Rich Harassment


Un problème de compréhension. Alors ouvre un dictionnaire mon ami.

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La jeune Marston a décidé d'aller passer "un peu" de temps dans son lieu favori : la bibliothèque. Inutile de rappeler son amour pour les livres, ça je pense que maintenant, chers lecteurs, vous y êtes habitués, voire même accommodés. Bref, notre petit lectrice était sur le chemin en direction du saint lieu.


Qu'avait-elle prévu de faire aujourd'hui à la bibliothèque ? En premier lieu rapporter quelques ouvrages que la jeune fille avait empruntés. Puis ensuite, sûrement en emprunter d'autres. Puis aussi en profiter pour avancer ses devoirs.


Une fois arrivée sur place, l'adolescente salua la responsable et le reste du personnel qui la connaissait très bien. Car oui, en plus d'être une tête régulière, la jeune Brook est assistante bibliothécaire (bénévolement). Le bonheur et la joie que cela lui procure de passer une bonne partie de son temps libre parmi tous ces ouvrages. Tous apprécient énormément la jolie demoiselle, son enthousiasme aiguille le personnel qui ne doute pas du brillant avenir qui attend la jeune fille. Ils leur arrivent de spéculer sur l'avenir de la petite, un petit jeu entre eux, dont la petite Brook n'est pas au courant.


Une fois qu'elle fit son échange de livres, la jeune fille alla s’installer à une table. Quelques minutes après s'être confortablement installée et concentrée dans sa lecture, un jeune homme vient l'aborder.


Jeune homme : " Eh Brook, ou book c'est pareil. "


Surprise par une telle agression, qu'avait-elle bien pu lui faire pour mériter cela ? Absolument rien à sa connaissance, surtout que la jeune fille est plutôt du genre timide à rester dans son coin et à n’embêter personne, contrairement à son grand frère qui est une grande gueule. Un peu déboussolée, la petite lectrice demande ce qui lui vaut cette agression.


Bien le bonjour. En quoi puis-je aider ? Et surtout pourquoi tant d’animosité ?

Jeune homme : " Justement, c'est comment tu parles qui me saoule. Et pas que moi, c'est quoi ton délire ?! Tu fais la bourge ?! Tu te crois supérieure ?! T'es qu'une pauvre fille, franchement tu me fais pitié. T'as l'air débile de parler comme ça. Alors maintenant tu arrêtes. "


Je suis navrée que ma diction vous laisse de marbre. Mais j'ai toujours été ainsi. Vous venez m’agresser tel le couoir que vous êtes. Je ne puis que vous conseiller d'ouvrir un simple dictionnaire, afin de comprendre la subtilité de mes propos.


Jeune homme : " Ta gueule. J'ai rien compris mais clairement tu m’insultes. Alors arrête de faire la meuf, t'es ridicule. Avec mes potes on dit que tu baises avec tes livres haha. "


Le jeune imbécile se met à rire au nez de la jeune fille qui affichait une mine bien triste. Blessée par les paroles méchantes et gratuites du garçon, la petite Marston ne s'attendait pas se que certaines personnes pensent ça d'elle. Son regard essayait de fuir le plus possible la silhouette du jeune homme pendant qu'il continuait à lui cracher son venin.


Jeune homme : " Oh tu m'écoutes ?! Fais pas genre, tu vas me sortir quoi maintenant ? Anticonstitutionnellement ? Pauvre fi... "


Il se fit coupé d'un coup par une autre personne.


