autorisation de Willow - en anglais, bien entendu :

« Quels genres de texte on étudiera cette année ? »

Il espérait que ce soit tout de même plus intéressant cette année, parce que les constructions de phrase et les conjugaisons, ça allait deux minutes mais il s'emmerdait à en mourir.
Au moins, peut-être que là il développera autre chose que son français, mais sa pensée littéraire... ? Avec de la chance...




Merci mon Leo ♥️

Ma carte étudiante:
Hampton Academy

de la croix
Léonard, John
15/05/2002
chambre : B-01


classe : YEAR 12 - lang. : fran. - maths - H/G - litt.
club(s) :  équitation




Ancienne signature par Leo, toujours ♥️
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Jamie Willow1m60 de cynisme
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Je ne vous apprends rien, c’était pas tous les jours facile d’être prof, et encore moins d’être prof de langue vivante. Un fait linguistique pouvait me paraître évident et laisserait sans doute les gamins complètement perplexes. Là où je ne verrai aucune difficulté, eux seraient sûrement largués comme pas permis. Après, qui suis-je pour leur en vouloir ? J’étais aussi paumé que ces morveux quand j’ai commencé à apprendre le Français. On ne bitait pas un mot de ce que je disais, je me perdais avec la grammaire, et cette conjugaison… Mon Dieu… Elle me sortait par les oreilles cette salope. Putain, qui avait chié tous ces temps bordel de merde ? Je sais pas ce qu’ils avaient dans le cul ce jour-là mais c’était pas quelque chose de joli joli. Respectez-nous les gars ! Un peu de compassion pour autrui non ? Vous avez pas de race à ce point ? Bref, malgré tous leurs efforts, ces enfoirés d’académiciens n’étaient pas venus à bout de ma détermination. J’en avais bouffé des cours de grammaire et toutes ces règles avaient fini par rentrer. Rentrer dans mon crâne je précise… Et puis, j’avais la chance d’avoir des séances de pratique à côté de la fac. Oui, j’étais chanceux… Enfin, parlons d’autre chose. Je savais donc très bien que l’apprentissage d’une nouvelle langue pouvait te retourner le cerveau. Ca te collait des migraines d’enchaîner les exercices, que ce soit de simples découpages de phrases ou bien des dissertations entières à rédiger à partir d’un putain de bouquin de quatre cents pages écrit au 19th siècle… Bon sang que c’était long et dur. Je vous défends de placer une blague salace ici, bande de petites merdes. En vrai au bout de deux mois, j’avais eu envie de lui refaire la peau à ce fils de chien de Balzac. Mec, ok t’es un auteur reconnu et tout, je respecte ça, mais putain tu pouvais pas être moins doué ? Juste suffisamment médiocre pour qu’on te foute pas au programme ? J’ai ruiné ma vessie à force de gratter sur tes bouquins. Toutes ces nuits passées à disserter et à enchaîner les tasses de thé ont défoncé mon budget PQ. Si on cumule tout ça, j’ai sans doute passé plus d’heures sur le trône que dans mon lit. Les caissiers du supermarché où j’allais faire mes courses le weekend scannaient toujours mes articles avec un air confus sur le visage. En même temps, avec trois boîtes de thé, du liquide vaisselle et un sachet de rouleaux de papier toilette par 12, y avait de quoi rester comme un con derrière son tapis roulant. Mais bon, un regard de ma part suffisait à faire taire les potentielles remarques qui se préparaient. Je me passerais volontiers de leurs commentaires. Payer mes achats et rentrer me remettre au taf, c’était tout ce que je demandais. Je n’avais que ça à faire pour m’occuper de toute façon. Les belles années d’étudiant, les meilleures… Sarcasme couche-toi là. Au moins j’en étais ressorti avec mon diplôme et mon niveau bilingue, ces huit années n’avaient pas été qu’une perte de temps.

