Rich Harassment


[EVENT] Le bal masqué

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Le bal masqué

La salle de réception était devenue une véritable œuvre d’art. Les délégués avaient embauché du personnel pour décorer le lieu et tout était parfait. Entre les squelettes tombant du plafond et déguisés de différentes tenues (mariées, costumes, bandages, vieilles robes trouées et on en passe) et les sorcières sur leur vieux balai qui vous accueillaient à l’entrée, ils avaient vraiment mis un niveau élevé dans la décoration. Sans compter que sur chaque table, placée au bord de la piste de danse, se dressait une main momifiée contenant des roses séchées.

Le long des larges fenêtres recouvertes de toiles d’araignées, on pouvait voir le buffet avec des mets effrayants : des œufs transformés en yeux sanguinolents, des saucisses ressemblant à des petites momies, le punch remplis de morceaux de fruits coupés en forme de mini-cerveaux, un large gâteau dont la forme et les couleurs vous rappelaient ceux d’un corps humain, tout était là pour vous effrayer.

Au-devant de la salle, une grande scène est installée sur laquelle repose tout le nécessaire à un concert : batterie, guitares, basses, amplis, micros et une multitude de câble. Les spots lumineux de celle-ci sont éteints, attendant le lancement du bal. Le centre de l’espace, quant à lui, est complètement vide pour laisser la place aux plus valeureux qui danseront durant la soirée.

HRP:
Le sujet sera ouvert jusque la fin, il arrivera que les délégués interviennent, notamment pour le lancement du concert ou à d’autres instants pour vous aider à faire évoluer le bal. Votre personnage doit obligatoirement être déguisé.
On vous rassure, il n’y a ni limite de post, ni limite de lignes. On vous laisse faire comme bon vous semble ♥️

Bien entendu, RP après ce message !
Have fun ! ♥️
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Dansons sur Jackson !





Scotty courait partout avec sa tête de citrouille orange, au sourire bien étrange, excité à l'idée d'aller à un bal d'halloween. Avec son costume noir, il avait tout de même un peu la classe la petite bout et toi, tu étais fier de ton idée. Surtout que vous étiez déguisé de la même manière. A ceci près que tu portais un costume blanc avec une chemise grise sous la veste. Bref, vous étiez tout deux près à aller au fameux bal organisé par les délégués.

" Tu viens Scotty ? On va dans la salle de réception !" lui demandes-tu alors que tu ouvres la porte de votre studio, attrapant ensuite au vol ton jeune garçon qui avait commencé à courir vers le couloir avant de le poser sur tes épaules. Tu fermes finalement la porte derrière vous avant de t'amuser à faire le cheval en imitant son galop le long des couloirs, sous le rire amusé et éclatant de ton fils. Une fois en bas, tu continues le jeu vers la grande salle. Une fois arrivé devant, tu le poses finalement à terre, souriant comme un enfant.

" Et voilà petit bonhomme ! Tu as juste une chose à faire : t'amuser et surtout... ne pas manger trop de bonbons !" lui indique-tu avant que celui-ci ne te réponde un grand "OUI PAPA" pour finalement courir du haut de ses petites jambes pour rejoindre la foule de personnes déjà présentes. Tu le laisses aller, te demandant bien qui sera la première personne qu'il va taquiner ou tenter de faire peur. Tu avais hâte de voir ça, te marrant à l'avance.

" Ce petit bonhomme continuera de m'amuser. " pense-tu avant de te diriger finalement en direction du centre de la salle, pour voir qui était déjà arrivé et si tu connaissais certains d'entre eux. Malheureusement, seuls la vieille cantinière bien emmerdante semblait déjà sur place en dehors de la flopée des élèves. Cela l'emmerdait profondément l'air de rien. Surtout que cette dernière se dirigea vers lui avec un sourire sur le visage tandis qu'elle s'était déguisée de sa tenue de vampire rouge... avec des fausses dents et du sang partout sur le cou. Toi, tu te demandais clairement si elle avait mis du vrai sang ou si c'était faux... en tout cas, vu l'odeur de steak grillé du midi qu'elle sentait, tu pensais de plus en plus qu'elle avait du s'étaler du sang de cochon. rooh, que tu peux être méchant parfois quand même petit !

"Bonsoir professeur Watanabe, la citrouille vous va parfaitement bien. Cela vous rend même encore plus beau à regarder." s'exclame-t-elle, tandis que tu lui fais un sourire légèrement gêné.

" Haha merci Miss Perety. Votre costume vous va... très bien également. Comment se passe votre début de soirée ?" demande-tu, pour tenter de noyer un peu le poisson tandis que tu cherches du regard quelqu'un qui pourrait te sauver. Tu n'as pas trop envie de te faire draguer par la cantinière après tout.

" Cela va très bien. J'ai déjà repéré un petit couple plus loin, je les ai séparé aussi vite que possible. Ce n'est pas ici que l'on peut faire ce genre de choses.... sauf quand on est adulte." te dit-elle avant de te faire un clin d'oeil coquin. Décidément, elle avait qu'une envie, c'est de te mettre mal à l'aise ce soir.

" Haha, vous avez eu raison de les séparer. Enfin, espérons que ce sera les seuls que l'on doit engueuler n'est-ce pas ? En tout cas, je suis content de voir que vous prenez votre rôle de chaperonne aussi sérieusement. Je n'en attendais pas moins d'une collègue." tu t'étais senti obligé de préciser le mot collègue, comme si tu voulais lui rappeler qu'elle n'était rien d'autre à tes yeux. Pas qu'elle était moche, mais pas ton style de femme tout simplement.


©️️ Jawilsia sur Never Utopia


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Ca te tente de dab avec moi ?

   
Ou bien jouer avec mon petit Scotty ?

Dita | Epicode


blabla:
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Avec
Year 13


J'aime bien la danse, mais la danse ne m'aime pas


Solveig dansait toute seule.
Elle était là depuis le début du bal, très enthousiaste à l'idée de s'amuser. Après tout, en France, on ne fêtait plus vraiment Halloween alors que c'était une fête qu'elle affectionnait particulièrement. Petite, elle allait avec ses frères et sœurs faire le tour des maisons, et c'était bien rigolo. Elle aurait bien continué à le faire mais elle n'avait personne pour l'accompagner, et paraîtrait-il qu'elle était trop vieille pour cela.
Elle était donc venue dès le début du bal dans l'espoir de voir Léonard ou Rowalice, mais elle n'avait croisé ni l'un ni l'autre. Elle leur avait alors envoyé à tous les deux le même message : « Le sucre est dans le café, je répète : le sucre est dans le café. » qui était tout simplement un code pour dire qu'elle était déjà arrivée. Mais le principe du code était que tous les participants aient la clé pour le déchiffrer : or, elle venait tout juste de l'inventer.
Bref, c'était comme ça qu'elle se retrouvait ainsi seule sur la piste. Il y avait d'autres danseurs, évidemment, mais tous étaient en groupe. Elle, on aurait pu penser qu'elle sentait mauvais, ou qu'elle était invisible, puisqu'elle était l'unique idiote à se dandiner sans personne. Et pour se dandiner, elle le faisait très mal. Les coudes collés contre les côtes et les poings serrés, elle roulait à la fois des épaules et des hanches mais à contre-rythme. Elle avait le groove d'un papa démodé mal-à-l'aise dans une boum de jeunes, mais qui essayait quand même d'être cool. A deux doigts de dire : « ça farte ? » au premier qui passait ou à tenter ce drôle de geste tendance qui consistait à mettre sa tête dans son coude, pour avoir l'air trop stylée. Sa petite danse ne prenait pas beaucoup d'espace d'ailleurs. Elle était là, dans sa petite bulle, à remuer de son mieux.
Que ce soit ça ou son costume, on comprenait alors que personne n'acceptait de lui tenir compagnie. D'accord, elle était hyper sexy avec son haut de bikini blanc, laissant entrevoir un décolleté énigmatique : comment cette poitrine faisait-elle pour tenir aussi aisément dans aussi peu de tissu ? Son mini-short, de la même couleur, serrait ses cuisses avec tant de fermeté qui, au lieu de les comprimer, mettait en valeur leur galbe. Ses fesses, courbes sensuelles, ne s'en retrouvaient que plus attirantes. Mais pour qu'elle soit vraiment irrésistible la Solveig il aurait fallu qu'il n'y ait que ça. Seulement elle avait recouvert sa poitrine d'un petit top bleu, quoique ouvert sur son torse. Et surtout, oui surtout, il y avait son chapeau en forme de champignon, plus gros que sa tête, qui anéantissait le peu de séduction qu'aurait pu faire preuve le costume de Solveig. Et oui, la blondinette s'était déguisée en Toad, le personnage de Mario Kart.
Elle ne connaissait pas la musique mais faisait semblant de connaître les paroles en mimant des mots avec ses lèvres, tant et si bien qu'elle était en décalage parfois par rapport au morceau ; continuant son play-back alors que la chanteuse avait terminé son couplet. Elle se garda en tête tout de même le défi que lui avait laissé les délégués et qu'elle avait hâte de réaliser.
Mais bon, en attendant elle était seule sur la piste de danse.




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Oh, et Soso aimerait bien discuter avec toi en #66cc99
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Extravagance & Autorité
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Avec l'alcool, la fête est plus folle !
+ Feat Beaucoup de gens
D'habitude, c'était devant sa penderie qu'elle passait le plus clair de son temps. Surtout pour une occasion spéciale, comme la cérémonie d'entrée. Or, à cet instant, la fête avait prévenu tout le monde d'un costume à porter. Elle avait donc passé la semaine à dénicher LE costume. LE déguisement, à la fois original et délicat. Quelque chose qui lui ressemblerait. Elle était passée dans plusieurs boutiques, et avait passé des heures sur Internet.

Au bout d'un moment, à force de regarder des vidéos Youtube, elle trouva une idée.
Alors elle passa un temps monstrueux à faire son maquillage : un masque de Santa Muerte. Un maquillage qui recouvre tout le visage de blanc, reproduisant le crâne d'un squelette humain stylisé avec des fleurs, bijoux dessinés et autres fantaisies.
Elle s'était même coiffée en conséquence : elle s'était faite une tresse sur le côté, avec les cheveux légèrement ébouriffées, étirés vers l'arrière. Elle avait surmonté la coiffure d'une couronne de fleurs, assez conséquente.

Et la tenue était à la fois légère, pratique pour danser et élégante. Une robe à corset, dont le bas s'arrêtait à mi-cuisse et qui était surmonté d'énormément de volants, bouffant le bas. La robe était colorée de rouge, de noir et d'autres couleurs joyeuses.

Elle était descendue et avait salué quelques collègues, encore plus joyeuse que d'habitude. Elle était tellement contente d'aller à une fête de l'établissement ! Ces délégués avaient vraiment des idées novatrices !

Elle découvrit les costumes de tous les étudiants et membres du personnel qui avaient décidé de se joindre à la partie. Elle avait envie de faire des photos avec tout le monde, et s'était donné à coeur joie de demander à qui se mettait sous son champ de vision un petit souvenir. Elle se trouva donc déjà à vingt photographies pour 9 minutes dans la soirée. Ca commençait très bien !