Dernière édition par Brook Marston le Lun 14 Mai - 23:58, édité 2 fois



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On pouvait dire ce qu’on voulait, je connaissais bien les divers recoins de Hampton désormais. Je l’avoue, mes débuts en termes d’orientation dans l’établissement n’avaient pas été des plus reluisants. Je m’étais paumé un nom incalculable de fois, mes errances de zombie dans les couloirs étaient monnaie courante et je me plantais de salle une fois sur deux. Ma rentrée en tant que prof avait des airs de déjà-vu et m’avait rappelé le début de mes années de lycée. Tourner en rond dans les différentes ailes du bâtiment, repasser devant les mêmes portes, voir un couple se peloter tranquillement au niveau des toilettes… Attendez, quoi ? Ouais je vous cache pas que mes petits détours impromptus m’avaient fait assister à des trucs que je préférerais oublier. Comme quoi ? Oh bah du genre une nana à deux doigts de goûter la sucette d’un gars. Ce type d’image qui te laisse un peu comme un con quand t’étais pas prêt à te la prendre dans la gueule. Disons que plusieurs questions se posent : C’est bien ce que je pense ? Mais putain de merde, pourquoi ? Y a tellement plus romantiques comme endroits alors pourquoi le faire au détour d’un couloir, derrière la porte des chiottes ? Ça les excite les relents de merde et le bruit des séchoirs automatiques ? Et si quelqu’un vous tombe sur le coin de la tronche, vous faites quoi ? Navré mademoiselle mais c’est pas un truc que t’avales comme ça style de rien pour effacer les preuves, va falloir trouver autre chose. Bon une fois le tri dans ma tête fait, j’avais bien sûr calmé les ardeurs des deux lapins fétichistes des WC. Je venais d’être embauché et j’étais à la bourre donc c’était pas trop le moment pour des représailles de monstre. J’avais simplement dit au gamin de ranger son… truc et de dégager de là avec sa copine. Bon avant de les virer, je leur avais demandé de m’indiquer la direction de ma salle. Quoi ? Vu leurs tronches rendues écarlates par la honte, j’aurais pu leur demander de me reproduire le lycée en allumettes, ils l’auraient fait alors demander mon chemin, c’est pas grand-chose. Je me demande combien il aurait fallu de tubes de colle d’ailleurs… Bref, grâce à l’aide des deux fornicateurs, j’avais rejoint ma classe dans les temps, pas aussi en avance que je l’aurais espéré mais dans les temps. Cette « expérience » ne fut pas un cas isolé, j’avais surpris une nouvelle fois ces deux mêmes morveux en train de se faire plaisir au même endroit. Comme c’était pas un hôtel ici, je les avais encore séparés en appliquant les mesures qui s’imposaient. Lycée ne voulait pas dire bordel donc un peu de décence putain. Est-ce que je faisais ça moi quand j’étais encore en cours ? … Euh… Joker ? Bon pour une fois seulement on va pas faire chier. Moi au moins je m’étais suffisamment respecté pour ne pas le faire dans des chiottes ! Sérieusement y avait quoi de glamour et de sensuel là-dedans ? Se faire niquer entre deux diarrhées, délicieux. En plus c’est froid le carrelage, pas de quoi te mettre en valeur. Mais bon, il faut croire que les WC avaient un certain succès. Au final ça ne m’étonne même pas quand je vois les glandus qui peuplent les environs. Ils vont pas s’emmerder à trouver un endroit un peu plus distingué.

Toutes ces anecdotes croustillantes (ahem) ont rythmé mes premières semaines de cours quand je suis arrivé à Hampton. Je n'avais plus trop recroisé de dérapages au niveau des cabinets depuis le couple de décérébrés mais bon, aujourd’hui encore il m’arrive de faire des découvertes pour le moins originales. Je ne vais pas disserter plus longtemps là-dessus parce qu’on y sera encore demain mais bon, je pense que vous avez saisi l’idée. 2018, le temps a passé, l’eau a coulé sous les ponts comme on dit quand on est jeune… Voilà… Bref oui, 2018, le lycée n’a plus trop de secrets pour moi. Les habitudes des membres du personnel, les heures d’affluence, les mois à passer à se les cailler avant que le chauffage ne soit enclenché… En vrai ils doivent être un tantinet radins dans cette baraque parce qu’on se tapait les radiateurs éteints jusqu’au mois de novembre voire parfois décembre. Je terminais souvent l’automne avec mon manteau sur le dos et/ou mon écharpe au cou pendant les cours. Je ne disais rien aux gamins qui faisaient la même chose. Certains gardaient même leurs gants et d’autres se recouvraient les épaules avec leur écharpe. On était beau tiens, classe de neige en préparation. D’ici quelques semaines, on y sera. D’ici quelques semaines, on se gèlera les doigts de pieds. Des fois j’hésite à investir dans un stock de couvertures, histoire d’être moins frigorifiés les élèves et moi. Quoi ? Je veux pas causer à des bonhommes de neige. Ouais il va falloir que je me renseigne pour cette histoire de couettes.