Huit années et je me retrouvai derrière un bureau, dans ce lycée, à donner la leçon à des adolescents. Quand je disais que c’était pas simple d’enseigner une langue étrangère, je voulais surtout parler de l’adaptation et de la flexibilité dont il fallait faire preuve. Tous les ans, je me retrouvais parachuté au milieu d’une série d’élèves aux niveaux disparates. Certains étaient déjà familiers avec la langue française, d’autres beaucoup moins, et certains n’y connaissaient absolument rien, pas même un
bonjour ou un merci. Je construisais toujours mon cours et mon programme en fonction des connaissances et ignorances des gosses. J’allais pas parler de COD ou de groupe verbal à des mômes qui ne savent même pas compter jusqu’à dix. Alors ouais parfois, souvent, le cours était chiant comme la mort et d’une simplicité affligeante. Je notais toujours les soupirs et les mines ennuyées de certains élèves qui maîtrisaient déjà les notions élémentaires de la langue. Je pourrais poursuivre le programme sans m’emmerder à apprendre les couleurs aux débutants, ça serait un putain de gain de temps. Mais bon, je voulais garder un maximum de monde avec moi. Si je laissais la moitié du groupe à la traîne avec des lacunes grosses comme le boule de Nicki Minaj, ça servait à rien de venir faire cours. J’étais ici pour essayer d’enseigner des trucs avant tout, c’était ça mon objectif. Même si j’avais affaire à une bande d’abrutis mous, j’avais choisi ce métier pour transmettre quelque chose, aussi débile que ça puisse paraître. Je suis pas là pour enfiler des perles et je compte bien le faire comprendre chaque année et chaque jour à ces gamins qui me font face.

Toutefois, j’avais beau me montrer patient avec les plus novices, il y avait forcément des mécontents. Le rythme que j’imposais déplaisait toujours à certains mioches qui possédaient quelques facilités. Ouais bah excusez-moi de vous emmerder mais y a pas marqué « cours réservé aux experts, dégage si t’y connais rien » sur l’emploi du temps. Le respect du savoir-vivre en communauté, vous connaissez vraiment pas ? Au cas où vous seriez bigleux, y a pas que trois personnes dans la pièce. Les adolescents… Même pas capables de voir plus loin que le bout de leur piffe boutonneux. Après, ils avaient fait leur choix de matières en toute connaissance de cause, pas ma faute s’ils avaient décidé de se faire chier. En même temps, il fallait être un minimum con pour assister à un cours qui ne t’apprendrait pas plus de trucs que ça. Mais bon, il semblerait que la connerie soit assez répandue parmi les lycéens de Hampton. Plusieurs Français ou bilingues venaient perdre leur temps dans ma salle. Une question de notes je suppose. Putain, ils devaient être sacrément à la ramasse ou stupides pour en arriver à jeter toutes ces heures par la fenêtre. Où était l’intérêt ? Peut-être qu’il y avait des maso ici j’en sais rien. Écoutez, tant pis pour eux. Et tant pis pour moi aussi, je devais me les farcir ces nains (je vous emmerde) somnolents et flemmards qui ne faisaient que l’effort de respirer pendant ce cours. J’en connaissais une belle petite fournée de ce genre. L’un d’entre eux était d’ailleurs celui qui, sans surprise, leva la main pour poser une question. Ouais, j’aurais dû préciser : « Des questions ? Sauf De La Croix. » Ce petit merdeux faisait sa loque sur sa chaise depuis sa première année. Bon je l’admets, il se bougeait un peu plus aujourd’hui. Rien de bien glorieux mais c’était mieux que rien, je suppose. Il a intérêt d’être plus productif pour cette nouvelle année sinon je le renvoie se coucher dans son dortoir. Autant mieux rentabiliser ton temps si tu vois ce que je veux dire. Bref, on en était pas encore là. Sa question avait beau être pertinente et logique, je ne pus retenir le ton froid que prit naturellement ma voix.