Au bout d'un moment, elle se dirigea vers le buffet, décidée à chourer un verre d'alcool (ou deux) histoire de vraiment s'amuser. Elle but quelques gorgées avant d'apercevoir ce qui semblait être Aiji avec son fils. Il n'y avait qu'une personne ici pour se balader avec un petit garçon.
Il était en pleine conversation, mais tant pis ! Elle s'agrippa au bras de Aiji et le salua :

" Heyyyyyy ! Comment va le beau gosse de professeur de littérature ? Ooooh, bonsoir Olga !"

Clairement, elle ne supportait pas l'alcool : mais c'était ça qui était drôle !
Elle continua donc dans son délire. Elle s'enfonçait - genre totalement - mais elle s'en fichait ! Elle se sentait trèèès bien ! Peut-être trop d'ailleurs.


" Oooooh mais oui, c'est vrai qu'il y a Scotty ! T'es beau comme un Dieu, tu auras pleins de petites copines plus tard ! Tiens Olga, en parlant de copain, t'en as un d'ailleurs ?"

Elle se permit de reprendre une gorgée, regardant Olga l'air beaucoup trop intéressée avec un grand sourire. Elle ne se rendait même pas compte qu'elle aurait pu être terriblement flippante.
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La soirée d'Halloween.

Chez les Marston, Terry et Brook commençaient à se préparer pour se rendre à la soirée organisée par le lycée pour Halloween. Le jeune métaleux, Terry, avait presque fini de se préparer, c'était donc bientôt au tour de sa sœur Brook.


Mais en quoi s'était donc déguisé notre chevelu préféré ? Eh bien calme-toi un peu lecture impatient, ça arrive, j'y viens, tu te rassois et tu lis. Donc Terry avait choisi comme costume... Attention roulements de tambours... Oui bon ça va, j'aime entretenir le suspense. Donc Terry était déguisé en Lemmy Killmister. Et si tu sais pas qui c'est, tu vas manger une claque, juste pour ça. Attention jeune lecteur impatient, je t'ai à l’œil. Bref le jeune homme était très fier de l'allure qu'il avait, puis c'est pas tous les jours qu'on est déguisé en dieu. Le costume de Terry était très fidèle, jusqu'à la basse qu'il allait prendre pour jouer quelques morceaux s'il avait l'occasion. Les seuls petites différences présentes sur le costume étaient bien évidement que Terry lui avait des piercings et juste les cheveux un peu plus longs que le vrai Lemmy.


Terry : " Alors t'en penses quoi frangine ? "

Tu es superbe, tu as magnifiquement bien réalisé ton costume. Bravo frérot. Prends garde à ce que l'on ne te prenne guère pour le vrai hihi.

Terry : " Merci Brook hahaha. "


Ce moment de complicité passé, la petite Brook alla se changer à son tour. Elle était toute contente de mettre ce costume qu'elle avait mis du temps à choisir afin de rester dans ce qu'elle aime. La petite lectrice commença alors à déballer le costume, mais un quelque chose la fit avoir une seconde d'arrêt. Bizarrement le plastique était déjà déchiré. Bizarre. La jeune Marston sortit alors la tenue de son plastique pour voir avec horreur que ce n'était pas du tout ce qu'elle avait commandé. Brook reposa alors ce costume et recula de quelques pas.


*Diantre ce n'est point possible, que vais-je faire ? Il ne m'est guère possible d'avoir une autre tenue dans ce délai réduit... Plait-il, je viens de me souvenir d'une chose capitale ! Jack, c'est lui l'auteur de cette blague douteuse, j'en ai la certitude. Mais je vais devoir porter cette tenue si indécente... J'ai fait le serment à Ivy d'être déguisée... Jack, sale petite vermine ! Heureusement il ne me verra point ainsi. Mais que vont penser les autres présents ? Moi qui suis si timide... Pitié faites que l'on ne s’imagine pas des choses invraisemblables. J’exècre ce petit démon !*


La jeune demoiselle enfila alors sa tenue, puis sortit sous le regard choqué de son grand frère.


Terry : " Euh wow, je pensais pas que voudrais mettre un truc comme ça un jour. T'es sûre que ça va ?! "

ce n'est point ce que tu peux t'imaginer... J'ai la certitude qu'il s'agit d'une machination de Jack...

Terry : " Le petit bâtard ! Mais pourquoi tu l'as mis alors ce costume ? "

J'ai fait le serment à Ivy de venir costumée...

Terry : " Putain... Tu es vraiment trop gentille comme fille, bon t'en fais pas je serai là. "

Je te remercie, j'ai si honte... On voit tout, j'en ai l'intime conviction...

Terry : " Non, pas tant que ça. "

...


Mais alors, quelle est cette mystérieuse tenue que Brook a enfilée et qui la gêne tant ? Ça vous le saurez bien assez tôt. En attendant la petite était rouge de honte et avait aussi froid par la même occasion. Heureusement son grand frère Terry la rassurait. Bruce avait été au courant juste après avoir vu sa fille dans cette tenue. Il félicita sa fille pour le fait de tenir son engagement envers son amie, même s'il aurait préféré qu'elle ne mette pas ce costume. Bruce déposa ses deux enfants devant le lycée.


Bruce : " Passez une bonne soirée. "

M-merci papa, il en va de même pour toi.

La jeune demoiselle commençait alors à se diriger vers la salle où se déroulait l’événement. Bruce interpella son fils discrètement.

Bruce : " Protège ta sœur. "

Terry : " T'inquiète, c'est ce que je comptais faire de toute manière. "


Le jeune métaleux rattrapa sa petite sœur, il posa ses mains sur les épaules tremblantes de la petite Brook qui n'osait pas passer la porte. Le fait de sentir la présence rassurante de son grand frère la fit aller un peu mieux.


Terry : " T'inquiète ma grande je suis là. "


Ils franchirent la porte. La jeune fille essaya de se faire la plus petite possible, voyant certains regards se poser sur elle et sa tenue. Elle était accrochée au bras de son frère, gênée. Son amie Ivy l'appreçut.


Ivy : " Brooooooook ! Euh c'était pas la tenue sur laquelle on s'était accordée. "

Je ne le sais que trop bien... Pardonne-moi Ivy... J'ai été victime d'une odieuse blague puérile... Et je t'avais donné ma parole de venir costumée...

Ivy : " Moh tu es trop gentille, tu n'aurais pas dû. Mais ne te cache pas tant, tu es ravissante comme ça. Ça te met en valeur héhé. "


Trop gênée pour répondre, la blague de son amie n'arrivait même pas à la faire sourire. La jeune Marston serra un peu plus le bras de son frère Terry.


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1m60 de cynisme
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« Je te hais.
- Roh ça va, pète un coup Shorty, c’est pour la bonne cause n’oublie pas.
- Je t’en foutrais de la bonne cause…
- Eh, t’as fait ton choix j’y peux rien moi.
- Va chier.

Bon. État de la situation, je suis dans la merde. Quoi ? Être allongé sur le canapé de ma sœur, sans mon jean, des bandes de cire sur les pattes, c’est pas suffisamment merdique pour vous ? Lily avait au moins eu l’éclair de génie de disposer des coussins sur l’accoudoir pour que je puisse y installer plus confortablement mes jambes. Malgré cette attention et le thé noir que je venais de boire pour me détendre (chose qui avait été très utile d’ailleurs…), les traits de mon visage étaient crispés sous l’effet de la colère. La colère et l’irritation, deux sentiments que je rêvais de libérer en étranglant l’autre Freak qui me servait de frère et qui était accoudé sur le dossier du sofa, son sourire d’abruti sur sa face d’abruti. Je ne le regardais pas, mes mains seraient déjà en train de lui serrer la gorge si j’avais croisé ses yeux de merdeux. J’avais choisi de tourner la tête vers la télé de l’autre côté de la table basse, et de fixer un point invisible au centre de l’écran. Une émission de ventes aux enchères était actuellement diffusée, un homme avec des cheveux gris essayait de tirer un bon prix de son vieil appareil photo. C’était l’une des ces machines sur pieds qui étaient encore utilisées durant le 20th siècle. En voyant les prix que les acheteurs proposaient, pas de doute que le modèle était de bonne qualité. Bordel de merde, j’en viens à m’intéresser à une putain d’antiquité disputée dans une putain d’émission de ventes par des putains de collectionneurs… Y a vraiment que ça pour me sauver des mains de ma frangine qui se rapprochent dangereusement de ma jambe ? Y a pas mieux en ce moment ? Putain. Elle a pris la bande.

- Prêt ?  
- Devine…
- T’inquiète pas ça va aller vite. C’est comme retirer un pansement, un coup sec et rapide.
- Comme ta première fois.  
- Ta gueu-AAAAAAAAAAAHHHH !!!!!! BORDEL DE PUTAIN DE MERDE !!!!!! »

Elle a tiré.

Bon, pause. Ce serait pas mal de resituer un peu le contexte non ? On était quelques heures avant le bal du lycée, celui organisé pour Halloween. C’était une sorte de tradition à Hampton donc je n’allais pas m’en plaindre. Je n’étais pas fan de la foule, du bruit, de l’odeur de transpiration qui s’échappait de la piste de danse mais les gosses avaient l’air de s’amuser. Tant mieux que voulez-vous. Je faisais l’effort de m’y traîner chaque année parce que mine de rien, ça avait le mérite d’être un peu distrayant. Je me mettais souvent en retrait pour consommer un verre tranquillement et observer le « spectacle. » A chaque fois, ma sœur Lily insistait pour m’aider à constituer mon costume pour la soirée. Elle aimait s’occuper du maquillage et je dois dire que ses idées étaient souvent bonnes donc je la laissais faire. Le résultat était potable, pas étonnant venant d’une fille qui travaillait maintenant dans un théâtre. Je ne me plaignais pas, pas autant que d’habitude du moins, et je me rendais toujours plutôt détendu et serein au bal. Cette année, c’est pas la même musique. On avait fêté l’anniversaire de mes frangins quelques semaines plus tôt et disons que… j’avais un peu bu. Eliott avait passé la nuit avec les enfants de sa nourrice, les trois gamins s’accordaient assez bien et ça m’arrangeait pas mal. Ca m’avait surtout arrangé une fois mes quelques verres de rhum et de vodka descendus. Heureusement que mon fils n’était pas là pour me voir dans cet état… D’après les gens, je serais facilement manipulable quand j’en avais un coup dans le nez. On me l’avait raconté le lendemain mais apparemment Finn, cet enfoiré, m’avait entraîné dans un jeu à boire, comme si j’avais dix-sept ans. Il se serait passé des trucs… bizarres, impliquant une pissée sur le balcon et un vomi à quatre pattes dans la baignoire. Une chanson braillée en Allemand dans la rue, torse nu, ne serait pas à exclure non plus à ce qui paraît. Après, c’est ce qu’on m’avait dit, c’était peut-être exagéré j’en sais rien. Je m’étais conforté dans cette idée parce que je ne fais jamais d’écart comme ça. Je vais le dire UNE fois, je sais que je suis pas bien grand donc je bois rarement beaucoup. Je mange à côté, je remplis mon verre d’eau régulièrement et j’évite de picoler n’importe quoi. Il m’arrive d’être légèrement beurré mais pas torché. Pour ma dignité et pour mon gamin, je ne me prends jamais de cuite. Enfin, jamais quand mon frère n’est pas dans les parages apparemment… Saloperie de connard de merde. Je pensais que la soirée n’aurait aucune suite, ni aucune conséquence. Eh bah, je me suis bien planté ! Plus tôt cette semaine, Finn était venu me trouver pour me parler du bal qui approchait. Je sentais la merde arriver, venant de lui de toute façon, il ne pouvait en être autrement. Il m’avait proposé un truc. Je vous repasse la scène.