Toujours étant que la période de grand froid n’a pas encore frappé aux portes de Hamtpon donc j’ai d’autres choses à m’occuper. Les cours étaient commencés et les différents programmes entamés. J’enseignais les bases aux Year 10 et je m’étais lancé dans des notions un poil plus avancées pour les autres. La rentrée était plus difficile pour certains que pour d’autres. Dur dur de se réveiller le matin, j’ai déjà surpris des élèves en train de rattraper leur nuit sur leur bureau. On se réveille les branleurs ! Je suis pas venu pour vous chanter des berceuses ou pour essuyer le filet de bave dégueulasse qui vous coule le long du menton ! Je vous jure… On se secoue un peu bordel ! Je suis pas payé pour vous regarder pioncer ! En plus vous dégueulassez les tables avec votre salive d’endormis. Urg ! Ai-je vraiment envie de ramener des couvertures tout compte fait…? Bon, c’est pas tout mais j’ai des photocopies à faire pour la semaine prochaine. Quelle heure il est ? Je lève mon poignet gauche pour vérifier ma montre. Presque 2:00 pm, bientôt la fin de la pause déjeuner. Je ne suis pas vraiment pris par le temps, mon prochain cours ne commence pas avant 45 minutes. Mais je sais que la salle des profs doit être blindée à cette heure-ci. Comme je me sens pas trop de poireauter pendant trois ans et demi derrière la photocopieuse, on va aller ailleurs. Ma solution de secours : la bibliothèque. Je sais que des appareils sont libres là-bas et il y a en général moins de populace que dans la salle qui nous est réservée. Let’s go to the library. Mon exemplaire vierge sous le bras, je passe la porte d’entrée. J’adresse un bref hochement de tête en passant devant les bibliothécaires pour les saluer puis je progresse vers une machine à vomir des feuilles. Ayant déjà répété cette opération plusieurs fois par le passé, la copie ne prend pas trois plombes à se faire. Aller dernière page, je t’attends… Te voilà…  

« Justement, c'est comment tu parles qui me saoule. Et pas que moi, c'est quoi ton délire ?! Tu fais la bourge ?! Tu te crois supérieure ?! T'es qu'une pauvre fille, franchement tu me fais pitié. T'as l'air débile de parler comme ça. Alors maintenant tu arrêtes.

Plait-il ? Le ronflement de la machine s’arrête alors que résonne derrière moi une voix que je ne saurais qualifier avec gentillesse et finesse. Je sais pas ce qui se passe mais bon soit. Je rassemble mes copies et je les scrute de mon regard affûté avant de songer à m’éloigner de la photocopieuse. Tout est en ordre, je vais pouvoir part…

- Ta gueule. J'ai rien compris mais clairement tu m’insultes. Alors arrête de faire la meuf, t'es ridicule. Avec mes potes on dit que tu baises avec tes livres haha.

Euh là non par contre. Ça va cinq minutes les conneries Mr. Ducon. Sans perdre une seconde de plus, je me retourne pour poser mes yeux aiguisés sur cette tête de gland qui insultait… Brook Marston ? T’es sérieux du genou ? Tu viens emmerder cette gamine alors qu’elle ne fait de mal à personne ? Elle est tellement inoffensive qu’elle s’en voudrait à mort d’écorner la page d’un bouquin. D’où tu t’en prends à elle avec ta tronche de queue ? D’accord sa manière de s’exprimer peut légèrement perturber un mange merde comme toi mais bon, pas obligé de faire partager ta connerie à tout le monde. Putain c’est censé être silence rideau ici, t’es trop abruti pour piger ça ? Tu vas voir, je vais te la faire bouffer ta langue, face de cul. Armé de mon épais paquet de feuilles, je m’approche d’un pas décidé vers l’autre con, mon regard noir braqué sur l’arrière de son crâne. Je m’arrête derrière son dos et approche mon amas de feuilles menaçant de sa grosse tête vide, ma chemise blanche remontée au niveau de mes coudes.

- Oh tu m'écoutes ?! Fais pas genre, tu vas me sortir quoi maintenant ? Anticonstitutionnellement ? Pauvre fi...


- Oh non, arrête-toi là le mioche, ordonnai-je doucement en abattant mes photocopies sur le dessus de son crâne. Maintenant écoute-moi bien petite merde, quand tu poses tes pieds répugnants dans cette bibliothèque, c’est pour fermer ta gueule. Alors soit t’es trop retardé pour pas piger ce concept, soit t’es trop retardé tout court pour venir brailler comme un porc ici. Que tu bosses ou pas je m’en tape, mais rends-nous service et boucle la. Dégage maintenant, je veux plus voir ta tronche. »

Mes sourcils froncés, je foudroyais ce méchant de supermarché de mes iris gris légèrement levés vers sa face d’ignare. Putain, sûr il aime serrer des filles dans les chiottes lui. Franchement petit, laisse tomber. T’enfonce pas plus que ça et sors de cette merde tout de suite. Ça nous fera du bien à tous. Fous le camp maintenant, tu souilles la bibliothèque de ta présence.


Dernière édition par Jamie Willow le Lun 14 Mai - 23:49, édité 1 fois
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Le stupide garçon fut coupé par un homme. Cet homme était le professeur de Français, Jamie Willow. Il sommait le jeune imbécile d'arrêter immédiatement, d'un ton autoritaire. La jeune Marston reconnut la voix de son professeur de Français, mais n'osait pas relevé la tête. Ses longs cheveux bruns cachait son visage bien bas, quelques mèches venaient glisser contre ses joues, ainsi que descendre le long de sa frêle nuque. Les mains de la jeune demoiselle tremblaient, l'ouvrage qu'elle tenait vacillait. Les mots du garçon avaient été comme des coups de couteau en plein cœur pour la petite lectrice.


