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 Aller les gamins, à vos bouquins ! [ Feat Year 12 ]

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Jamie Willow

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MessageSujet: Aller les gamins, à vos bouquins ! [ Feat Year 12 ]   Lun 16 Avr - 22:50

Aller les gamins, à vos bouquins !Salle de Classe
Jamie
Willow
&
Year 12

Mardi, 2:00 pm, 1st cours de Français avec les Year 12.

Aller, on était reparti. La veille, nous avions tous dû subir cette cérémonie rébarbative et assommante au possible. Je m’étais levé ce matin avec une horrible barre qui me traversait le crâne. Te faire réveiller à 5:00 am par des marteaux qui jouaient au twister sur ta tête avait vraiment le don de te mettre de bonne humeur. Le meilleur moyen d’illuminer ta journée et de te donner envie d’ouvrir ta fenêtre et de chanter avec les petits oiseaux. De chanter et de les défoncer à grands coups de carabine après. Putain. Saloperie de migraine de merde va. Sûr c’est de sa faute à l’autre tâche, avec son micro qui nous avait cassé les oreilles hier matin. Connard, à cause de toi je vais être obligé de me taper ces maux de tête toute la journée. Il va falloir prévoir un stock de médocs sinon je sens que les tronches des gamins ne vont pas faire long feu. Me mettre debout suffisait à m’écraser le crâne donc j’osais à peine imaginer l’effet qu’auraient les voix criardes des mômes. Un bruit nasillard aussi agréable qu’un moustique volant contre ton oreille. Une seule envie : le claquer et lui exploser sa race. Une autre raison pour laquelle je détestais l’été tiens, en plus du soleil qui me mettait mal. Quand les températures commençaient à monter, ces petites merdes volantes commençaient à t’assaillir les veines. Cette bande de fourbes se régalait à te pomper le sang derrière ton dos, pendant ton sommeil. Du coup, quand tu te réveillais, BOOM ! Des chtars partout. Retour de varicelle, la joie. Ca gratte de partout, tu ressembles à un énorme crapaud dégueulasse et tu pries pour qu’on te coupe les membres. J’avais fait l’effort de partir camper une fois. Plus jamais. A mon retour, je comptais plus de cratères sur ma gueule que sur la lune. Un vrai rêve. En plus des chiottes qui demandaient une vigilance extrême pour ne pas toucher les murs et choper une merde. J’en fais des tonnes ? Après avoir vu des taches de sperme à ta gauche et des traces de merde à ta droite, je pense que c’est la moindre des choses. Nan et puis, il faisait 50°C à l’ombre dehors donc toute cette petite merveille avait bien eu le temps de mariner avant que tu viennes te soulager. Au bout de ma quatrième nausée, j’avais décidé que les buissons seraient un choix bien plus sûr. Finn me traitait de fiotte mais bon, il pouvait aller se faire mettre. Hors de question pour moi de reposer un pied dans cette cuve à foutre assaisonné de merde.

Bref, que de beaux souvenirs tout ça alors que mes yeux brûlaient au contact de la lumière de ma salle de bain. Deux minutes plus tard, le temps de m‘adapter à l’éclairage, le verdict du miroir tomba. Ouais, deux heures de sommeil en plus auraient été les bienvenues. La baise… Les cernes sous mes yeux encore engourdis par la fatigue les rendaient plus creux que d’habitude et mes cheveux étaient un bordel sans nom. Ouais… Aller, à la douche tas de merde. L’eau chaude se chargea de réveiller les dernières cellules de mon corps qui hibernaient encore. Une fois correctement lavé, je sortis de la cabine, séchai ma peau et essorai mes cheveux autant que possible. 5:30 am, ils auraient largement le temps d’être secs pour le début de mes cours. Je sélectionnai ensuite quelques fringues qui constitueraient ma tenue du jour, à savoir un pantalon noir, une chemise blanche repassée de ce weekend et un veston gris foncé. Une douce odeur de propre s’engouffra dans mes narines lorsque je passai mes vêtements par-dessus ma tête. Un soupir de contentement m’échappa alors. Je finis d’enfiler mes fringues, rentrai ma chemise dans mon pantalon que j’entourai d’une ceinture noire en cuir, et descendis en silence me préparer un thé à la cuisine. 5:45 am, trop tôt pour réveiller le petit. Une fois ma boisson prête, je m’installai devant la télé et attendis que le temps passe. Je savais que tout était en ordre pour ma journée de travail, je m’en étais occupé la veille, comme je le faisais toujours. Je détestais tout faire au dernier moment donc mes affaires étaient chaque soir parées pour le lendemain. Je pouvais donc me permettre de rester un peu assis dans le canapé.