« Dis-moi Shorty en ne voyant aucune réponse de ma part, il avait poursuivi, c’est bientôt Halloween à ton lycée nan ?
- Et donc ?
- T’as déjà un costume de prévu ?
- Pourquoi ? avais-je répondu avec un regard méfiant, n’appréciant pas le ton dans sa voix.
- Oh parce que j’ai une bonne idée pour toi… un sourire d’enfoiré.
- Non.
- T’es même pas curieux ?
- Non.
- Rooooooh t’es pas drôle mon vieux. Regarde au moins, je suis sûr que ça t’irait à merveille, avait-il ricané en faisant danser ses sourcils noirs.

Je m’étais retrouvé en face de son téléphone. Sur l’écran, une photo de mannequin habillée en… Putain de bordel. Non. Jamais. Hors. De. Question. D’où il croyait que j’accepterais d’enfiler cette tenue de soubrette ? Quel connard.


- Dégage
Freak, maintenant, avais-je grogné en me levant.
- Dois-je en conclure que c’est un non ? avait-il raisonné sans lâcher son sourire de fourbe. Franchement avec ta taille de fille ça passerait crème, une belle petite femme de ménage.
- Dehors, avais-je ordonné froidement en montrant la porte du doigt.
- T’es sûr ? Nan parce que si j’étais toi…
- Ce que tu n’es pas.
- … Si j’étais toi, j’y réfléchirais à deux fois.
- Ah ouais ? Et pourquoi ç…

Des photos avaient défilé sur le petit écran. Des photos de moi, bourré, en train de dégueuler comme un porc, de pisser comme un chien et de rire comme une hyène. Il y avait même une vidéo. De moi. En train de chanter. Du Rammstein. Dans la rue. Torse poil. Pour ma défense, c’était pas si faux que ça, mais quel connard de merde. Je n’aurais jamais dû accepter de venir à cette soirée. Ne jamais boire chez Finn quand Finn est présent. Putain pourquoi est-ce que j’avais oublié cette règle d’or… En voyant mon visage se décomposer, il avait repris la parole en prenant soin de bien se redresser.

- Ce serait bien malheureux que quelqu’un diffuse ça sur Internet. Et ce serait encore plus malheureux qu’un certain enfant tombe dessus d’ici quelques années, n’est-ce pas
grand frère ?
- Et tu veux quoi en échange ? Que je mette ta robe débile c’est ça ? avais-je aboyé en retour.
- La robe, les collants, les chaussures, le maquillage, la perruque, avait-il énuméré en comptant sur ses doigts.
- Espèce de connard.
- Tu préfères être une fille pour une soirée où tout le monde sera déguisé ? Ou alors passer pour un ivrogne sur les réseaux sociaux que ton fils utilisera sûrement plus tard ?
- T’es vraiment qu’un sac à merde, avais-je soupiré, résigné.
- C’est pour venger ma baignoire,
Shorty. »

Du coup voilà comment je me suis retrouvé chez ma sœur en train de me faire défoncer les jambes à la cire. C’était inclus dans le chantage de Finn. Je serrais le tissu du canapé à chaque poil arraché. Bordel de merde ça faisait putain de mal. Des insultes fusaient de ma bouche et d’autres étaient crachées lorsque j’entendais l’autre Freak ricaner, bien à l’abri derrière le canapé. Putain tu me le paieras sale connard. Lily murmurait de temps à autre des « désolée » timides. T’excuse pas, finis juste. Je formulais cette demande dans ma tête alors qu’elle retirait les dernières bandes. Une demi-heure plus tard et deux jambes en moins, je me tenais en caleçon dans le salon de ma frangine, la fameuse robe dans les mains. Je bouillonnais. Putain, fais gaffe à ta gueule Finn, le bal ne dure qu’une soirée. Je m’emprisonnai le plus rapidement possible sous la robe noire et blanche. Lily m’aida à m’enfermer correctement dans cette prison de tissu, en replaçant la doublure comme il fallait et en vérifiant le « tombé. » La lutte contre les collants en résille fut moins éprouvante que prévu et mes jambes furent bientôt « habillées. » Lily se recula et m’observa. Dans l’embrasure de la porte, Finn me toisait avec son sourire d’enfoiré. Niall était resté assis dans la cuisine pendant tout ce temps. Il n’avait pas précisé la raison de sa présence mais je devinais qu’il était venu pour tenir son jumeau. Bon, même si j’étais bien gêné par tout ça, j’étais un peu content qu’il soit là. Leurs trois regards étaient posés sur moi et surtout sur la robe.

« Tu es toute belle dis donc. »

Je lui levai mon majeur en guise de réponse et la séance maquillage commença. J’étais assis sur une chaise, Lily installée sur une autre en face de moi. Ses cheveux noirs étaient attachés en une queue de cheval, et elle avait écarté les quelques mèches de mon visage à l’aide de barrettes tête de chat. Plus pratique pour travailler elle disait. Je voulais bien la croire. Je suivis ses instructions alors qu’elle appliquait du mascara noir sur mes cils. Je fis de même quand elle posa du rouge à lèvres coquelicot sur ma bouche. Putain, ça allait être super pour boire avec ça… Bien pratique… Elle termina son petit manège en passant un pinceau sur mes pommettes qu’elle recouvrit de rosé. Seigneur sauvez-moi. Elle installa ensuite une longue perruque noir sur mon crâne qu’elle coiffa en deux couettes. Elle utilisa deux de ses rubans rouges pour les nouer. J’enfilai des chaussures noires à talons et elle me fit signe de me lever.

« Bon, je pense que j’ai fini, conclut-elle en me menant vers un miroir.
- Putain, faites que personne ne vienne me parler… priai-je en fixant mon reflet et cette robe qui s’arrêtait au-dessus de mes genoux.
- Oh ça te fait des belles jambes.
- La ferme.
- Ca va aller les chaussures ?
- Il va bien falloir… Je vais emmener les miennes au cas où de toute façon.
- D’accord, bonne soirée quand même.
- Bonne soirée Jamie, courage », me souhaita Niall alors que je sortis de l’appartement en ignorant le ricanement de Finn.

Mais ma gueule bordel… Finn avait intérêt de tenir parole, je ne voulais pas enterrer ma dignité pour rien. Le trajet jusqu’au lycée fut le plus court de toute ma vie. Disons que je n’étais pas trop impatient d’y arriver. Je me garai et inspirai un grand coup avant de sortir de ma voiture noire. Quand il faut y aller, il faut y a-PUTAIN IL FAIT FROID !!!!! Se mettre les jambes à l’air en automne, chouette idée… Bref, j’avançai tant bien que mal vers la salle de réception, merci les talons. Heureusement, j’avais laissé une paire de chaussures de rechange dans ma voiture. J’entrai donc dans la pièce en me faisant le plus petit possible. Les godasses me donnaient quelques centimètres supplémentaires, comme c’est pratique… Bref, j’observai la décoration : pas mal. C’était du bon boulot je devais bien l’avouer. Ils se chiaient rarement dessus quand il s’agissait de rendre le lieu plus halloweenesque. Quoi ? Je suis un putain de travesti alors m’emmerdez pas avec ma grammaire ! Merde ! Quelques élèves et membres du personnel déambulaient déjà dans la pièce. Merde. On va les esquiver, prendre un verre et se foutre dans un coin en espérant passer inaperçu. Je me glissai donc furtivement vers le buffet, en manquant de me casser la gueule une ou deux fois (merci les talons, le retour), et pris un verre. Bon, ce soir, pas de débordements inutiles. Une fois ma boisson à la main (putain Lily m’avait même foutu du vernis bordeaux sur les doigts…), j’allais m’adosser dans un coin de la salle. Quelques regards me furent jetés, va savoir si on m’a reconnu. Une tenue de soubrette pouvait surprendre, même sur une fille donc bon, pas de quoi s’alarmer pour l’instant hein ? Je me réfugiai donc au fond de la grande pièce et commençai à siroter le contenu de mon verre, priant pour qu’on me laisse tranquille.



Dernière édition par Jamie Willow le Dim 27 Mai - 18:07, édité 3 fois

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Ils l'avaient fait au pif parmi dix choix de costumes. DeadPool, un zombi, le lapin d'Alice, Cendrillon dans sa robe de bal, une carotte ensanglantée, James Bond, un démon, une infirmière sexy, une bite et un coupe-ongle. Autant dire que Léonard a eu de la chance en tirant le lapin d'Alice, et Andrew encore plus en tirant James Bond. Andrew a simplement mis un costard/cravate avec des lunettes de soleil, le tout prêtés par Léonard qui lui a dû se dégotter un costume rapidement.

Les oreilles de lapin, le veston, la monte à gousset, la chemise et le pantalon. Ils se sont bien éclatés à essayer tout le magasin de déguisements, même en se changeant dans les costumes pour filles. Le résultat ? Léonard a du payer trois costumes : celui du lapin d'Alice, de Raiponce et de la petite sirène. Les deux derniers ont craqué...

Tout ça pour, au final, se retrouver dans celui du lapin. Léonard a pris deux heures à faire tenir ses oreilles qui n'arrêtaient pas de se faire la malle, à enfiler son pantalon moulant, à ajuster sa chemise, accrocher son nœud papillon... Bref, à s'habiller quoi;

Finalement, ils sont allés séparément au bal. Bon parce que déjà, ils ne voulaient pas se gâcher la surprise de la transformation du meilleur ami, mais aussi parce que Léonard mettait trop de temps à s'habiller.
C'est pour ça qu'il entra dans la salle de réception, les mains dans les poches, avec beaucoup trop de gens qui étaient déguisés. Même des professeurs étaient présents. Il se demandait si eux aussi avaient reçu des gages à réaliser. Cette initiative des délégués enjouait Léonard, mais à cet instant il cherchait surtout Andrew ou quelqu'un avec qui passer son temps.

Il se balada dans la salle, évitant la foule et surtout les filles. Il eut la mauvaise idée de jeter un oeil sur la piste de danse où il vit une fille très mal déguisée en Toad... Et reconnut Solveig, sa tutorée. Il leva les yeux au ciel, suppliant les Dieux de ne pas le faire culpabiliser s'il n'allait pas la voir. Malheureusement, ils avaient décidé de jouer avec ce sentiment de culpabilité.
Il soupira alors et se dirigea vers elle, les joues en feu. Il ne voulait pas être au centre de l'attention, parce qu'il n'aimait pas ça. Surtout quand il n'y avait que lui et une fille. On pourrait croire qu'ils étaient en couple... Ah, l'horreur !

"Hey... Comment tu vas, à danser toute seule ?"

Sa gentillesse le tuera.