Heureusement le professeur était là pour stopper ce jeune imbécile. La jeune Marston appréciait beaucoup ce professeur, comme tous les autres enseignants en réalité. Du moment qu'une personne faisait son métier, et le faisait bien, l'adolescente respectait cette personne. C'était la deuxième année que la petite Brook avait le professeur Willow. La jeune fille ne connaissait pas l'avis du professeur à l'égard de sa personne, mais elle aime beaucoup ses cours. Il ne valait mieux ne pas faire du bruit inutilement avec ce professeur, Edgy comme il est surnommé par beaucoup. La demoiselle trouve ça totalement irrespectueux.


Bref revenons-en à notre petit connard qui tenta de se défendre difficilement. Évidemment pris de court, les mots ont du mal à arriver et structurer une phrase complète lui était compliqué.


Jeune homme : " M-monsieur Edgy ?! C-c'est que... C'est cette pute ! Elle fait sa connasse là ! Puis ça vous regarde pas à ce que je sache ! "


Une fois de plus les paroles blessantes du garçon la firent mettre l'une de ses mains devant sa bouche pour ne pas gémir de tristesse. Les yeux humides de la jeune fille se fermèrent pour essayer d'oublier l'image de cette horrible personne. La petite lectrice se mit à penser alors.


*Alors c'est comme cela que je suis perçue. Comme une catin... Quel boulet dois-je être pour Terry... Qu'ai-je fait pour mériter une telle réputation ? C'est la première fois de ma courte vie que je subis pareille insulte... Cela fait mal... Si mal...*


Jeune homme : " Puis pourquoi je vous écouterais d'abord ?! Et je ne pense pas que vous avez le droit de me parler comme ça ?! Alors barrez-vous, vous avez rien vu ! Et moi je dirai rien sur votre façon d'être. "


V-vil félon... Je vous pris de me laisser, ainsi que de cesser vos inepties... Déclara la jeune fille d'une voix basse et tremblotante, sans regarder son agresseur verbal.


La petite Brook n'a jamais été très forte pour se défendre elle-même. A certaines occasions elle avait réussi à clouer le bec de quelques idiots. Mais là les mots employés par le jeune homme étaient bien trop dur pour qu'elle ne puisse les supporter.




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Le harcèlement, les agressions verbales, le racket, toutes ces petites merveilles pouvaient devenir monnaie courante au sein d’un lycée ou tout autre établissement scolaire. Tu avais toujours des personnes différentes, des élèves différents et par conséquent des goûts différents. C’était ça vivre en communauté, côtoyer toute sorte d’individus et les accepter, aussi chiants soient-ils. Facile à dire et évident pour certains, difficile à comprendre et surprenant pour d’autres. Après, quand t’as été élevé(e) comme un roi ou une petite princesse en sucre à qui on ne disait jamais rien, pas étonnant que tu piges pas le principe de respect ou d’acceptation de la différence. Si tes parents ne t’ont jamais rien dit quand tu te prenais pour le petit chef, ou quand tu en foutais plein la gueule aux plus petits dans la cour de l’école, normal que tu conserves ce comportement de merdeux à l’esprit étroit. D’autant plus que les merdeux aiment bien traîner en bandes, comme les êtres primitifs qu’ils sont. A plusieurs, ils viennent insulter et faire pression sur les autres, sans se poser plus de questions que ça. Pourquoi ? Oh ça doit stimuler leur cervelle de bœuf séchée et satisfaire leur humour de retardés. J’ai déjà été témoin de scènes affligeantes où un petit gosse se faisait martyriser par ces porcelets. Ces derniers s’agglutinaient autour de lui en ricanant et en beuglant leurs insultes. Ils l’étouffaient, l’effrayaient, l’humiliaient sans vergogne en s’amusant à pointer le moindre petit défaut pouvant complexer l’enfant. Leurs bouches piquantes projetaient des postillons dégoûtants qui souillaient la figure blanche du gamin. Le leader, avec sa panse qui débordait de son pantalon boudinant, s’avançait et le bousculait en le regardant de haut. Le petit n’arrivait jamais à se rattraper et tombait au sol, son sac à dos avec lui. Heureusement, il prenait soin de toujours bien le refermer pour ne pas retrouver ses affaires éparpillées dans la terre. Son pantalon ne pouvait cependant pas être épargné. Il était taché, parfois troué à cause du frottement suite à la chute. Les bourreaux lui criaient qu’il pourrait s’en acheter d’autres, des pantalons, avec le trop plein d’argent que possédaient ses parents. Se faire gâter avec de nouveaux vêtements ne devait pas être compliqué, à condition qu’il rentre dedans disaient-ils. Il ramassait son sac et marchait précipitamment vers la grande maison qui était la sienne. Bien sûr il pleurait, il était jeune, jeune et seul dans ces moments-là. Ses amis étaient déjà partis quand le groupe de marcassins s’avançait lourdement vers lui. Oui, il était seul. Chez lui, sa mère s’inquiétait et soignait les plaies marquant sa peau. Elles n’étaient pas les plus profondes ni même les plus infectées mais, cette maman faisait son possible. Elle avait toujours essayé, même quand c’était difficile. Elle essayait, bon Dieu qu’elle essayait. Elle s’en voulait de ne pas être en mesure de faire plus. Cette peine de voir son enfant dans cet état, elle brillait sur ses joues et coulait le long de sa peau claire, claire comme celle du gamin. Ils partageaient tellement de traits et ce chagrin qu’il voyait entacher le visage doux de sa maman, il le tuait. Il le tuait un peu plus chaque jour. Il se détestait pour ça. Il se haïssait. Il aurait tout donné pour s’arracher le peu de joie qu’il possédait au fond de lui pour l’offrir à sa mère. Parce que, elle était pas parfaite, putain qu’elle l’était pas mais était-ce si important que ça ? Il l’aimait, sa maman, et il l’aime toujours aujourd’hui. Putain qu’il l’aime. Malgré ses défauts il l’aime. C’est bien pour ça qu’il luttait pour ravaler ses larmes devant elle, il voulait la préserver. Il ne voulait pas la voir pleurer davantage, il voulait la protéger. Les insultes qu’il entendait défiler, il voulait les oublier pour ne pas fléchir devant sa maman. Elles résonnaient toutefois. Shorty. Midget. Shrimp. Runt. Preemie. Chaque jour il les entendait. Son frère s’y mettant aussi, ça n’arrangeait rien. Avec les années, on avait fini par arrêter de le pousser dans la merde, même si les remarques étaient toujours là. Mais bon, il avait une fois promis d’être fort donc il ne pouvait plus pleurer pour ça. Il ne pouvait plus pleurer. Il se l’était interdit. Oui, je me l’étais interdit.