« On analysera des extraits de littérature contemporaine, des passages de romans policiers plus précisément. C’était soit ça, soit vous vous tartiniez du Zola. Je me suis dit que je n’allais pas vous rendre plus apathiques que vous ne l’étiez déjà. Satisfait De La Croix ? Pas d’autres questions ? »

Je plongeai de nouveau mes lèvres dans ma tasse fumante, sentant ainsi une bouffée de chaleur envelopper ma bouche. Mes yeux cernés restèrent posés quelques instants sur l’adolescent blond, au cas où il aurait une nouvelle remarque à formuler. Le reste de la pièce était silencieux, tout le monde devait sans doute s’être réfugié derrière lui et le laissait endosser la responsabilité de poser les premières questions. Les ados fonctionnaient souvent comme ça, même s’ils pigeaient rien, ils préféraient attendre que quelqu’un demande à leur place plutôt que de solliciter eux-mêmes le prof. La peur d’avoir l’air con devant tout le monde j’imagine. Ouais enfin, il valait mieux passer deux secondes pour un débile plutôt que de l’être toute sa vie. Enfin bref, ils font comme bon leur semble, je ne vais pas leur courir après s’ils ont décidé de s’enfoncer dans leur ignorance. Je les aide s’ils ont envie d’être aidés et puis, j’étais pas encore télépathe, impossible pour moi de deviner ce qu’ils avaient dans le crâne. Dieu merci. Je parcourus la salle du regard pour donner un peu plus de temps aux éventuelles dernières interrogations qui pouvaient encore surgir. Si personne ne se manifestait, on aura plus qu’à prendre le taureau par les couil… cornes et attaquer les choses sérieuses.


Dernière édition par Jamie Willow le Mar 5 Juin - 16:41, édité 1 fois



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Elyonne parcourait la salle du regard, observant ses camarades, quand l'un d'eux finit par lever la main. Poser une question au professeur, donc, attirant tous les regards dans sa direction presque aussitôt. La jeune fille, elle, tourna les yeux ailleurs, histoire de lui retirer le poids d'au moins une observatrice. Sa question était logique, du genre qu'Ely aurait dû avoir en tête au lieu de laisser parler son esprit de rébellion et ses questions (presque) involontairement provocatrice, qu'elle se félicitait d'avoir gardée pour elle. Reposant son stylo, elle leva les yeux vers le professeur pour prêter attention à sa réponse, même si quelque chose lui sauta aux yeux bien avant que les mots parviennent à ses oreilles.
Il semblait... crispé. Pas comme s'il stressait à l'idée de répondre, ça aurait été idiot de le croire vu l'assurance non-feinte qu'il affichait depuis le début du cours,, mais comme si quelque chose dans le garçon qui avait posé la question le dérangeait.

Et les paroles du professeur ne firent rien pour démentir cette impression, bien au contraire. En dehors de la petite pique affirmant qu'ils étaient antipathique, qui suffit à elle seule pour qu'Elyonne le range lui-même dans cette catégorie, la fin de sa tirade démontrait clairement qu'il n'appréciait pas le blondinet. En tout cas, c'était ainsi que s'étaient comportés tous les enseignants qu'elle avait eu jusque là et qui n'aimaient pas un élève : appuyer son nom, répondre froidement. Même si, au vu du début du cours, l'hypothèse selon laquelle il n'appréciait simplement aucun d'entre eux était en bonne place également.

Elyonne nota l'information sur sa feuille en fronçant les sourcils. Des romans policiers contemporains, en français. L'idée était intéressante même si une partie d'elle craignait quand même que des termes techniques ou trop inconnus s'invitent dans le texte, mais malgré la froideur du prof, elle doutait qu'il soit du genre à leur lancer un extrait bourré de mots inconnus sans avoir la délicatesse d'indiquer leur sens en note de bas de page. Enfin, plus vraisemblablement le ferait-il pour ne pas avoir à subir des questions constantes du type "ça veut dire quoi, ça ?". Du genre qu'on entend tous les quarts d'heure dans les cours de langue, voire même plus souvent.
La jeune fille mâchouilla le bout de son stylo en attendant que le cours commence, comme personne ne semblait décider à poser de questions - à part une fille, dans le fond, qui après avoir fixé sans résultat le garçon qui avait parlé un peu plus tôt, finit par lever la main et demander s'il y aurait des scènes violentes dans leurs extraits. Elle n'avait pas l'air spécialement rassurée, mais Ely n'arrivait pas à déterminer si c'était le prof qui lui faisait peur, ou la perspective d'étudier des textes violents.