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J'aime bien la danse, mais la danse ne m'aime pas


Solveig dansait toujours toute seule.
Depuis vingt bonnes minutes.
Elle avait un peu mal aux jambes et une crampe dans le bras. Ses hanches bougeaient sans que Solveig ne les contrôle, parce qu'elle ne contrôlait plus grand chose. Pas très endurante cette gamine, elle se présentait comme si elle avait participé à un 3x500 mètres : le visage rouge et gonflé, le souffle court, des mèches blondes collées sur son visage transpirant et ses aisselles dégageant une odeur désagréable de transpiration. Vingt minutes à se tortiller sans énergie et elle était déjà molle comme si on l'avait foutue dans une machine à laver pendant une heure. Et elle avait vachement chaud son ce gros chapeau en forme de champignon ! Heureusement que le reste de sa tenue manquait de tissu !
C'est alors que son sauveur arriva. Choupinou tout plein avec ses oreilles de lapin, Léonard avait l'air aussi heureux que Solveig qu'ils se retrouvent. Elle lui aurait bien sauté dessus mais son corps répétait le même mouvement de danse en boucle depuis tout à l'heure et elle ne savait plus s'arrêter.

- Hey... Comment tu vas, à danser toute seule ?
- Léonard ! C'est toi ! C'est toi le lapin en retard ! Il faut le dire à Alice !

Elle pouffa de joie. Avec Rowan/Alice, ils s'étaient interrogés lors de la précédente fête où était le lapin en retard. Trouvé ! Il était vraiment en retard, il l'était tellement en fait qu'il arrivait trois mois plus tard, à la prochaine réception. Bien joué Léonard !
C'est alors que la musique s'enclencha sur une autre chanson, une que Solveig connaissait. La blondinette bondit de joie, tapant dans ses mains, débloquant ainsi son corps enchaîné à un rythme antécédent. Elle s'écria : "j'adore cette chanson !", puis prit les mains de Léonard pour danser avec lui. Elle en était à tourbillonner avec lui quand elle se souvint de son malaise avec le contact. Elle le lâcha alors et enchaîna sur les pas de la macarena, franchement convaincue de ce qu'elle faisait. Elle adressa ensuite un regard rieur et bienheureux à son ami.

- Alors monsieur le français, tu devrais être familier avec ça, non ?, lui demanda-t-elle dans sa langue maternelle.

Elle était trop heureuse que Léonard sois là, pas juste ce soir, mais de façon générale. Elle était heureuse qu'il y ait quelqu'un maintenant pour venir vers elle quand elle se sentait seule, quelqu'un pour répondre à ses messages, quelqu'un pour discuter avec elle, quelqu'un avec qui manger le midi des fois, quelqu'un pour ne plus être seule. C'était ce que le visage brillant de bonheur - et de transpiration - de Solveig traduisait comme émotion.




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ThisIs Halloween, everybody make a scene Trick or treat till the neighbors gonna die of fright It's our town, everybody screamLe surveillant passa timidement la porte de la salle de réception, constatant avec une grimace qu'il était en retard. Comme d'habitude, pourrait-on dire. Son costume lui avait pris plus de temps qu'il ne l'avait prévu, et, le temps de se griller une clope (ou deux, ou trois…) en douce, accoudé à la fenêtre de sa chambre, il avait dépassé l'horaire de la soirée d'un bon quart d'heure. Il pria pour qu'aucun de ses collègues ne l'ait remarqué, et il se fondit rapidement dans la foule, remarquant avec curiosité que cette année, les élèves n'avaient pas forcément été très inspirés par le thème d'Halloween. A vrai dire, il n'y avait quasiment que les professeurs, disséminés à travers la pièce, qui arboraient les couleurs et le thème de la fête des morts ; du reste, les déguisements étaient plus carnavalesques qu'horrifiques.

Karl ne dépréciait pas vraiment ce choix : contrairement à la plupart des gens de son âge, son éducation religieuse avait fait de lui quelqu'un d'assez… méfiant à l'égard de cette fête populaire plutôt subversive. Néanmoins, il avait remisé avec professionnalisme sa foi et ses idées reçues quand on lui avait demandé de se déguiser lorsqu'il surveillerait la soirée ; il avait donc opté pour un costume assez sobre, qui faisait référence à un de ses films préférés, Sixième Sens. Il était donc très simplement vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon noir, comme d'habitude ; mais, sur son flanc gauche, il avait troué la chemise et étalé de la peinture rouge foncée et noire, de sorte à imiter une blessure par balle. Karl avait eu quelques difficultés à trouver une texture semblable à du sang, mais il y était finalement parvenu, et il était assez satisfait du résultat.

Il se baladait donc dans la salle, l'appareil photo de la vie scolaire autour du cou : il avait été chargé d'immortaliser quelques instants de la soirée, mais actuellement, rien ne lui paraissait très intéressant. Au fil de ses déambulations, il se retrouva finalement à passer devant une jeune fille brune très maquillée, déguisée en soubrette ; encore une fois, cela ne correspondait pas au thème, mais il la trouva sur le coup assez mignonne. Il détourna rapidement le regard, gêné d'avoir eu une telle pensée à propos d'une élève, et il alla se servir un verre d'Ice Tea au buffet, se postant ainsi à un endroit d'où il pouvait observer toute la soirée. Avec un peu de chances, les plus beaux costumes allaient vite arriver et il pourrait se barrer le plus rapidement possible. Il avait hâte de remonter dans sa tanière.
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- Léonard ! C'est toi ! C'est toi le lapin en retard ! Il faut le dire à Alice !

Léonard inspira pendant tant de temps et si fort qu'il avait l'impression que ses poumons allaient se faire la malle en explosant. Ses yeux étaient exorbités, ayant l'air de juger sévèrement Solveig. Et c'était le cas. Pas de bonjour, pas de remerciements car il s'était sacrifié pour elle : rien.
Et il était là, au centre de l'attention, dansant avec celle qui faisait une danse des canards fatiguée et essoufflée. Elle n'avait même pas l'énergie de vraiment danser. Elle bougeait comme une algue ou un enfant, répétant sans cesse les seuls mouvements qu'ils connaissent sans paraître ridicule. Sauf que, dans ce cas, c'était ridicule.

Mais au moins, elle semblait heureuse d'être ici. Ce devait d'ailleurs être la seule, puisqu'elle était l'unique personne au milieu de la piste de danse, à profiter de la musique et de cette ambiance un peu rare dans cet établissement.
Il aurait presque oublié que ce soit Solveig Sekai, la fille un peu idiote et naïve, avec qui il s'amusait. Sauf qu'elle avait le don de lui faire prendre conscience qu'en fait, c'était bien elle, la fille à la réputation d'être un peu "cheum", comme disent les jeunes. Pourquoi il venait de s'en rendre compte ? Parce qu'elle venait de briser sa danse des canards pour hurler "J'adore cette chanson" - encore heureux qu'elle n'ait pas crié "C'est trop notre chanson" - avant de prendre ses mains. Instantanément, Léonard venait de perdre tout contrôle. Ses mains devenaient soudainement très chaudes et moites, son visage venait de virer écrevisse, ses oreilles suivaient ce changement de couleur et il perdait absolument toute confiance en lui. Il aurait voulu qu'elle cesse ce contact physique, mais comment le lui dire lorsque l'on avait les lèvres collées entre elle ?

Ce fut seulement après quelques tours qu'elle réalisa - sans doute toute seule, quoiqu'il dut l'aider vu son manque d'investissement - qu'il n'aimait vraiment pas le contact. Surtout féminin. Bien qu'elle ne connaisse pas ce détail.
Elle suivit avec engouement sa danse avec une macarena... Bien que la musique ne soit absolument pas la macarena...

Léonard leva les yeux au ciel après avoir repris du poil de la bête, et se mit à danser avec un peu plus d'enthousiasme, sans la suivre dans son délire de "danser la musique qui ne passe pas". Il se dit, qu'avec un peu de chance, personne ne le reconnaîtrait avec son déguisement.

- Alors monsieur le français, tu devrais être familier avec ça, non ?

Monsieur le français ? Alors, déjà, rien qu'en France c'est la honte de danser la macarena sans la musique, alors au Royaume-Uni...
Il se contenta de rire, faisant semblant de ne pas avoir entendu, et continua de danser avec elle.
Il ne savait pas si d'autres se joignaient à eux - et il avait peur de voir que ce n'était pas le cas - mais au fond, il devait n'en avoir rien à faire. Après tout, il était dans l'enchainement des musiques, des mouvements musculaires, à transpirer beaucoup trop avec ces couches de veste et de veston et de chemise. A s'encombrer avec cette montre à gousset trop grosse.
Mais au moins, lui n'avait pas eu la stupide idée d'être Toad.

Il s'approcha d'elle pour être sûr qu'elle entende ce qu'il avait à dire. Il était probablement trop proche - pour lui, en tout cas - mais avec une telle ambiance, il s'en fichait un peu. Il haussa le ton :

"T'as pas chaud, toi ?"

Et cette question se suivit rapidement par :

"Viens, on va boire !"

Il attendait qu'elle amorce un mouvement pour qu'il la suive. Et il la suivrait, de toute façon. Il était là pour ne pas la laissait seule.


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Le grand frère, ne voyant pas sa jeune sœur rire et être à la place gênée, il commença alors à la défendre.

Terry : " Eh le rat de bibliothèque ! Au lieu de faire chier ma sœur, si tu as allait faire ce que tu sais faire de mieux, c'est-à-dire bouffer du livre ! "

Ivy : " Tiens la tête de clous est lancée ! C'est de l'humour abruti ! Ok elle a pas ri, mais tu es obligé de mal me parler de suite ! T'as vraiment rien dans le citron comme garçon ! "

Terry : " Toi et ta tignasse bleue cassez-vous ! "

Ivy : " Tu peux parler avec tes cheveux gras ! "


Comme on peut le constater, ces deux-là sont lancés, comme à leur habitude. Brook s'éloigna légèrement de son frère et de sa meilleure amie, la petite lectrice sait bien qu'elle ne peut rien faire quand les deux opposés entrent en conflit. Les minutes défilèrent et le grand frère et la meilleure amie de la jeune fille étaient toujours en train de s'échanger des amabilités.


Les amis et membres du groupe de métal de Terry rejoignirent leur leader qu'ils avaient vu.

Un des garçons ( Kyle ) : " Eh Terry, encore en train de te prendre la tête avec Miss Livre. Wow c'est ta sœur là-bas ?! Attends mais elle est ultra canon comme ça ! "

Ivy : " Pff stupide garçon. "

Terry : " Tu vois cette table Kyle ? Tu reparles de ma sœur comme ça, je te la fais traverser. Tu as bien compris ? "

Kyle : " Ok, ok. Pardon mec je voulais pas manquer de respect à Brook. "

L'ami de Terry sentait bien qu'il avait été trop loin, alors pour ne pas plus envenimer les choses, il laissa son leader tranquille.

Ivy : " Eh bien, tu n'as peut-être pas un si mauvais fond. "

Terry : " Je t'ai pas demandé ton avis. "


Et les revoilà repartis. La petite lectrice sentait que c'était parti pour durer encore longtemps. Elle préféra alors aller près d'un murs éloigné de tout le monde, afin que le moins de personnes possible la voit dans sa tenue de bunny girl. La jeune Marston s'appuya contre le mur qu'elle avait repéré, l'adolescente avait toujours les joues rouges de honte d'être ainsi vêtue.