7:30 am, trois tasses de thé, un comprimé contre la migraine et deux émissions de téléshopping plus tard, il était temps de se bouger le cul. J’éteignis le poste et lavai rapidement mais avec attention ma tasse. Je la rangeai dans le placard et montai réveiller Eliott qui dormait paisiblement, sa peluche Nessie sous le ventre. C’était confortable pour roupiller d’avoir un reptile marin sous le bide ? Apparemment oui. Ce gamin, il me fait sourire. Tous les jours. Le retrouver le soir était une réelle bouffée d’air. J’aurais certainement pété les plombs si Jessica me l’avait retiré. Heureusement, ce n’était pas le cas. Heureusement pour moi en tout cas. J’ignorais si Eliott était heureux avec moi. Enfin, je veux dire, est-ce que je faisais tout correctement ? Ou est-ce que je faisais de la merde H24 ? Putain si seulement je savais. Est-ce que c’était une si bonne idée que ça de le confier à une nounou ? Après c’était ça ou la garderie et juste euh, non. Je n’allais certainement pas enfermer mon gamin dans ce trou rempli de braillards. Jamais de la vie. Mais bon, je m’en voulais de le laisser comme ça aux bras d’une inconnue… Bon, ce n’est plus tellement une inconnue maintenant mais bon, vous avez compris. J’avais peur de l’abandonner en quelque sorte, enfin je crois que c’est ça. Mais bon, je n’avais pas trente-six solutions non plus. Bref, pas le temps de me prendre encore la tête sur cette question de nourrice. Je sortis doucement Eliott de son sommeil et nous prîmes tous les deux notre petit-déjeuner, après que je sois passé à la salle de bain me faire mon injection matinale. A table, Eliott s’en foutait toujours partout… Je vais devoir travailler sur ça. Après un dernier détour par la salle de bain, nous étions prêts à partir. J'enfilai mes Doc noires et ma veste anthracite, pris mes affaires pour aujourd'hui et nous montâmes dans la voiture.

8:20 am, le petit regardait les rues défiler de l’autre côté de la vitre, sa Nessie dans les bras. Après quelques minutes de trajet, je le confiai à sa nourrice et lui communiquai mon heure de retour. J’embrassai Eliott et me mis en route pour Hampton. Aller Jamie, il est grand temps de sortir de ton rôle de père et d’enfiler ton costume de prof. Ma matinée ne fut pas très chargée. Premier cours avec les Year 10, essentiellement des explications sur le déroulement de l’année et sur celui du cours. Je leur ai également énoncé les règles à respecter à la lettre lorsqu’ils se trouvaient dans ma salle de classe. J’arrive pas à me décider, c’est l’horaire qui leur réussit pas ou ce sont juste des loques ? Franchement la question se pose. Ils ont intérêt à se foutre un coup de pied au cul parce que je compte pas faire cours à des zombies somnolents. Après mon cours avec les Year 11 et leurs gargouillis insupportables, tout le monde se précipita au réfectoire. Eh beh. Les ados n’avaient pas seulement une teub en guise de cerveau, cette teub était équipée d’un estomac d’ours qu’il fallait remplir à tout prix. Tsss, irrécupérables ces gamins… Ils me désolaient. Bref, je mangeai rapidement mon repas et profitai du temps qu’il me restait avant mon cours avec les Year 12 pour me préparer un thé. Je fis bouillir un peu d’eau à la salle des profs à l’aide de la petite bouilloire électrique qui s’y trouvait. Lorsqu’elle fut assez chaude, je remplis ma tasse et y plongea mon infuseur pour y diffuser l’arôme citronné. Je rangeai ensuite la bouilloire et laissa derrière moi les lieux tels que je les avais trouvés. Sur le chemin pour regagner ma salle, je dus prendre garde de ne pas être percuté par les élèves miros ou stupides qui manquèrent plusieurs fois de me rentrer dedans. Mais achetez-vous une paire d’yeux putain… Et cherchez un cerveau sur Internet aussi pendant que vous y êtes. 1:45 pm, j’arrivai à destination. Je pénétrai dans la pièce et avançai jusqu’au bureau installé à l’opposé de la porte, devant le tableau à craie. Je passai entre les rangées de tables et vins poser ma tasse sur le bureau avant d’y installer mes affaires nécessaires pour ce cours. J’ôtai ma veste et la disposai sur le dossier de la chaise devant moi. Bon, cette fournée est censée être plus âgée que les deux précédentes donc logiquement, ça devrait mieux se passer. Enfin non, j’en sais rien. On peut jamais vraiment être sûr de quoi que ce soit avec les gosses. Les minutes passèrent et j’entendis remuer et discuter à l’extérieur de la pièce. 2:00 pm, Ils attendaient quoi, le déluge ? Je soupirai et passai la tête par la porte.