4 septembre 2018


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Un cours bien ennuyeux, probablement le pire
« On analysera des extraits de littérature contemporaine, des passages de romans policiers plus précisément. C’était soit ça, soit vous vous tartiniez du Zola. Je me suis dit que je n’allais pas vous rendre plus apathiques que vous ne l’étiez déjà. Satisfait De La Croix ? Pas d’autres questions ? »

Sa réponse avait beau être longue et précise, il avait clairement un ton froid. De quoi mettre de la distance entre Léonard et son professeur, en somme. De toute façon, qu'espérait-il ? Que son professeur se mette à chanter comme une princesse Disney et à distribuer des cœurs et des fleurs à tout le monde avec un sourire niais sur la face ?
...
A y réfléchir, Léonard ferait un dessin de ça. Il sera moche, mais s'il s'ennuie, il dessinera monsieur Willow comme ça. Puis, s'il se fait chopper, tant pis. Au moins, tout le monde se foutra de la gueule du prof. Ou des piètres capacités de Léonard à faire une esquisse correcte. Au choix.

Léonard soutint le regard de son professeur jusqu'au moment où il décida de balayer du regard le reste de la classe. L'adolescent le suivit dans son initiative, et au vu des regards suppliants de ses camarades, ce sera à Léonard de poser les questions. Super.

Il souffla par le nez, exaspéré. Ils avaient de la chance que ce soit un homme et non une femme, sinon il se serait ratatiné sur sa chaise.
Seulement... Il n'avait pas d'autres questions. Il avait demandé ce qui l'intéressait, et apparemment il se fera moins chier que les années précédentes. Mais bon, ça reste de la lecture simple et bateau, puis paraphraser pour faire genre on a compris. Super.

Mais au moins, Léonard pouvait avoir de superbes notes sans travailler et rattraper ses autres matières. Ce cours n'avait pas que des inconvénients, au final.