*Cela va être une longue soirée. Pourvu que tout se déroule bien. Espérons qu'aucune personne ne vienne dans ce petit havre de paix que j'ai réussi à déceler au pied de ce mur.


Ça va être une longue soirée...


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Ariana Ford, the Hampton Academy's Queen
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I'm mysterious.

I'm Ariana Ford.
Alors que la fête battait son plein, Ariana s'était préparée dans sa chambre. Elle ne souhaitait pas faire d'apparition avant l'annonce des résultats, et les voilà. Il était presque minuit, il était temps de leur dire qui avait gagné. Qui avait réussi à devenir le roi ou la reine de la soirée.

Dans ses habits habituels, cependant avec sur ses épaules une cape de Harry Potter, elle quitta son espace de vie et descendit les marches des dortoirs. Elle traversa des couloirs avant d'atteindre la salle de réception. Elle entendait la musique faire vibrer les étudiants et les murs, elle pouvait percevoir des éclats de rire et de voix. Tout se passait pour le mieux. Même les professeurs s'étaient pris au jeu.

En entrant dans la salle, elle fut happée par une vague de chaleur et une odeur de transpiration. Puis, elle fut accostée par des garçons, avant de se faire accoster par des professeurs la félicitant pour cette fête si réussie. Elle se contenta de leur sourire sincèrement, leur montrant la raison de son mutisme en brandissant la lettre contenant le futur roi ou la future reine du bal.

Elle monta sur l'estrade, et la musique s'estompa immédiatement. Cela mit quelques secondes aux invités avant de se taire et d'être entièrement à l'écoute de la Déléguée en chef.
Elle leva le bras, permettant à tous de voir les résultats contenus dans cette enveloppe.

Bonsoir à tous et à toutes.
Vous savez pourquoi je me tiens là, devant vous, avec cette enveloppe dans les mains.

Elle baissa le bras et se mit à ouvrir l'enveloppe lentement, tout en continuant son discours, les yeux sur la foule.

Ce soir, nous allons pouvoir accorder au roi, ou à la reine, une danse endiablée avec la personne qu'il, ou elle, aura choisi pour être son partenaire d'un soir.
Vos costumes, croyez-moi, étaient tous plus beaux les uns que les autres. Ce fut un choix difficile, et nous vous remercions tous pour votre participation. Cependant...

Elle finit par complètement ouvrir l'enveloppe, qu'elle jeta sur le plancher de l'estrade. Elle en sortit un papier plié en deux, que la lumière n'arrivait pas à traverser.

Ce soir, deux personnes seront mises à l'honneur : le roi ou la reine, avec son partenaire.
Préparez-vous à monter sur l'estrade pour faire un petit discours.

Elle déplia délicatement le papier, regarda les résultats. Rien sur son visage ne pouvait montrer une quelconque surprise, engouement, déception ou colère.

Quelle surprise ! Les votes ont fait une égalité parfaite ! Pas besoin de choisir de partenaire de danse, alors.
Veuillez accueillir sur la piste de danse Le Lapin d'Alice, Léonard de la Croix, et la soubrette, Jamie Willow ! Un tonnerre d'applaudissement !


Sur ces paroles, elle descendit de l'estrade tandis qu'une musique romantique commença à résonner dans la salle de réception.
Elle quitta la salle, laissant aux invités le plaisir de savourer ce moment...
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Ça faisait une paye que j’avais pas foutu les pieds sur une piste de danse, ou que j’en avais tout simplement approché une. Depuis mon mariage en fait. Jessica tenait absolument à son ouverture de bal suintant de romantisme et de cliché. Elle avait commandé un moment, je cite, magique et parfait. Mouais. Facile de dire ça quand on a l’élégance d’un blobfish et la finesse d’un troupeau d’éléphants africains. Je ne parle pas de moi, mais de la femme que j’avais acceptée d’épouser à l’époque. Elle avait beau faire la fille bien gracieuse et fraiche, on les sentait bien ses gros sabots quand elle essayait d’aligner deux pas en soirée. Elle était aussi raide qu’un bâton carré dans le cul et aussi gauche qu’un communiste. Pour être tout à fait franc, je ne saurais pas dire si c’était plutôt drôle ou très affligeant. Disons que j’optais alors pour le repli tactique et me faufilais dans un coin quand Jessica prenait le risque d’endiabler la piste de danse, ou de la ruiner au choix. Je me remplissais un verre et attendais que cet instant passe. Le temps pouvait se faire bien long par moment… Bon heureusement, j’avais jamais trop de mal à me planquer dans la foule. C’était chiant et oppressant mais il fallait bien ce qu’il fallait. Je restais tapi dans l’ombre en me faisant le plus discret possible et ça le faisait. Ça c’était quand j’avais de la chance, ce qui, dans mon cas, n’arrivait pas souvent. J’ai sûrement dû causer la mort d’une pelleté de chatons pour me coller une poisse pareille. Le karma a une sérieuse tendance à m’envoyer me faire foutre, c’est légèrement chiant. Le scénario le plus courant le voici : moi me faisant traîner au centre de la pièce par deux filles beaucoup trop enjouées (ou alcoolisées), et devant me démerder pour ne pas mourir de honte. Encore Olivia ça va, même si niveau équilibre c’est pas trop ça, mais Jessica… que c’est moche… Une girafe boiteuse. Boiteuse et bourrée. Le tableau que ça fait. Plus bizarre qu’un mélange entre Dalí et Picasso. Bref, je parvenais à me sauver au bout de deux ou trois chansons grand max. Les filles, toujours aussi euphoriques, continuaient de gesticuler frénétiquement sans s’occuper de moi. Ça me laissait un peu de tranquillité et de répit, le temps de me remettre de cette torture. Le mariage s’annonçait… fameux. Figurez-vous que Jessica avait travaillé sa danse avec ma grand-mère, celle qui vient d’Allemagne. La vieille femme était une ancienne prof de danse. Elle m’avait appris quelques trucs quand j’étais ado, notamment la valse. Ça tourne ce truc bordel. Elle m’avait également montré comment bien placer ses bras, ses pieds, comment danser en rythme etc… Mon premier slow je l’ai fait avec elle quand elle m’enseignait les bases. La tristesse. Certains enlacent leur amour de jeunesse, moi je faisais de mon mieux pour être synchro avec ma grand-mère. Enfin bref, grâce à elle, je me démerde en danse et l’ouverture de bal n’a pas été le supplice que j’avais imaginé. C’était pas parfait mais ça aurait pu être pire.

Depuis ce jour où j’ai enfilé cette bague, je n’ai pas redansé. Pourquoi ? Bah, en quelle occasion ? Ça ne fait pas partie de mes passe-temps et je n’arpente pas Londres pour égayer le cœur des Hommes avec mes pas de danse. J’assiste à quelques soirées et anniversaires, mais je laisse toujours une certaine distance s’instaurer entre moi et les personnes parties balancer leur corps au gré de la musique. C’est pas comme s’ils avaient besoin de moi après tout. C’était leur moment à eux, c’est tout. Ce soir ne faisait pas exception. Les notes emplissant la grande salle décorée donnaient le rythme aux plus téméraires venus animer la soirée. Certains s’amusaient, leur visage rayonnait. D’autres semblaient être là par dépit, comme si on leur avait forcé la main. Héhé, je compatis, je compatis. Bon courage. Contre mon mur, je pris une gorgée de mon verre. Un seul verre, je refuse de chanter en Allemand ce soir. En sortant mes lèvres rouges (urgh) de la coupe, je capturai un regard qui me passa furtivement dessus. Euh… Mauvais choix de mots. Bref. Malgré le costume, je reconnus ces yeux de connard et je ne pus retenir une grimace de dégoût. T’es sérieux Wells ? Comme si j’avais besoin de ça sérieusement… C’est ça, dégage gros dégueulasse, ou t’auras mes talons au cul. Pervers. Pour ton bien merdeux, range tes yeux. Putain, bois pour oublier ça Jamie, bois. Oh bordel… Et j’ai envie de vodka maintenant, pile le soir où j’ai décidé de me limiter. Putain de karma.

Le temps passa, le volume augmenta et la température aussi. Vous faites pas de fausses idées, j’ai rien repris. Non, il fait vraiment chaud dans cette pièce. Il y avait du monde, ça se bougeait, pas étonnant que l’air soit devenu plus étouffant et nauséabond. J’étais plusieurs fois retourné me servir de l’eau pour ne pas me dessécher sur place, en manquant de me casser la gueule plusieurs fois. Je venais me replacer dans mon coin entre chaque voyage et scrutais l’assemblée en sirotant doucement ma flotte. Il fallait bien surveiller la cohue après tout. A ce stade de la soirée, je me doutais bien que certaines personnes m’aient reconnu. J’évitais de me voiler la face pour ne pas être trop déçu. Toutefois, je caressais l’espoir que peu de gens y soient parvenus. Laissez-moi rêver quand même. Alors que je finissais mon dixième verre, la nana des délégués apparut sur l’estrade installée en évidence. Elle avait une enveloppe à la main. Merde. Le concours. Pitié non. Si Dieu existe, faites qu’il me sauv… Merde. Putain de chiottes. Je t’emmerde Dieu. Oh bordel de merde de chier de con. C’est pas vrai. Moi. Et l’autre De La Croix. Franchement, comment bien se faire niquer… La gamine qui venait de signer mon arrêt cardiaque quitta les lieux alors que mon visage perdit toutes ses couleurs, enfin, le peu de couleurs qu’il a. Mais, je peux pas y aller. C’est débile et humiliant. Putain, vous avez vu ma gueule ? Et puis danser avec le lapin là, merci mais non merci. Alors que je commençais à reculer pour fuir l’issue fatidique qui semblait se profiler, une musique se lança. Vous vous foutez de moi ? Les regards se tournèrent alors vers moi, je n’aurais pas dû bouger. Fuck fuck fuckity fuck. Bordel. Va bien te faire foutre le karma. Je soupirai, résigné. Apparemment, filer à l’anglaise n’était pas au programme. Putain. Bon… C’est l’histoire de cinq minutes à peine, c’est ce qui faut se dire. Cinq minutes à danser avec un élève en étant habillé en maid. Pas du tout embarrassant. Aller Willow, on se sort les doigts du cul. Je pris une inspiration discrète, déglutis et m’avançai. Je sentais les yeux lourdement posés sur moi alors que je marchais. Enfin, alors que j’essayais de marcher. PUTAIN DE CHAUSSURES DE MERDE ! Bon vous savez quoi ? Aucune dignité. Je me baissai et jartai ces pompes de l’enfer de mes pieds avant de les balancer dans un coin. J’étais redescendu, beaucoup mieux comme ça. Manquerait plus que je me casse la gueule, la cerise sur ce gâteau de merde. Je m’approchai de mon cavalier, sans chaussures du coup, et plantai mon regard froncé sur sa face de lapin. Je le dévisageai quelques secondes avant de refermer avec réticence l’écart qui nous séparait. Je saisis une de ses mains et posai ma droite sur son épaule. Mon expression se durcit et mon murmure grave se fit sévère.