« Bon vous comptez coucher là ou bien ? aboyai-je à la bande de morveux qui se tenait là. Aller magnez-vous d’entrer et de vous installer. »

J’ouvris complètement la porte pour les laisser gagner leur place et retournai à la mienne. Je m’assis sur mon bureau et saisis ma tasse. Je remuai mon infuseur et pris une gorgée chaude qui me picota le bout de la langue. Je choisis d’attendre que tout le monde soit installé avant de dire quoi que ce soit, personne ne ferait attention avec le bordel des chaises, des culs qui se laissaient tomber et des affaires qui étaient en train d’être sorties. Espérons que le cachet que j’avais pris à la sortie du réfectoire apaisera un minimum ma migraine sinon ça va être bien chiant. Un raffut plus tard, je m’éclaircis la gorge et dévisageai les élèves assis. J’adoptai mon ton habituel, monotone et strict, et commençai mon speech.

« Déjà, bonjour à vous. Je vais pas vous souhaiter la bienvenue parce que je pense qu’on a tous eu notre dose hier. Bref, pour ceux qui débarqueraient cette année, je m’appelle Jamie Willow et comme votre emploi du temps vous le dit, je serai votre prof de Français cette année. Bon avant de commencer, je tiens à vous rappeler certaines règles. Ceux qui m’ont déjà eu auparavant savent que je ne tolère aucun retard. Je fais l’effort d’être à l’heure donc vous aussi. Ensuite, on cause pas en même temps que moi ou derrière mon dos. Si vous voulez parler de la prochaine saison de Game Of Thrones, vous attendrez la fin du cours. Si vous voulez dire un truc, vous levez la main et vous attendez que je vous interroge. Vous laisserez la salle dans l’état exact où vous l’avez trouvée. Pas de papier, de tache d’encre, de miette de bouffe ou de chewing-gum dégueulasse de collé sous les tables. Et puis bien sûr vous ferez le taf que je vous demanderez de faire pour le cours suivant. Je pris une gorgée de thé avant de poursuivre. Concernant le programme, je tiens à consolider ce que vous avez vu lors des deux années précédentes. On se concentrera sur l’analyse d’extraits de textes littéraires pour entraîner votre écrit. Je vous donnerai les passages à lire et à travailler pour qu’on puisse les étudier ensemble les séances suivantes. L’examen sera une analyse écrite sur table, à faire en Français bien sûr, sur un extrait inconnu. Paniquez pas, on bossera la méthode et tout ce qui s’en suit ensemble. Après ce devoir, on se concentrera sur votre compréhension et expression orales. Mais bon, y a encore le temps pour ça. Des questions ? »

Je sirotai de nouveau mon thé sans quitter de mes yeux encore fatigués les visages qui me faisaient face. Aller, si vous avez des questions à balancer, c’est maintenant bande de mioches pas finis.