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Jamie Willow1m60 de cynisme
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Comme je venais de l’expliquer au morveux De La Croix, les romans policiers que j’avais choisis comme supports pour le cours ne constituaient pas le corpus qui avait été proposé à l’origine. En gros, à la base, ils étaient censés plancher sur des extraits de littérature classique. En lisant les titres susceptibles d’apparaître dans la liste finale, j’ai pas réfléchi pendant trois plombes. C’était une belle idée de merde. Voilà ce que je me suis dit. Quand j’ai vu les noms de Flaubert, Baudelaire, Maupassant, j’en passe et des meilleurs, je me suis demandé si on se foutait pas de ma gueule. Je veux dire, vous connaissez mon amour fou pour les grandes œuvres françaises, mais je pense qu’on serait légèrement dans les choux si j’avais accepté de donner cours là-dessus. Avec Flaubert qui fait tenir son paragraphe en une phrase et Baudelaire qui te défonce le moral puissance mille, bonjour la misère. Imaginez un peu le bordel : « Bonjour les enfants ! Aujourd’hui on va parler d’Émile Zola et de sa fresque romanesque Les Rougon-Macquart. Ca ne vous dit rien ? Balek ! Saviez-vous que cet illustre auteur était le chef de file du naturalisme ? Non ? Tant pis ! » Ca ne fonctionnerait pas. Autant les jeter dans une fosse avec des crocodiles et leur dire de se démerder avec un trombone et un crayon, ça sera déjà moins compliqué. D’autant plus que ce type de bouquins n’est pas forcément le meilleur à lire quand tu apprends à te familiariser avec une nouvelle langue. Ca ne va pas t’apporter grand-chose, à part peut-être de la frustration et du découragement. C’est pas ça qui va t’apprendre le Français et encore moins te le faire aimer. Je me souviens quand j’avais genre 17 voire 18 ans, les premiers trucs que j’ai lus, enfin que j’ai tentés de lire en Français, étaient principalement des romans fantastiques. J’avais un ami qui adorait la saga Harry Potter et qui se débrouillait toujours pour se procurer le dernier tome qui sortait. Il les choisissait en Français car il avait reçu le premier volet quand il vivait encore en France. Il a donc continué la série dans sa langue maternelle. C’était un vrai cinglé, il pouvait me tenir la jambe pendant des heures à me parler de l’univers, des personnages, du dernier twist qui l’avait laissé sur le cul… Je m’étais donc moi-même mis à la lecture de ces romans, après moult réclamations de mon ami et j’avoue que c’est pas mal. Je galérais au début on va pas se mentir, mais avec l’aide immense d’un dico et de mon ami, j’arrivais à comprendre la plus grande partie du texte. On se posait souvent tous les deux à lire nos bouquins. Quand il est parti, sa tante a insisté pour que je garde la fameuse saga. Elle refusait de la vendre et redoutait qu’elle prenne la poussière sur les étagères. J’étais repassé chez elle reprendre des affaires que je ne retrouvais plus chez moi. J’avais dû les prêter à cet ami avant qu’il ne s’en aille donc j’étais venu rendre visite à sa tante. Elle m’a alors remis quelques trucs, principalement des vêtements que j’avais bel et bien laissés là, d’autres objets remplis de souvenirs, et une flopée de livres. Parmi eux se trouvaient la série du célèbre sorcier ainsi que d’autres bouquins qu’il aimait lire, comme des romans policiers souvent traduits de l’Anglais vers le Français. Je connaissais certains titres que j’avais déjà croisés dans leur langue originelle. J’ai donc lu leur traduction, ainsi que le reste de la saga fantastique. Mon frère Niall m’achetait les nouveaux tomes quand ils sortaient pour mon anniversaire, me permettant ainsi de clore la collection jusqu’alors inachevée. J’ai commencé à apprendre le Français comme ça, avec J. K. Rowling et Agatha Christie en VF. Sont ensuite arrivées les études et leur branlette intellectuelle. Mais bon, j’en ai déjà parlé donc on va pas remettre le couvert.

C’est pour cette raison que j’ai jarté les pavés barbants et que j’ai opté pour des romans policiers. J’ai commencé avec ça donc autant proposer un exemple du genre aux gamins. Ils nageront moins avec ce que je vais leur distribuer, enfin logiquement. De La Croix ne rajouta rien de plus et garda sa bouche fermée. Ca c’est fait. La salle resta figée pendant un moment avant qu’une nouvelle main se lève vers le fond. Je posai mon regard sur la morveuse qui se résigna à poser une question sur la violence des passages étudiés. Un de mes sourcils s’arqua comme par réflexe. Mais oui, c’est vrai que je vais vous filer des descriptions de scènes dignes d’un film de Saw. Ah lala… Je lui répondis simplement qu’aucun extrait ne devrait les traumatiser. Quoique, c’est une idée à creuser… Mouais je risque de me coltiner les jérémiades des parents donc non, je vais rester sur ce que j’ai prévu. En mesurant le silence, je compris que tout était clair entre nous. Je posai donc ma tasse sur le bureau et descendis de celui-ci. Je saisis le tas de feuilles que j’avais sorti quelques minutes auparavant et commençai à donner un exemplaire à chaque élève.


« Voici le premier passage qu’on va étudier. Vous avez quelques annotations en bas de page pour les termes un peu plus compliqués, indiquai-je en passant entre les tables. Si vous avez du mal avec des mots, demandez-moi. N’oubliez pas que cet exercice sert à améliorer votre compréhension et pas votre capacité à lever le bras, essayez donc de vous débrouiller seul autant que vous le pouvez. Le but n’est pas que vous me posiez des questions toutes les cinq minutes. Je terminai ma distribution et m’approchai de l’ordinateur installé sur le bureau. Quand tout le monde aura fini de lire, De La Croix nous résumera le passage », conclus-je en sortant l’appareil de sa veille.