« Ta main droite, sur ma taille, magne-toi, grinçai-je, agacé. Je peux te guider si t’es pas capable de prendre les rênes. Tu me marches sur les pieds, je te fais bouffer tes oreilles, pigé De La Croix ? »

Bon, un slow ça devrait être à sa portée quand même. Nan mais qu’est-ce que j’espère franchement ? On parle de la feignasse qui vient enfiler des perles dans mon cours sans pression. Pourquoi est-ce que je m’obstine à essayer de rester optimiste… Ces cinq putains de minutes ne seront pas fameuses, autant se le dire. Je m’en fous, j’irai prendre un verre de vodka après ce fiasco. Je ne peux que serrer les fesses et essayer de pondre une danse pas trop dégueulasse. Aller Whitney, donne-moi la force de sauver les quelques meubles qui restent. 


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Le bal masqué. [Event]

Je me réveillai, un peu groggy, après une longue sieste. Je m’étais endormi sans m’en rendre compte après avoir pris une douche. Je regardai l’heure. Près de minuit. Le bal devait avoir commencé depuis un petit moment. L’envie de rester dans ma chambre et regarder un film était bien là, mais j’avais déjà reçu mon invitation et je n’allais pas rester de mon coin toute la soirée. Vu ce qui était écrit sur ma carte, je me doutais que la soirée allait être intéressante alors autant bien y aller, hein ! J’avais l’habitude de participer aux événements et y passer inaperçu, rien de bien différent.

Je me levai et m’habillai confortablement, prenant seulement la peine d’attacher mes cheveux. En moins de 10 minutes, j’étais sorti de ma chambre et je me dirigeais déjà vers la salle de réception. Tout à coup, je vis des élèves costumés passer à côté de moi, pressés de rejoindre le bal. Ah ouais… Un costume… J’avais oublié ça, moi. Je regardai autour de moi, cherchant n’importe quoi pouvant me servir de costume. Mon regard tomba sur un bandeau surmonté d’oreilles de chat. That will do. Je restai près de mon objectif une dizaine de minutes, m’assurant que personne n’allait le réclamer. L’objet avait dû être abandonné là, car son propriétaire ne se pointa pas. Ni une, ni deux, je saisis les oreilles de chat et les enfilai. J’interceptai des bourgeoises au hasard et leur empruntai un eyeliner pour me dessiner un nez et des moustaches de chat. Vite fait, bien fait.

J’entrai dans la salle, remarquant immédiatement le prof de français et Léonard, un bourgeois d’un an mon cadet, en train de danser ensemble. Je ne voulais même pas savoir comment c’était arrivé. Je me mis immédiatement à longer le mur, observant ce que les autres faisaient. Pour tout résumer, il y avait les gens qui buvaient, ceux qui dansaient et ceux qui se tenaient à l’écart. Le classique dans tous les évènements, quoi. Moi, bah je longeais le mur sans m’arrêter. Enfin, jusqu’à ce que je fonce dans une fille. Je la regardai de haut en bas, fixant de façon évidente sa poitrine. Bah quoi ? C’était à elle de pas s’habiller en lapine, hein. Après avoir vu ce que j’avais à voir, je regardai finalement son visage. Je crois l’avoir déjà vu dans l’académie quelques fois. Je ne me souvenais pas du nom, mais elle était plus jeune et je me rappelais bien l’avoir vue avec un ruban noir. Meh. Une modeste. Sans même m’excuser, je lui lançai :

- T’aurais pu bouger du chemin.

Ouais, ouais, je sais, c’est moi qui n’avait pas regardé où j’allais et lui avais foncé dedans par accident, vous allez me dire, et vous auriez raison. C’était totalement de ma faute, ben oui, mais ça, ce n’était qu’un léger détail que personne n’avait besoin de savoir. J’étais un bourgeois, pas question de m’excuser à une modeste alors la seule solution qu’il me restait était clairement de lui faire passer ça sur le dos. Bah quoi ? Il faut bien quelqu’un pour porter le blâme ! Et ce n’était certainement pas moi qui allait le prendre. J’avais bien l’intention de tout nier, quitte à agir en parfait trou de cul. De toute façon, je n’étais pas là pour me faire aimer des modestes, quoique je n’avais pas exactement l’intention de me faire haïr non plus… Eh ben… Too bad !


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Tu te sentais tellement mal à l’aise face à la cantinière, et surtout, tu n’avais aucune idée de comment gérer la situation et surtout de t’en fuir. Tu en venais presque à prier les dieux pour que quelqu’un débarque te sauver le fessier. Car, clairement, il y avait des chances pour que celles-ci passent à la casserole si personne n’interférait dans votre conversation. Et les Dieux t’entendirent de manière claire et précise.
*Thanks God* fut ta première pensée en entendant Wylia. Un sourire aux lèvres, tu la saluais joyeusement, sans savoir comment la remercier sans attirer les foudres d’Olga. « Hé bien, miss mathématiques, ça va bien et toi ? » demandes-tu. Et alors que tu attrapais une boison sur le plateau d’un serveur qui passait par là et que tu en mettais une gorgée en bouche, tu entendis la question que la jeune prof posa à Olga. Cela valut un crasha littérale sur le côté avant de t’excuser rapidement. « J’ai avalé de travers, désolé. Scotty est très beau en effet ! Un vrai beau gosse… et il va aller continuer de terroriser les élèves, n’est-ce pas Scotty ? » Comment, tu tentais désespérément d’empêcher Olga de parler ?Parce que tu pensais vraiment que cela allait fonctionner ? T’as de l’espoir mon brave !

« Non, je n’ai personne ma chère Wylia, mais sachez que quelqu’un m’intéresse et que j’espère, l’intérêt est réciproque. » s’exclame-t-elle joyeusement, tout en lançant un regard plein de sous-entendus dans ta direction, te faisant piquer un far. On peut le dire, tu te sentais vraiment pas top là de suite. « Hé bien, Olga, je vous le souhaite. Je suis sûre que cela doit être un homme charmant. Pour ma part, j’ai rencontré une femme, une journaliste, je dois d’ailleurs la rappeler demain, pour lui donner un rencard. » Et tes dernières paroles firent mouches, en voyant le visage d’Olga se décomposer, tu en eu presque mal au cœur. Presque. Mais il faut dire que si tu avouais que c’était un mensonge éhonté, cela aurait sans doute le même effet. « Et sinon, mise à part ses histoires d’amour… que racontez-vous de beau mesdames ? » Et hop, changement de conversation, ni vu ni connu. T’es fier de toi hein ? Patate.


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Léonard attendait une réaction de la part de son... Euh... Amie ? Pouvait-il vraiment l'appeler comme ça ? Était-elle vraiment sa toute première amie ? Amie au féminin, bien entendu. Des amis, il en avait, à commencer par Andrew. Peut-être était-il ami également avec son colocataire ? Après tout, les deux camarades s'entendaient plutôt bien, et il en était assez fier. On ne savait jamais sur qui on allait tomber, si on allait apprécier une année entière aux côtés d'un total étranger. Heureusement, il savait d'avance qu'il n'allait pas tomber sur un kéké des plages, qui l'aurait déjà tutoyé comme s'ils étaient des « frères » et qui l'aurait, à n'en point douter, voler. Après tout, la Hampton n'était pas n'importe quelle académie dans laquelle tout le monde était pris sans discuter.
En même temps, il avait eu peur de tomber sur un gars prout prout, qui pense être au dessus de tout le monde sans oublier de les rabaisser et qui se la pète parce que « papa et maman lui payent tous ses caprices ». Il était persuadé que ce genre de gars devaient bien exister dans l'académie. Mais Dieu, en qui il n'a jamais cru, a confié à Léonard de la chance pour avoir un colocataire aussi relax.

Alors que Léonard s'apprêtait à traîner de force sa... Son amie... Enfin bref, Solveig quoi !
Alors que Léonard s'apprêtait à traîner de force Solveig aux buffets pour se rafraîchir, la musique se fit plus timide. On voyait la Déléguée en chef sur l'estrade, puis elle parla dans le micro.
Léonard fut happé par sa prestance. Elle avait un charisme, c'était dingue. Personne n'osait plus parler, le calme s'était propagé si rapidement... Léonard était admiratif. Il aurait aimé avoir une telle aura. C'est exactement le genre de personne à faire taire une assemblée sans dire le moindre mot. Juste elle vous regarde, et vous comprenez.
On la voyait rarement, mais quand elle était là, on le savait. On se sentait.

Son discours commença. Le cœur de Léonard tambourina dans sa poitrine. Il espérait qu'il ne soit pas choisi. Après tout, danser avec une fille, c'était le pire pour lui, et la seule avec qui il était "à l'aise" c'était Solveig. Or, elle dansait comme un phoque en fin de vie. Ce n'était donc pas une bonne idée.
De toute façon, quelles chances avait-il d'être élu ? Très peu. Il n'était en aucun cas le meilleur costume de la soirée.

Elle brandissait l'enveloppe. L'enveloppe de la vérité. L'enveloppe qui renfermait le nom des gagnants.
Léonard priait au fond pour ne pas être choisi.
Et plus elle monologuait, plus la nervosité grimpait en lui.

Et finalement... L'annonce des résultats. Le cœur de Léonard s'arrêta en entendant son nom. Il n'y avait aucun doute possible, il était le seul lapin d'Alice ici. Les yeux voyageaient entre lui et son professeur. Enfin, ce qui était sensé être son professeur déguisé en soubrette. Léonard sentit son cœur remonter dans sa gorge. Il voulait vomir. Déjà que l'entente entre les deux était pas forcément bonne, alors si en plus ils devaient danser ensemble... Il préférait danser avec Solveig, le phoque ivre mort.
Et pourtant, c'était Jamie Willow qui s'avançait vers lui. Léonard se raidit. S'il avait ne serait-ce qu'une occasion de s'enfuir, il le ferait avec grand joie. Et pourtant, une idée lui traversa l'esprit. Et s'il le prenait comme un défi ? De toute façon, s'il s'enfuyait, il était pris pour un lâche carrément pas drôle, et s'il dansait avec son professeur, ça aurait le mérite de faire rire l'assemblée pendant une semaine voire deux pour les plus lourds des élèves.
Cette réflexion eut pour effet de le détendre alors que la musique romantique continuait toujours de remplir la salle.

Monsieur Willow, ou bien la soubrette Jamie, amena Léonard contre "elle" et l'asséna d'un :

« Ta main droite, sur ma taille, magne-toi. Je peux te guider si t’es pas capable de prendre les rênes. Tu me marches sur les pieds, je te fais bouffer tes oreilles, pigé De La Croix ? »

Léonard se pencha un peu, un sourire amusé sur les lèvres. Il s'autorisa :

" Je ne suis pas mauvais danseur, mademoiselle. "

Il riait intérieurement. C'était, à cet instant, un véritable gamin. Il avait réussi à trouver le moyen de se détendre. Et puis, ce n'était qu'un slow. Rien d'alarmant.
Il posa donc sa main sur sa taille et commença sans plus attendre la danse. Ce n'était pas très compliqué, il posait un pied sur le sol, mademoiselle Jamie faisait de même si elle ne voulait pas s'effondrer sur le sol et donc être à l'affiche des rumeurs pendant plus d'un mois. Surtout qu'un professeur en soubrette qui se rétamait comme un gland, ça c'était de la rumeur en béton armé. Ça allait perdurer, pour sûr. Alors que lui serait tranquille... Il serait même le héros qui a fait tomber cette chère soubrette.
Il en riait d'avance.