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« I might be a bit edgy and so what? You got a fucking problem with that? »



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Il essaie de vous apprendre des trucs en Français
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Elyonne Tarawood

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MessageSujet: Re: Aller les gamins, à vos bouquins ! [ Feat Year 12 ]   Mer 18 Avr - 12:03

Allez les gamins, à vos bouquins
Parle en #cc6699
© Ely

La cérémonie d'entrée de la veille avait été un parfait entraînement : plus question d'arriver en retard. Bien qu'Elyonne ait échappé aux regards hier grâce, probablement, à un magistral coup de chance, elle n'était pas plus prête à les affronter aujourd'hui. Alors elle avait veillé à augmenter le volume de son réveil et à en mettre un second pour l’assurance, d'autant plus que son premier cours de la journée était un cours d'histoire et que jamais, jamais elle ne voulait manquer ne serait-ce qu'un bout de cours d'histoire. L'idée de se mettre à dos le prof dès le premier jour alors qu'il s'agissait de sa matière de prédilection lui avait donné tant de sueurs froides qu'elle avait peiné à s'endormir la veille. Mais elle avait fini par trouver le sommeil et, le matin venu, avait presque sauté du lit à l'entente de son deuxième réveil. Oh comme elle était heureuse de l'avoir programmé, étant donné qu'elle n'avait visiblement pas entendu le premier. Elle nota dans sa tête de changer la sonnerie : ce n'était pas normal qu'à un tel volume, elle ne l'ait pas entendu, encore moins deux jours de suite. Puis elle se prépara.

Malgré les cernes sous ses yeux qui dénotaient clairement de sa presque nuit blanche, elle était de bonne humeur. Elle enfila son uniforme en nouant sa veste autour de sa taille, à peu près sûre qu'il ferait encore chaud dehors, noua son ruban noir avec la même indifférence qu'à son habitude, ajusta ses lentilles de contact et accrocha des barrettes au niveau de ses tempes, chacune ornée de trois fleurs de cerisier artificielles, le tout faisant à peu près la taille d'une de ses mains. Puis elle attrapa son sac pour la matinée, contenant uniquement ses livres d'histoire-géo et ses affaires personnelles, le passa sur son épaule, et se précipita dans les couloirs. Elle n'était pas en retard, mais elle marchait vite, si bien qu'elle arriva sur place presque un quart d'heure avant le début des cours, quart d'heure qu'elle mit à profit pour se plonger dans le premier tome d'une nouvelle série qu'elle avait commencé la veille, permettant ainsi au temps de passer beaucoup plus rapidement.

L'heure et demi d'histoire-géo se déroula sans heurt, même si elle décrocha un peu pendant la partie consacrée à la géographie, ressentant assez brusquement le manque de sommeil dès lors que le sujet l'intéressait moins. Elle quitta malgré tout sa salle de classe d'humeur guillerette, avant de retourner dans sa chambre pour préparer ses affaires pour l'après-midi – à cause de sa manie peu pratique de ne rien mettre dans son casier.
Son oreiller lui faisait de l’œil. Il était à peine 10h30 et elle n'avait aucun cours avant l'heure de français de l'après-midi. Après une brève hésitation, elle rit son oreiller pour le poser contre le bord de son lit, prit sa peluche dans ses bras et ferma les yeux. C'était sa façon à elle de faire la sieste, de s'assurer qu'elle ne dormirait pas trop : la position était trop inconfortable pour que le sommeil l'emporte plus d'une heure, mais pas assez pour qu'elle ait mal en se réveillant.