J’ouvris une nouvelle session, la machine répondit assez rapidement Dieu merci, et sortis une clé USB de mon sac. Une fois qu’elle fut connectée au poste, je parcourus les divers fichiers classés dans les 16GB disponibles et trouvai le texte du jour. D’un clic je l’ouvris puis j’appuyai sur le bouton chargé de mettre en route le projecteur au plafond. Un léger vrombissement se fit entendre, le bordel se chauffait. Alors que l’image de l’ordinateur s’affichait sur le tableau noir, je m’avançai pour attraper le cordon de l’écran de projection. Euh… Ouais… Je levai les yeux. Putain de merde, vous vous foutez de moi. Comment je suis censé atteindre ce bidule au juste ? C’était obligé de le percher à perpette ? Y avait une taille précise à atteindre pour pouvoir utiliser le vidéoprojecteur ? Bordel. Je fronçai les sourcils en constatant à quelle hauteur était roulé l’écran blanc. Bon tant pis, à la guerre comme à la guerre. Je soulevai la chaise rangée sous mon bureau et l’amenai silencieusement juste en-dessous du cordon. Je grimpai lentement sur l’assise en bois pour ne pas trop raviver ma migraine, et chopai le morceau de plastique qui pendait. Je commençai à tirer pour descendre l’écran et décollai doucement de ma chaise pour le dérouler entièrement. C’est bon, le texte était lisible. Après avoir replacé mon siège devant le bureau, je repris ma place sur ce dernier avec un exemplaire du texte à la main.


« C’est bon vous avez terminé ? », demandai-je à l'assemblée.

Je posai mes bras sur ma jambe croisée et calai mon menton dans ma paume gauche, mon autre main tenait la feuille de papier. Je pris quelques instants avant de me tourner vers le gamin blond censé récapituler ce qui se passait dans cette scène. Aller, ça ne devrait pas trop poser de problèmes à monsieur qui venait ici pour glander car son excellent niveau lui permettait de mettre son cerveau en off. Vas-y, éclaire-nous de tes lumières Blondie.


Le texte, j'ai essayé avec des annotations j'espère que ça va :


Dernière édition par Jamie Willow le Dim 1 Juil - 10:04, édité 1 fois



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La fille qui avait finalement osé posé une question se recroquevilla légèrement sur son siège après la réponse du professeur, totalement rouge. Elyonne leva les yeux au ciel. Elle voulait bien admettre qu'il ait un air intimidant, surtout quand il fronçait les sourcils, mais de là à réagir comme s'il allait la tuer sur place simplement parce qu'elle avait ouvert la bouche...

Dès que le texte fut posé sur sa table, Elyonne se pencha dessus en faisant tourner son stylo sur ses doigts. C'était un nouveau truc qu'elle essayait d'apprendre et même si c'était parfois agaçant pour les autres, ça avait le mérite d'être moins bruyant que son ancienne manie ; faire tourner sa gomme entre son pouce et son majeur tout en tapant la table pour provoquer les rotations. Ça en avait rendu fous, des voisins de classe, le stylo était plus sûr.

Elle releva quand même la tête avec un haussement de sourcil quand le professeur marqua une fois de plus une certaine animosité envers le même garçon que la dernière fois. Ça ne pouvait être que ça, pas vrai ? À moins qu'il ait une confiance absolue dans les capacités du blondinet, mais vu la dégaine du prof, ça lui semblait... improbable.
Sous la surprise provoquée par cette nomination arbitraire, son stylo lui échappa des mains et tomba par terre. Elle grimaça en se baissant pour le ramasser. Non, ce n'était pas vraiment le moment d'attirer l'attention sur elle, le prof n'avait ni l'air aimable, ni de bonne humeur.