Bon. Hampton a beau être un établissement prestigieux, avec néanmoins son lot de différences sociales, l’exclusion et les moqueries ne sont pas inexistantes. Un corps pas « suffisamment mince », des lunettes un peu trop imposantes, une passion légèrement marginale, un comportement solitaire et voilà. La porte ouverte aux remarques désobligeantes. Si on ajoute à ça une bonne dose de débilité et d’immaturité, c’est le jackpot. Bon je l’admets, j’assiste très rarement à des agressions houleuses, mais les persécutions sont quand même présentes, ça se sent. Même entre les murs les plus immaculés des prisons les plus dorées, la violence ne s’éteint pas. T’as beau porter une cravate brillante, ça ne suffira pas pour lustrer ton âme d’ordure. T’as beau te cacher derrière un groupe, ta pensée ne sera pas des plus légitimes. T’as beau avoir du fric, tout l’argent du monde ne t’achètera pas une conscience. Mais ces simples mots semblent encore une fois être bien compliqués pour certaines personnes de ce lycée. C’était plus facile d’agresser les gens c’est vrai. Comme ce morveux insolent qui connaît mieux le répertoire des insultes que le Bescherelle. Ta voix me tape sur le système et tu me gonfles à t’en prendre comme ça à la petite Marston. Bordel, elle a pas l’air bien. Je le dévisage, mes yeux sont plissés et voilés par l’agacement et l’énervement qui les obscurcissent. Pour l’amour de Bouddha, dégage. Juste, dégage. Et arrête de parler comme ça de la p’tite. Et il ose me menacer et me donner des ordres par-dessus le marché ce petit merdeux ? T’es mal tombé mon con. Brook essaie de se défendre tant bien que mal, je sens bien que les paroles de l’autre imbécile l’ont blessée. Sa voix hésite et finit par se taire. Je me sens mal pour l’adolescente, c’est une bonne petite elle ne mérite pas ça. Je ne comprendrai jamais pourquoi c’est ceux qui ne demandent rien à personne qui s’en prennent plein la gueule. Il faut remédier à ça je pense. Ce bourreau au rabais préparait une nouvelle réplique qui nous donnerait une fois de plus un aperçu de son intelligence de moule, mais je laisse rarement passer mon tour.