Au final, elle émergea peu de temps après midi, en même temps qu'un gargouillis de son estomac. Elle jeta un regard à sa montre et grimaça. Bon, l'heure de la pause déjeuner n'était pas encore arrivée et elle devait occuper la bonne demi-heure qu'il lui restait avant de pouvoir calmer sa faim. Avec un petit soupir, elle remis son lit en place, glissa son doudou sous son oreiller et repassa devant le miroir pour arranger sa tenue et sa coiffure, un peu mises à mal par sa sieste improvisée. Puis elle prit quelques minutes de plus pour se réveiller avant de quitter pour de bon le dortoir avec son sac sur l'épaule, bien plus fraîche et réveillée qu'à l'heure de son premier cours.
Et elle arriva tout autant en avance devant le réfectoire, si ce n'était plus.

Des petits groupes d'élèves campaient déjà devant les portes et elle s'y mêla sans participer à leurs conversations. Ses amis étaient censés avoir cours jusqu'à l'heure de la pause déjeuner, donc elle serait seule quelques temps, mais elle comptait leur réserver la place en grignotant quelques légumes crus, à défaut de pouvoir manger du pain comme ils le faisaient quand ils l'attendaient. Elle avait l'avantage sur les autres élèves de ne pas vraiment avoir besoin de faire la queue mais elle se plaça quand même au bout de la file quand les portes s'ouvrirent : elle n'avait de toute façon rien de mieux à faire, alors autant se fondre dans la masse. Son manège ne dura pas bien longtemps, cependant, puisque quand vint son tour, on se contenta de lui donner le repas spécial qu'on devait préparer pour elle – la magie de l'intolérance au gluten.

Elyonne attendit ses amis, mangea avec eux, mais contrairement à eux ne prit pas le risque de traîner après avoir fini son repas : elle était encore sous le coup de sa peur des retards, et ce qu'elle savait du prof de français ne faisait qu'accentuer cet état. Elle salua donc ses amis à la va-vite, débarrassa sa table et fila en cours. Avec seulement cinq minutes d'avance, ce qui était peu au regard de ses scores de la journées. Mais suffisant pour que les choses se passent bien.

-  Bon vous comptez coucher là ou bien ? Aller magnez-vous d’entrer et de vous installer.

Ou comment bien commencer une après-midi de cours. La bonne ambiance à l'état pur mais bon, avec les années, on s'y faisait. Ce n'était pas le premier prof à être désagréable, et ça ne serait pas le dernier, Elyonne avait appris à passer outre et à se concentrer sur le contenu des cours plutôt que sur ceux qui les dispensaient. Elle s'installa donc dans son calme habituel, au deuxième rang pour n'être ni trop près, ni trop loin, et posa ses affaires sur la table. Elle espérait juste que sa façon de s'asseoir, à savoir quasiment toujours assise sur un de ses pieds, ne poserait pas de problèmes. Elle avait toujours eu du mal à garder les deux pieds au sol sans les agiter, et ça devenait vite énervant pour tout le monde.

Elyonne écouta le discours de présentation du prof en essayant de faire taire la petite voix dans sa tête qui rejetait l'autorité. Avait-il vraiment besoin d'imposer autant de règles ? Bien sûr, chacune d'elle était logique, l'évidence même dans un environnement scolaire, mais la rébellion intérieure de la jeune fille ne se réveillait pas lorsque les règles en question étaient tacites. Elle affleurait un peu plus à la surface lorsqu'on les exprimait comme des ordres, presque comme des faits. Avait-elle des questions ? Rien qui vaille la pine de lever la main pour les poser, à moins de vouloir être fichée d'entrée – est-ce qu'on a le droit de boire si on fait attention à ne pas en faire tomber sur la table ou par terre, est-ce qu'on peut nettoyer une table déjà sale ou bien on doit la laisser "dans l'état où on l'a trouvée", est-ce qu'il y avait une petite chance qu'ils étudient un livre de littérature jeunesse, entre autres questions. Bref, rien de bien intéressant et limite un peu trop provocateur pour qu'elle prenne le risque. Elle se contenta de rester silencieuse et de créer une page de garde pour la cahier qu'elle comptait utiliser pour ce cours, avec nom du prof, nom de la matière, et quelques mini-rappels des règles dans la marge de gauche, pour que son esprit se focalise dessus s'il lui venait l'idée de désobéir par simple esprit de contradiction.


4 septembre 2018



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