Dès qu'elle eut son stylo en main, elle le posa sur la table sans y toucher, se replongeant avec  un peu trop de précipitation dans la lecture du texte. L'idée d'être interrogée à la place de son camarade ne l'intéressait pas des masses ; elle avait beau avoir un niveau raisonnable en français, elle préférait rester un élément ignoré de la classe. Participer uniquement quand elle le voulait. Elle n'aimait déjà pas qu'on la force à faire des choses, alors se faire remarquer et interroger pour quelque chose d'aussi bête qu'un stylo tombé par terre ? Non, non.

Sa lecture finie, elle releva la tête au moment où le professeur descendait de sa chaise pour terminer de tirer le panneau blanc qui leur permettrait de lire le texte sans avoir à se faire un torticolis à force de lever et baisser la tête. Contrairement à tous ses camarades qui tournèrent la tête vers le pauvre blond désigné victime du jour, Ely plissa les yeux pour étudier davantage le texte au tableau. La possibilité d'être interrogée après lui n'était pas écarter. À défaut de briller, elle voulait éviter d'être ridicule. Les moqueries, c'était douloureux.
Elle écoutait quand même, évidemment, mais elle préférait être prête à toute éventualité.


4 septembre 2018


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Mardi, 2h de l'après-midi, premier cours de français de l'année pour Viktor Franic.


 A son entrée dans la salle de classe, Viktor s'installa comme à son habitude, et avec sa nonchalance habituelle à une place qu'il occupait habituellement lorsqu'il était en cours. A savoir, la première table juste à coté de la porte, endroit stratégique s'il en est car il permet de partir de façon plus discrète et rapide, permettant de gagner de précieuses secondes, voir minutes sur les autres élèves de la classe, assurant à Viktor un gain de temps fort agréable car, comme dirait son père: le temps, c'est de l'argent.

 Son installation terminée, Viktor prit le temps d'analyser le comportement de tout un chacun. Il remarqua, amusé, le comportement fortement irrité et irritable de professeur de français, un certain "Jamie Willow". Il n'eut qu'une fraction de seconde de réflexion avant de comparer ce névrosé bref de taille  avec un certain personnage historique du film "La Chute", les deux ayant à peu près le même comportement assez....sanguin ainsi qu'une petite taille. Il ne manquait plus que cet instituteur se mette à "parler" allemand, ou plutôt à le gueuler. Viktor avait donc trouvé le nouveau surnom de ce prof: Adolf. C'est bien Adolf, ça colle bien avec son coté sévère et névrosé.

 La présentation du professeur Willow entra admirablement en corrélation avec la petite comparaison de notre bon croate. Celui-ci se présenta de façon et simple et dicta ses règles avec une dureté et une fermeté rappelant un autocrate éclairé..... ou non. Bref, avec lui, il ne fait aucun doute que l'année ne sera pas une partie de plaisir pour Viktor. D'ailleurs, cette dureté fut encore plus palpable après l'intervention vaniteuse d'un certain De la croix, un français, somme toute, qui se fit légèrement réprimander par le professeur qui en profita  d'ailleurs pour y glisser notre programme: des polars ! Viktor n'avait jamais vraiment lu de polars au cours de sa jeunesse, et encore moins des français ! Mais si l'on parle du genre cinématographique, on peut dire que Viktor aime beaucoup, et en particulier quand c'est Lino Ventura qui joue.

Ensuite, le professeur, sans faire de chichi, proposa (ou imposa, plutot) un passage de texte en franco-français qu'il montra à l'aide du projecteur fixé au plafond . Viktor avait quelques bases dans la langue de Molière mais n'était pas forcement très bon. Néanmoins, il savait que le français, langue noble, avait une réputation de "langue diplomatique". Par ailleurs, fait notable, à la cour des Tsars de Russie, on ne parlait pas russe, mais français ! C'est alors que Viktor se mit au travail et lu le texte dans sa tete, avec un fort accent slave. (la petite voix dans la te qui dit "Rrrrrruuuue Emiiilié-Rrrrriiiichaaarde" x) )

Après avoir silencieusement et consciencieusement lu le texte trois ou quatre fois, Viktor croisa les bras et plaqua son dos contre sa chaise, montrant qu'il avait terminé. Il attendait patiemment l'intervention du blondinet français et la réaction surement grincheuse du prof.