« Je n’ai pas été assez clair pour toi apparemment, constatai-je à voix basse pour ne pas hurler dans la bibliothèque. Je ne t’ai pas donné le choix. Tu dégages d’ici ou c’est moi qui te traînerai chez le Directeur, je suis sûr qu’il appréciera ce beau discours que tu nous as fait. Finesse et politesse, tout ce qu’il aime, dis-je avec sarcasme avant de croiser les bras contre ma poitrine. Me force pas à te toucher, je m’en passerais volontiers. Hors de ma vue maintenant, sors d’ici, conclus-je sans le quitter des yeux.    

Il est resté quelques instants à me fixer, comme s’il croyait que j’allais céder. En voyant qu’il ne sortirait pas gagnant de ce petit « duel », il se résigne et bat en retraite vers la sortie de la pièce. Bon, une bonne chose de faite. Un peu de calme, enfin. Je lance un regard aux bibliothécaires pour leur signifier que je regrette le boucan qui venait d’avoir lieu. Quelques têtes s’étaient en effet tournées vers nous. Difficile de faire autrement avec un porc qui hurle pour briser le silence qui doit logiquement régner ici. Aller, il est parti, le calme peut revenir. Je lâche un petit soupir et contemple la jeune Marston, toute petite à sa table.


- Ca va aller gamine ? », soufflai-je pour ne pas relancer le bruit.

Je fais quelques pas vers elle pour réduire la distance qui nous sépare. Je ne suis pas forcément la personne la plus tendre de ce lycée ça c’est certain, d’où ce surnom débile que j’entends parfois dans les couloirs. Malgré tout, quand un de mes élèves a un problème, je refuse de le laisser dans la merde. Je suppose que j’aurais aimé qu’on me tende la main lorsque j’étais ce gamin alors, pourquoi tourner le dos aux jeunes dans le besoin aujourd’hui ?



Traduction des petits mots en italique :

Shorty = Nabot
Midget = Nain
Shrimp = Crevette
Runt = Avorton
Preemie = Prématuré
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Clairement le jeune imbécile venait de faire une grosse bêtise en menaçant son professeur. Il paraît logique pour une personne sensée que l'enseignant aurait le dernier mot. Chaque professeur a affaire au moins une fois dans sa carrière à ce genre d'élève. Le ton froid et le regard noir du professeur Willow faisaient bien comprendre : " Des petits cons comme toi, j'en ai maté plus d'un. Un de plus ça ne changera pas grand-chose. Facilite-toi les choses et tourne les talons. " D'une grande maturité, le jeune homme répondis alors.


Jeune homme : " Pff. Je vous la laisse c'est bon. N'oublie pas ce que je t'ai dit book. Pauvre fille. "


Il finit alors par enfin partir, sans tout de même retourner le couteau dans la plaie fraîchement ouverte. La petite lectrice ne regardait pas ce grand idiot partir, trop honteuse de l'image qu'elle renvoyait. Heureusement, le professeur de la langue française demanda avec bienveillance si la jeune fille allait bien. L'adolescente releva la tête, quelques longues mèches de sa chevelure brune glissa le long de ses frêles épaules, tel des fils de soie. Son visage était en partie dévoilé, caché seulement par sa frange. C'est là que l'on pouvait voir, que de chacun des yeux de la jeune fille, une larme avait coulé le long de ses douces joues. Les lèvres de la petite étaient tremblotantes. Son regard se plongea directement dans celui de son professeur.


C'est donc cela que je suis pour mes camarades. La fillette à la diction fort bien étrange. Noircis-je le tableau idyllique de cet établissement à être ainsi une lectrice si assidue ? Suis-je celle que l'on pointe du doigt à tort ? Qu'ai-je fait pour être perçue ainsi ?


Déclama une petite fille perdue et triste. Pourquoi attaquer une petite chose tranquille qui ne veut de tort à personne ? Brook Marston a toujours été une petite fille calme, posée dans un coin sans vouloir causer de problème, contrairement à son aîné. La jeune fille n'est pas lâche, mais a manqué de quelque chose pour être une fille assurée comme l'est son grand frère. Que cela peut-il bien être. C'est un vide qui est présent depuis son enfance, un vide que la petite lectrice n'a jamais su combler, même après toutes ces heures d’innombrables lectures. Ce vide est toujours bel est bien présent, et aujourd'hui il venait de s'agrandir, après avoir été pareillement insultée par cet affreux énergumène.


J-je vous remercie professeur Willow... Mais je vous prierais de bien vouloir partir s'il vous plait... Loin de moi l'idée de vous ordonner quoi faire... Ne me regardez pas ainsi... Laissez-moi seule...


Être vue comme ceci par son professeur déchiréait la demoiselle.