Cependant, il savait que les répercutions pendant les cours seraient graves, donc il ne dit rien et ne fit rien. Il se contenta de la faire virevolter.
En toute honnêteté, Léonard n'était pas un excellent danseur. Il était surtout un bon cavalier... Pour l'équitation. Mais le slow, ça, il savait faire. En même temps, une danse un peu molle collé à quelqu'un, ce n'était pas non plus la salsa.

Bon. Être collé à Jamie, c'était rigolo deux minutes, mais cinq ?! Bon sang, ce que le temps était long. Puis, personne n'osait venir sur la piste de danse, tout le monde les observait. Léonard inspira, puis expira. Il allait se faire allégrement chier. Il savait déjà que Andrew prenait soin d'immortaliser ce moment. Il ne le connaissait que trop bien, il ne prit même pas la peine de vérifier.
En revanche, cette danse était vraiment répétitive. Un pied en arrière, et puis peut-être en avant histoire de faire chier aussi Jamie la soubrette, histoire d'ambiancer un peu. Tout ce qu'il espérait, c'était qu'elle ne fasse pas comme toutes les filles : poser sa tête sur le torse du garçon. Là, il ne prévenait de rien de ce qui pouvait arriver par la suite.

Quatre minutes de passées. Il n'avait qu'à tenir une minute, et déjà les gens en avaient probablement assez de regarder deux personnes danser.
D'ailleurs, pourquoi cinq minutes ? Pourquoi pas trois, comme la plupart des musiques.
Et c'est là qu'il eut une autre idée.
Au moment où la musique s'estompa petit à petit, désignant la fin de ce calvaire, Léonard se mit à éclater de rire. Alors qu'il était toujours collé à son professeur, Jamie Willow.
La musique désormais éteinte, il finit de rire en s'essuyant les yeux, puis s'éloigna en lançant un :

" On se retrouve en cours, madame ! "

Les représailles allaient être terrible, mais bon, que pouvait-il faire de plus ?
Il sourit jusqu'à rejoindre Solveig, son... Bref, une fille quoi.


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Le bal masqué

Leopold était mal à l'aise. Très, très mal à l'aise. Cela ne lui ressemblait pas pourtant, lui qui arrivait à parler à tout le monde, qui gardait son calme en toute situation, qui souriait à tous, même ceux qui avaient pu lui nuire par le passé… Lui qui arrivait à faire croire que tous ces sourires, ces gestes de connivences, ces encouragements étaient sincères. Et pourtant, ce soir, il se sentait comme un poisson sur un gril -c'est à dire pas du tout à sa place-.

Premièrement, si vous le ne saviez pas déjà, il détestait les endroits clos où il était susceptible de se retrouver au milieu d'une foule ; encore plus quand la salle était surchauffée, entre le chauffage et la chaleur des corps qui se mouvaient plus ou moins (surtout moins que plus) gracieusement sur la piste de danse.

Deuxièmement, il n'appréciait absolument pas la voix sucrée d'Anna Dawson, dite Nana, qui semblait se sentir obligée de lui souffler dans l'oreille pour lui parler de choses plus inintéressantes les unes que les autres. Et il appréciait encore moins le fait de devoir lui répondre, un sourire hypocrite aux lèvres.

Et enfin, troisième, dernière et principale raison de son mécontentement, il entretenait en ce moment précis une haine profonde pour les Délégués et leurs petits jeux de manipulation, grossiers, mais efficaces. Il avait trouvé le matin-même dans son casier un défi à réaliser, et la lecture seule l'avait effrayé. Il allait vraiment être obligé de faire… ça ? Impossible ! avait crié son cœur ; Impensable ! avait avait appuyé son dégoût. Et pourtant, il le faudra bien si tu souhaites rester dans les petits papiers des Délégués, avait rétorqué son esprit, tranchant.

La soirée était déjà bien entamée, et Leopold n'avait toujours pas fait un geste pour réaliser son défi, pesant le pour et le contre. Quand la présidente des Délégués, Ariana, monta sur scène, il applaudit poliment, n'écoutant qu'avec très peu d'attention les résultats. Il n'avait jamais été élu, et il espérait bien ne pas l'être ce soir non plus ; une danse à part était réservée à ou aux heureux gagnants, et il n'avait absolument pas l'intention de danser avec qui que ce soit. Enfin…

Il tiqua néanmoins lorsqu'il reconnut le nom de son colocataire parmi les deux gagnants de la soirée, avec… Willow ? Le prof de français assez déprécié par les Élites que Leopold fréquentait ? Non, il avait dû mal entendre, ça n'avait pas l'air d'être du style de ce prof de participer à ce genre de mascarade… Lorsque que le couple “d'heureux élus” entra sur la piste de danse, Leopold réussit effectivement à reconnaître Léonard, mais la jeune fille avec qui il dansait ne lui faisait pas vraiment penser au professeur de français… Après, il fallait préciser que Leopold ne portait pas ses lunettes, et qu'il n'avait jamais eu le professeur en cours ; il l'avait à peine croisé quelques fois dans les couloirs. Bah, j'ai dû mal comprendre.

Et, alors que tout le monde semblait accaparé dans l'observation de couple atypique, une soubrette et un lapin, Leopold l'aperçut. Qui ? Elle, voyons, qui d'autre ?

Elle était… ridicule. Même s'il en avait eu envie, il n'aurait pas pu expliquer clairement pourquoi. Bien sûr, il aurait pu énumérer ses cheveux blonds collés par la sueur, son short ridiculement petit, son chapeau incroyablement moche, ses joues rosies et luisantes, ou sa manière terrifiante d'avoir l'air seule et perdue, comme toujours. Mais tout cela n'arrivait pas à décrire le taux de gêne qu'elle diffusait autour d'elle ; c'était un tout, pas un simple succession d'éléments.

Soudainement plus motivé par l'exaspération que lui causait Anna que par la crainte de représailles des Délégués, il prit son courage à deux mains, salua l'Elite et partit en direction de la blonde. Il marchait d'un pas tranquille et dansant à la fois, sa démarche assurée agissant comme un sésame, écartant la foule devant lui telle Moïse devant la mer rouge. Il était assez sobrement déguisé, comme les années précédentes, mais avait opté cette fois-ci pour quelque chose d'assez… révélateur sur ses véritables intentions, sans que personne ne puisse réellement s'en douter. Il portait un smoking classique, blanc d'un côté, noir de l'autre, sa cravate dorée d'Elite créant la démarcation entre les deux côtés opposés. Son maquillage, lui, était minimaliste, inspiré par une fusion du masque de la Comédie et celui de la Tragédie ; il avait donc un visage asymétrique riant d'un côté, pleurant de l'autre. Anna, puisque c'était elle qui avait confectionné son costume et qui lui avait appliqué le maquillage, avait souligné certains de ses traits d'un coup de peinture dorée, donnant à ses yeux une allure féline, d'une profondeur captivante.
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Dernière édition par Leopold Stern le Mar 10 Juil - 11:34, édité 1 fois

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ThisIs Halloween, everybody make a scene Trick or treat till the neighbors gonna die of fright It's our town, everybody screamKarl sirotait donc son Ice Tea depuis une vingtaine de minutes, dévisageant de façon peu avenante tous les élèves qui passaient devant lui. Le temps passant, son indifférence avait fait place à un vif ennui, qui le mettait de très mauvaise humeur. Il n'avait pas envie d'être là, et si son contrat l'y obligeait, rien ne stipulait qu'il devait faire semblant de prendre du plaisir à faire partie de cette sombre blague. Putain, quand je pense que je pourrais être ailleurs… Une petite voix fort désagréable, qui ressemblait étrangement à celle du professeur Willow, lui rappela cependant qu'il n'aurait eu nulle part d'autre où aller passer cette soirée d'Halloween. Il n'avait plus de potes depuis cet été, Summer n'était sûrement pas disponible -elle était bien trop branchée pour passer une soirée avec un type comme lui-, et passer la soirée de la fête des morts en tête à tête avec son père croyant… Non merci. Au final, il aurait sans doute fini par regarder un Harry Potter en se gavant de bonbons, pour compenser le manque d'herbe. Su-per-be soirée en perspective, critiqua  la petite voix, acerbe.

Il fut tout à coup surpris par l'arrêt subit de la musique, qui n'était pas franchement excellente, et par la montée d'une jeune fille sur l'estrade… De là où Karl était, il put tout de même reconnaître Ariana Ford, la Présidente des Délégués. Sale conne, pensa-t-il instinctivement. Il ne supportait pas les Délégués et tout ce qu'ils représentaient, et elle… elle… Elle était, de par son rôle, l'incarnation même des inégalités qui sévissaient à Hampton. Elle était la crème de la crème de la pédanterie, la figure de proue des privilèges, de l'intolérance 24 carats. « Tchh », laissa-t-il siffler entre ses dents.

Mais son ennui et sa colère firent très rapidement place à un désarroi très, très, très profond lorsque la présidente des Délégués annonça le nom des gagnants du vote : « Veuillez accueillir sur la piste de danse Le Lapin d'Alice, Léonard de la Croix, et la soubrette, Jamie Willow ! Un tonnerre d'applaudissement ! »

Non. Non. J'ai dû mal entendre. Ou alors c'est une autre soubrette. Ce n'était pas lui. Pitié, Seigneur, dites moi que ce n'était pas lui.
Karl désemparé, dégoûté, tourna la tête au ralenti, comme dans les films, vers la jeune fille qu'il avait rapidement regardée plus tôt, pour s'assurer que ce n'était pas elle, enfin pas lui. Elle n'était plus de ce côté-là de la salle. Elle est sûrement partie ailleurs, loin d'ici, loin de cette fête moisie et loin de ce prof fou dangereux.
Ses espoirs furent malheureusement contredits très rapidement par l'apparition terrifiante dans son champ de vision de la soubrette… accompagnée de son cavalier, et qui valsaient comme si de rien n'était au milieu de la salle, sous les regards de tous les élèves -et de toute l'équipe éducative-.

D'ailleurs, en parlant d'équipe éducative, c'est une collègue de Karl qui vint le sortir de sa transe. Il était comme figé, en état de choc. Il avait envie de vomir et mourir, et ne voulait plus bouger jusqu'à ce qu'on éteigne la lumière. Mais il savait bien que même dans le noir, il verrait cette vision d'horreur qu'était son ancien prof de français sapé en… servante. Il ne voulait même pas imaginer pourquoi il avait fait ça. Ni même essayer de lui trouver des excuses.
Il était donc figé, quand l'autre surveillante, Cassy, lui claqua virilement le dos tout en le félicitant : « Ah, t'es là Wells ! Sympa, ton costume, le sang est cool. » Apercevant l'appareil photo qui pendait autour de son cou, elle lui conseilla : « Ah, c'est toi qui a l'appareil ? Va donc prendre une photo du couple de la soirée, pour le souvenir ! »

Il tourna la tête mécaniquement vers sa collègue, et lui jeta un regard digne d'un robot-tueur. Heureusement, l'éclairage insuffisant de la salle ne permit pas à Cassy d'apercevoir la lueur de haine et de dégoût qui brûlait dans ses yeux.