(bon c'étais assez court mais j'espère que ça peut aller pour un premier RP ^^' )



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-Vlad Vladimirovitch Vladorov, philosophe français.

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Léonard se tourna vers la fille qui s'inquiétait des scènes dites choquantes, mais sauf si elle avait une imagination débordante, tout devait bien se passer. Surtout que le prof lui assura - non sans lui accorder un ton plus léger qu'avec Léonard - que rien de traumatisant ne sera à étudier durant l'année. En même temps, roman policier ne voulait pas dire roman thriller ou d'horreur. Il y a une différence entre les deux genres quand même. De toute façon, quand on décidait de regarder un film Sherlock, on s'attendait à regarder un film sur des enquêtes, pas sur des tueries ou des jump scares.
Les filles... Enfin, Léonard n'allait pas juger. Chacun avait ses craintes, et il était persuadé que d'autres se posaient la même question, ou étaient bien contents de savoir qu'aucune scène gore n'allait être explicitée.

Finalement, après un long silence bien gênant, le professeur commença à distribuer les extraits. Super, Léonard allait adorer lire des passages qu'il comprenait déjà.
Bon, faudrait-il déjà qu'il arrête de se plaindre, cette année n'en sera que meilleure.

« Voici le premier passage qu’on va étudier. Vous avez quelques annotations en bas de page pour les termes un peu plus compliqués. Si vous avez du mal avec des mots, demandez-moi. N’oubliez pas que cet exercice sert à améliorer votre compréhension et pas votre capacité à lever le bras, essayez donc de vous débrouiller seul autant que vous le pouvez. Le but n’est pas que vous me posiez des questions toutes les cinq minutes. »

Léonard sourit en entendant monsieur Willow se contredire dans le même monologue. "Demandez si vous avez du mal, mais débrouillez-vous.". Mais quel professeur exemplaire !

« Quand tout le monde aura fini de lire, De La Croix nous résumera le passage. »

Le blondinet souffla du nez. Bah tiens, t'en qu'à faire, donnons du travail au plus à l'aise avec le français plutôt que de faire travailler les moins susceptibles de comprendre ce texte ! En même temps, si c'était juste "résumer", cela devrait se passer sans trop de casse.
Léonard s'enfonça dans sa chaise et se mit à lire l'extrait le plus court qu'il avait vu de sa vie. Rien que le titre promettait : "L'homme au cercle bleu", wouuuuuuh. L'éclate. Amusez-vous avec modération, les enfants, parce que là on prend un tournant de foliiiiie !
Sans trop de surprise, Léonard comprit tout l'extrait et lut assez rapidement. Il posa la feuille et prit un stylo. Comment pouvait-il résumer ça ? "Y'a deux mecs quand un cimetière autour d'un cadavre de chat qui se barrent à la fin de l'extrait."
Passionnant.

« C’est bon vous avez terminé ? »

"Non, c'est pour ça que tout le monde regarde le plafond.", pensa Léonard. Apparemment, c'était surtout une question rhétorique puisque monsieur Willow se tourna vers le blondinet, attendant le résumé.
Léonard inspira, se contentant d'une explication en anglais, plus simple de compréhension pour les autres. S'il devait résumer pour que les autres comprennent, autant faire au plus pratique.

« Ce sont deux hommes, Conti et Danglard, qui sont autour d'un cadavre de chat qui ne présente aucune trace de sang. A la fin, ils s'en vont du cimetière pour ne pas se faire prendre pas "les types du secteur". »

Il leva les yeux vers le professeur. C'était un résumé assez correct. Il n'allait pas non plus raconter tout le texte, ça ne serait plus un résumé.




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