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Marston
Ah le regard des autres… Le fameux. Beaucoup de gens affirment ne pas y prêter attention, voire même de s’en foutre complètement. Je serais tenté de vous dire que j’appartiens à cette catégorie, même si j’avoue ne pas avoir toujours été insensible à l’opinion de ce cher  Autre.  Je suppose qu’on est tous, à un moment donné de notre vie, susceptibles d’être affectés par ce qu’autrui peut penser de nous. Un instant de faiblesse, de fragilité et boum, une remarque bien piquante qui vient bien vous faire mal. Je me dis qu’on grandit en partie grâce aux autres et que nos interactions avec les gens nous aident à nous forger petit à petit. L’Autre occupe une place plus qu’importante dans notre vie, c’est donc plutôt logique que son avis puisse impacter sur notre vision des choses. T’auras envie de voir un film parce que machin t’en auras parlé ou alors t’auras déjà un a priori dessus, a priori véhiculé par tes amis, ta famille ou bien par le con que t’as entendu causer dans la rue en allant chercher le pain. Prie simplement pour qu’il ne t’ait pas spoilé la fin. Si on te dit de tel type que c’est un salaud, t’iras pas lui parler comme t’aurais pu le faire avec quelqu’un de décrit comme étant super sympa. Enfin, ce que j’essaie d’expliquer c’est que nos choix sont toujours plus ou moins influencés par ce que peuvent dire les autres. Personne n’a tout vu ni tout entendu, c’est comme ça. Du coup, on se « nourrit » de l’expérience de notre entourage pour construire la nôtre. C’est pas forcément une mauvaise chose, ça t’évite de te mettre en danger en faisant des conneries. Le gars on lui dit de pas traverser sur l’autoroute car c’est dangereux et il le fait quand même parce que  « bats les steaks de ce que vous dites », et bah il fait pas long feu. Ça fait du steak haché en fait. Conclusion, faut écouter un minimum les autres pour ne pas finir en pâté sur le bitume. Urgh, de quoi finir végétarien, même si j’avoue ne pas en être capable. J’ai beau me farcir des légumes et d’autres machins étranges à cause de mon diabète, je ne pourrais JAMAIS renoncer à la viande. J’aime trop les steaks hachés pour ça. Plus sérieusement, ça me manquerait trop et j’ai pas envie de me compliquer la vie. La merde au moment des courses, surtout avec mon gamin qui lui n’adopterait pas ce régime. Nan on va laisser tomber cette idée. N’empêche, je respecte les gens suffisamment motivés pour s’en tenir à leurs principes. Pour certains ça peut être difficile de résister à l’appel de la saucisse ou du poulet. Je ne renie donc pas leur volonté, bravo à vous les gars, du moment que vous ne venez pas me les briser avec vos beaux discours.

Bref j’ai bien digressé. Je parlais de quoi moi… Attendez je remonte. Végétarien, steaks hachés, pâté, autoroute… Ah oui c’est bon, je resitue. « Fais pas ça sinon tu en chieras. » En général ça part d’une bonne intention et ça se présente plutôt sous la forme d’un conseil. Le problème c’est que ce genre de remarques est parfois pris comme un ordre ou encore un défi. Les jeunes (non je ne suis pas vieux) partent souvent du principe que t’as pas de leçon à leur donner et que rien ne les oblige à t’obéir. Mouais. Tiens, que diriez-vous d’une petite anecdote croustillante à vous mettre sous la dent ? Comme vos frites au self après vos deux heures de maths. Ouais je me suis renchéri sur les comparaisons de merde. Bref, je devais avoir neuf ou dix ans et j’étais en classe verte avec mon école. On faisait une sortie en vélo dans la forêt et les accompagnateurs n’arrêtaient pas de nous gueuler : « restez bien sur le sentier et n’allez surtout pas rouler au niveau des passages boueux. » Vous sentez la merde arriver ? Nan mais, où est-ce que vous avez eu votre diplôme les gars ? Les phrases du genre « ne faites surtout pas ça » sont une véritable douille. Ah bah tu peux être sûr que le gosse ira faire le truc en question. T’auras beau lui interdire, il aura encore plus envie de foncer dans le mur. Surtout quand il s’agit de petits morpions qui adorent faire passer les adultes pour des cons. On roulait en file indienne depuis dix bonnes minutes quand un cri nous alerta, enfin, surtout les bons à rien qui nous encadraient. Le groupe fut stoppé et la disparition de trois morveux fut tout de suite constatée. On les retrouva quelques mètres plus bas, enfoncés dans un nid d’orties. Les passages boueux + gamins un peu cons = culs qui grattent. Résultat des courses, les accompagnateurs ont dû, suite à leur incompétence, leur refiler de la crème à se tartiner sur le derrière afin de soulager les démangeaisons. Ah lala les flèches… Remarquez, c’était quelque chose le repas du soir, ils pouvaient à peine s’asseoir et savourer leurs faces de constipés n’avait pas de prix. Cette bande de petits branleurs qui s’amusaient à faucher les peluches des autres gamins, un petit baiser de Mère Nature sur le cul ne pouvait pas leur faire de mal, n’est-ce pas ?