Il se déplaça lentement, très lentement, et ne prit qu'une seule photo du couple, sans même s'assurer qu'on les voyait clairement, et il s'éclipsa rapidement. Avec un peu de chance, elle sera floue, pensa-t-il.

Cela faisait longtemps que ça ne lui était pas arrivé, ou plutôt cela faisait longtemps qu'il n'avait pas osé le penser, mais il avait besoin d'alcool. Vraiment. Et de fumer autre chose que des clopes. Ouais. Boire et fumer. Voire les deux à la fois. Ouais, les deux à la fois paraissait être un bon plan, là maintenant, tout de suite.
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Avec l'alcool, la fête est plus folle !
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C'était drôle d'être dans cette salle de réception, de se lâcher comme ça... Elle devait montrer l'exemple face à ses petites têtes blondes, elle devait se montrer responsable et surtout, sobre. Mais rien à faire, elle aimait beaucoup trop l'alcool et la fête. C'étaient bien les seules choses auxquelles elle adhérait des décisions des Délégués. Elle n'avait jamais compris leur utilité, et l'apparition de la présidente l'avait quelque peu refroidie, mais Olga était si drôle huhu.

« J’ai avalé de travers, désolé. Scotty est très beau en effet ! Un vrai beau gosse… et il va aller continuer de terroriser les élèves, n’est-ce pas Scotty ? »

"Avaler de travers", bien sûr. Wylia lui adressa un clin d'oeil à peine dissimulé, mais la dame de cantine était tellement en chien face au professeur de littérature qu'elle ne le remarqua même pas. Wylia nota cette information dans sa tête. Quoique, pas sûr qu'elle puisse s'en souvenir...

« Non, je n’ai personne ma chère Wylia, mais sachez que quelqu’un m’intéresse et que j’espère, l’intérêt est réciproque. »

Wylia avait envie de s'amuser en voyant combien cette bonne vieille Olga était en train de dévorer du regard son ami. Elle but une nouvelle gorgée de ce joyeux nectar et écouta la réponse d'Aiji, légèrement - ou carrément - gêné.

« Hé bien, Olga, je vous le souhaite. Je suis sûre que cela doit être un homme charmant. Pour ma part, j’ai rencontré une femme, une journaliste, je dois d’ailleurs la rappeler demain, pour lui donner un rencard. »

Ce n'était pas très poli, ni même respectueux, mais elle venait d'éclater de rire. Il l'avait totalement devancée. Déjà, il la vouvoyait, c'était mal parti pour elle. Mais il venait d'achever la pauvre cantinière. Elle avait envie de la prendre dans ses bras et de dire :"Tu pensais vraiment que t'avais une chance ?"
A moins que ce soit l'alcool qui allait parler...

« Et sinon, mise à part ses histoires d’amour… que racontez-vous de beau mesdames ? »

Haaaaan, il changeait de sujet. Ou il tentait.
Wylia fit mine de réfléchir tout en finissant son verre - qui avait l'air déjà vide par ailleurs.
Elle finit par hausser les épaules :

" Booooh non, c'est rigolo les histoires d'amour, et c'est ce qu'il y a de plus passionnant !"

Elle n'avait plus très envie de le sauver, en réalité. Elle trouvait la situation hilarante, de voir Olga perdre tout espoir et Aiji essayer de se démêler de cette situation explosive.
Elle allait mettre un peu d'ambiance, ce soir...

" Je suis au regret de vous annoncer que p-personne ne m'intéresse ! Mais dis-nous en plus, Olga ! Promis de chez promis, j'dirai rien !"

Elle leva la main, comme pour prêter serment.
Désolée, Aiji...
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Tu étais pas peu fier de toi. L'invention de cette journaliste était quelque chose de bien, genre.... tu pensais vraiment que personne n'avait compris qu'il s'agissait d'un mensonge tout juste inventé. Et pourtant, tu avais fui du regard en parlant de cette dernière, te sentant quelque peu coupable d'user de ce genre de stratagème pour éloigner Olga. Cette dernière n'avait pas eu l'air très heureuse quand tu en avais parlé. Sans doute était-ce pour ne pas enfoncer le couteau en plus de fuir cette conversation que tu avais voulu tenter sciemment de fuir en tentant de changer de conversation.

Malheureusement, Wylia ne fut pas de cette avis. Et tu n'hésitas pas à lui lancer un regard tout à fait clair dans ce que tu ressentais. TRAITRESSE. Voilà ce que tu avais pensé, pas méchamment évidemment, mais tu étais vraiment désemparé. Surtout en voyant le regard plein de sentiments d'Olga quand elle ouvrit la bouche.

" Hé bien.. je ne sais pas. C'est compliqué je dirai..." commença cette dernière, tandis que tu jetais des coups d'oeil ailleurs, histoire de repérer quelqu'un pour te sauver de ces deux femmes aux envies d'histoires d'amour. " Il est grand déjà, ce que j'aime chez les hommes en général. Les nains, m'voyez, c'est pas avec eux qu'on a de beaux enfants." rigole-t-elle, et te voilà en train de rire jaune. Oui, c'est sûr que cela ne donnait pas la même chose. Mais les gens petits pouvaient être très bien. " Et aussi, il a un sacré humour. Voilà ce qui a fait balancer mon petit coeur. " dit-elle, lançant un regard pétillant dans ta direction. Toi, tu fis un petit sourire, à peine visible, tout en priant pour que quelque chose arrive afin de te sortir de cette mauvaise passe.

Ton regard fut alors attiré par la scène où tu vis monter la présidente des délégués, Ariana. OUF ! Pensa-tu en la voyant, cela signifiait donc qu'une annonce allait avoir lieu. "Mesdemoiselles, je pense qu'on va avoir le droit au résultat du concours !" déclares-tu alors, coupant court à la discussion pour les attirer dans tout autre chose. Et quand tu entendis le nom des gagnants, tu éclatas de rire. Willow la sourbette, c'était MAGIQUE. Tu ne pourrais t'empêcher de le lui rappeler quand tu le croiseras dans la salle des professeurs.

" Seigneur, qui aurait cru voir ce gars-là déguisé en femme hein ? C'est de son humour dont vous parliez Olga ?" demandes-tu alors, tenant ton ventre plein de crampes à force de rire à gorge déployée. C'était pas très correct, mais tu rigolais tellement que tu en avais la larme à l'oeil.


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Date d'inscription : 12/02/2018
Le bal d'Halloween _ défi time


Hayley avait pris la journée à réfléchir à son costume. Elle n'avait pas vraiment envie de se déguiser en quelqu'un d'autre après tout, alors c'était bien compliqué de choisir. Surtout que c'était la première année réellement qu'elle allait le fêter. Elle ressentait une certaine pression de ne pas réussir à s'en sortir comme elle le voulait ou simplement, de réussir à ne pas faire de bêtise cette fois. Pas comme à la cérémonie d'entrée, avec ce jeune homme dont elle avait oublié l'existence d'ailleurs depuis.... et lui aussi, vu qu'ils ne s'étaient pas recroiser. Tant mieux, pensait-elle alors. Si elle venait un jour à le recroiser, elle ne saurait même pas comment se comporter. Enfin bref. Elle était toujours plantée là, devant sa garde-robe. Plus tôt, elle avait vu Solveig partir dans sa tenue plutôt réussie à son goût. Sa coloc et amie avait quelque chose de spécial, que tu appréciais particulièrement. Tu lui avais promis de la rejoindre plus tard au bal. Sauf que ben... cela faisait un moment maintenant que le bal avait commencé. On peut dire qu'elle n'était pas très à l'heure...comme le premier jour.

* Bravo, tu vas encore te faire remarquer..." pense-t-elle tandis que, finalement, elle attrapa quelques vêtements, se transformant en diablotine mignonne. C'était mieux que rien, avec un petit de maquillage ça allait bien donner, elle en était persuadée. Enfin, tout du moins, elle l'espérait. Elle ne traina pas plus longtemps et enfila rapidement sa tenue. Un coup de blush et d'eyeliner plus tard, elle put enfin sortir de la chambre et marchait droit en direction de la salle de réception. Tu pénétras derrière un serveur, histoire de ne pas attirer l'attention sur ton entrée tardive. Par chance, il était encore temps de t'inscrire au concours de costume. Tu y notas ton nom sans grande conviction de gagner. Après tout, on ne te connaissait pas vraiment ici. Tu avais plus de temps dans la bibliothèque ou ta chambre, plutôt que de te faire des amis ici. Chose qui ne te dérangeait pas vraiment dans le fond, ne voulant pas revivre ton passé et les trahisons de l'année dernière.

Enfin bon, une fois son inscription conclue, elle se dirigea vers le buffet, voulant prendre de la nourriture suite à la faim qui tiraillait son estomac. Il faut dire qu'elle n'avait rien avalé de la journée non plus, comme si cela lui était passé au-dessus de la tête. Plusieurs bouchées plus tard, elle observait toujours le monde dans la salle. Elle se sentait comme une souris ici, comme si le monde avait oublié son existence. Elle regardait Solveig dansait, s'attardait à juger chacun des déguisements, dont celui du professeur de français en sourbette. Si elle n'avait pas vu son visage, elle ne se serait même pas doutée de qui il s'agissait.

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Elle n'avait pas vraiment bouger de place, observant toujours le monde, buvant et mangeant gratuitement. Elle attendait toujours les résultats du concours, se demandant qui dans cette foule aurait la chance de monter sur la scène. Voulant socialiser, elle s'apprêtait à rejoindre le peu de personnes qui dansaient quand la voix de la présidente des délégués se fit entendre dans la salle.

*Trop tard pour se faire un ami ce soir* pensa-t-elle, ou tout du moins, pour l'instant. Il faut dire que c'était l'heure tant attendue des résultats et l'impatience de la rouquine rejaillit rapidement. Elle écouta et poussa un long soupir de déception. Elle n'avait pas réussi à atteindre le coeur de ses camarades et professeurs pour être la grande gagnante. Ce fut le Lapin d'Alice et la Sourbette les grands gagnants.

Certes, elle n'avait pas gagné, mais la scène qui se déroula sous ses yeux lui donna quand même une certaine satisfaction. Et si elle avait été en cours avec Monsieur Willow, sans doute n'aurait-elle pas hésiter à un moment donné à lui rappeler cet événement.  

Maintenant que c'était passé, elle devait se reconcentrer et trouver une cible pour son défi. Ce dernier n'était pas très folichon, mais il fallait bien ne pas se mettre à dos les délégués... qui sait dans le fond de quoi ils étaient capables ? Personne ! Elle avait entendue de nombreuses rumeurs à leur sujet, mais chacune ne lui disait rien qui vaille. Alors, elle se remit à observer la foule, cherchant quelqu'un de trop occupé pour faire attention à elle.



Codage par Libella sur Graphiorum


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Hampton Academy

TAYLOR
Hayley
21/01/2002
chambre : G.01
classe : YEAR 12 - Eco - Maths - Litt - Sc - Socio
club(s) : Danse , Arts Appliqués


elle te cause:
Hayley cause en #ff3300 et pense en italique
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