Je pourrais épiloguer pendant mille ans sur leurs tronches d’abrutis coincés mais on va passer notre tour je crois. Il n’empêche que ces têtes de nœud courraient les couloirs et incarnaient très bien la peur que répandait le regard des autres. Aussi bénéfique soit-il dans certaines situations, il se montre parfois bien handicapant et pourrit l’existence de pas mal de personnes. Ah bah quand t’es légèrement fragile ou peu sûr de toi, les remarques acerbes qu’on te vomit à la gueule te tranchent plus violemment qu’une lame de rasoir. En foutre plein la face à quelqu’un est à la merci de n’importe quel con attardé. Démolir psychologiquement une personne laisse de bien graves séquelles, et assister à ce genre de déchéances me tord toujours le bide. Disons que pour des raisons plus ou moins évidentes, je trouve le comportement de ces bourreaux répugnant. Ça me fout encore plus la gerbe de voir des petits gamins « innocents » se faire descendre. Faudrait dire à cette bande de teubs que des gosses se suicident à cause de paroles débiles comme les leurs, peut-être que ça les ferait réagir. Et encore, je sais même pas. Dans tous les cas, j’avais une âme en peine à réconforter et à rebooster. Putain, ce merdeux l’avait vraiment mise au fond du trou. La voilà qui se remet complètement en question, elle va même jusqu’à s’accuser elle-même de salir la réputation du lycée. Ouais euh gamine, le jour où ce lycée sera un exemple de perfection et de tolérance, faudra venir me trouver. C’est d’ailleurs pour ça que je ne pus empêcher mes yeux de se lever vers le plafond.


« Idyllique, idyllique, c’est vite dit… remarquai-je froidement.

Mon regard clair se reposa sur l’adolescente à lunettes et mes sourcils se froncèrent quand elle reprit la parole. Bordel de chiottes, je savais qu’elle était timide et pas trop trop affirmée comme petite mais
scheiße quoi. Faut se ressaisir Marston et pas se laisser accabler à ce point, t’avanceras à rien sinon. Bon je comprends que cette pauvre tache n’ait pas été un exemple de gentillesse et d’intelligence mais te mets pas en boule comme ça. Okay c’est compliqué de se relever après ce genre d’attaque complètement gratuite. Tu te sens perdu, humilié, seul et cette liste de la déprime est encore longue. Une chose est sûre, c’est qu’il faut pas rester isolé dans ces moments-là. Même si t’as envie qu’on te foute la paix, c’est jamais une bonne idée. Tu vas faire quoi à part te morfondre seule dans tes larmes Marston ? Pas grand-chose donc tu vas m’avoir sur le dos. T’étais bien naïve de croire que t’allais t’en tirer comme ça gamine. Je lâchai un soupir et posai mon tas de copies sur la table avant de m’installer sur une chaise en face de l’adolescente. J’installai mon coude à côté de mes feuilles et m’inclinai légèrement vers l’avant.

- Alors déjà tu vas arrêter de raconter n’importe quoi. Tu ne noircies aucun tableau, idyllique ou pas ça c’est une autre question, et tu n’as rien fait. Tu m’entends ? Rien. Et c’est moi qui te le dis donc tu peux me faire confiance. Tu as le droit de lire tous les bouquins de cette bibli si ça te chante, affirmai-je en désignant les étagères d’un geste de la main, et tu as le droit de causer comme tu veux. Franchement, c’est pas un débile qui sait à peine aligner deux mots correctement qui va venir te reprendre sur ta diction, te fous pas de moi. Je décidai d’adoucir un peu ma voix. Tu croiseras toujours des cons dans ta vie. Le lycée c’est que le début et faut pas s’arrêter à ça, sinon tu t’en sortiras jamais. Il faut apprendre à… ouais à encaisser et à être fort parce qu’au final, c’est juste de la merde qui sort de la bouche merdique d’un gamin merdeux. Te laisse pas abattre par ça Marston, compris ? »

L’éclat glacial s’était envolé de mes iris alors que je fixais la jeune fille devant moi. Je pense que mon côté paternel doit ressortir dans ces moments-là, d’où mon visage qui se décrispe. J’ai jamais vraiment été un as dans l’art de consoler les âmes en détresse. Disons que je suis plus doué pour écouter, le blabla émotionnel c’est pas trop mon fort. Mais bon, il faut bien se sortir les doigts du cul quand c’est nécessaire. Espérons que la petite ait compris le message.


Traduction du mot en Allemand :

Scheiße = Merde/Putain, dans l'idée fuck
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