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"Vous faîtes des hamburgers végans ?" [ft. Solveig]

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Vous faîtes des hamburgers végans ?
Un épais manteau bleu marine, avec une capuche aux contours de fourrure claire. Un pantalon noir, taillé comme un slim. De grosses baskets blanches et bleues foncées. Un pull large marron, arrivant mi-cuisse, et ne laissant deviner aucune courbe de son torse et de ses bras.

Il parcourait l'immense capitale qu'était Londres avec un objectif bien précis. Il regardait ici et là les enseignes des boutiques et des fastfoods avec intérêt et précaution, mais rien pour l'arrêter.
Il continua tranquillement son petit chemin sur le trottoir, son regard se baladant sur l'avenue qui se dévoilait au fur et à mesure de sa marche.

Il s'arrêta finalement devant ce qui l'intéressait. Il prit en note ce à quoi ressemblait l'enseigne, se souvint que c'était effectivement comme ceci qu'il l'avait vue sur Internet, et poussa la porte. Une forte odeur de nourriture s'engouffrait dans ses narines pour finalement arriver dans ses poumons. Tout ceci n'avait pas l'air sain. Cependant, il entra complètement, un peu curieux.
Il observa les gens croquer ce qu'ils avaient commandé, et il aurait pu les entendre déglutir si seulement il n'y avait pas un tel brouhaha. La nourriture n'avait pas l'air saine, et bien l'atmosphère ambiante ne l'était pas.

Et pourtant, il s'avança jusqu'à une file qui attendait de pouvoir commander. Il regarda les menus accrochés au dessus des comptoirs, tant qu'il en oubliait d'avancer. Il s'était fait doubler par un couple.
Il les observait d'un air absent. Il se fichait pas mal d'eux. Il avait suffisamment de tout dans son sac. Et puis, pourquoi s'énerver ?

Il arriva au bout de quelques minutes d'attente au comptoir. Il posa son regard sur la demoiselle qui servait les gens, et resta neutre face à cette fascinante beauté qui émanait d'elle. Elle aurait pu être la muse de n'importe quel artiste.

« Bonjour. Je voudrais savoir si vous faîtes des hamburgers végétaliens. Sans viandes, si fromage. Ou alors avec un steak de soja. »

Il n'en avait pas vu sur les menus, alors il espéra que c'était un oubli.
Il avait entendu pas mal de bien sur ce « Burger King ». Il espérait que ce n'était pas de fausses rumeurs, comme on en entend souvent.
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Solveig travaillait au Burger King depuis trois mois aujourd'hui. Elle avait espérée toute la journée qu'on la félicite, lui souhaite un joyeux « trois mois », quelque chose, mais rien. Même encore là, à vingt-et-une heure, elle attendait une surprise de dernière minute. Ce qui était ridicule car cela faisait trois mois qu'on l'engueulait tous les jours, qu'on lui répétait les mêmes choses, etc. Ses collègues féminines minaudaient auprès d'elle puis crachaient leur venin pendant leur pause clope. Un mec lui avait mis une main au cul une fois mais comme il avait dit ne pas avoir fait exprès, Solveig avait laissé passer. C'était pathétique. Elle ne savait pas utiliser la caisse enregistreuse, ne retenait pas les menus et se laissait marcher dessus par ses collègues. Pourquoi est-ce qu'on la gardait ? Mystère et boule de gomme. Pourquoi elle restait ? Parce qu'elle avait besoin d'argent et était trop bête pour voir le mal quelque part. A vrai dire, elle avait l'espoir que tout s'arrange un jour.
Elle portait son uniforme de travail. Un pantalon noir très simple, un tablier marquant sa taille, et des chaussures qui faisaient scroutch scroutch sur le parquet. Comme elle avait tâché son t-shirt de travail elle avait enfilé celui de sa journée : un t-shirt d'un cyan usé, en accord avec le bleu-vert de ses yeux, sur lequel on pouvait lire « Concept : Sur le clavier de la vie, gardez toujours un doigt sur le bouton " Echap "».  Léonard avait réussi à lui tresser sa lourde chevelure blonde et ça tenait plutôt bien. Ils avaient suivi un tuto youtube à la demande de Solveig, et Léonard n'avait pas arrêté de se plaindre comme quoi c'était pas à lui de faire ça, qu'il était nul et que le résultat était mauvais mais à chaque fois que Solveig croisait son reflet dans une vitre et apercevait sa tresse, elle ne revoyait qu'un souvenir chaleureux.
Comme elle était bien trop mauvaise à la caisse, on lui avait refilé le nettoyage en salle.
Il était donc vingt heure un samedi, autant dire que c'était l'effusion. Ça grouillait d'adolescents qui parlaient fort, avaient le rire gras et empestaient le tabac. Il y avait plus loin une fille à qui Solveig n'aurait pas donné la majorité, le ventre rond, attendant que son ami – la française supposa que c'était un ami – ramène le plateau. Ce n'était pas toujours ce genre de clientèle mais le samedi soir, ça grouillait de jeunes qui attendaient l'ouverture des boîtes de nuit.
L'air de rien, Solveig appréciait cette ambiance moite. Elle ressentait l'adrénaline de ces gens-là, leur excitation. Elle interceptait des bouts de conversation parfois et s'amusait à reconstituer l'histoire neuve de ces adolescents.
Elle nettoyait avec concentration un table inondée de Coca quand elle entendit quelque chose d'interpellant :

- Bonjour. Je voudrais savoir si vous faîtes des hamburgers végétaliens. Sans viandes, si fromage. Ou alors avec un steak de soja. 


Solveig pouffa timidement, amusée. Qui était ce garçon qui demandait à manger végétalien dans un fast-food ? Il s'adressait à Maria, une collègue à la beauté à couper le souffle, et celle-ci affichait le même air que lorsque Solveig l'avait interrogé sur l'était de la voiture de son copain. Bah oui, Maria venait d'expliquer que son chéri avait eu une panne.
D'ailleurs, les yeux verts de Maria captèrent ceux de Solveig et elle agita la main dans sa direction, lui mimant de venir :

- Hé, l'alien, y'a un type pour toi je pense. J'suis sûre que vous parlez la même langue.

Ha bon ? Il était français ?
Solveig s'approcha alors, curieuse. C'était un grand jeune homme, étranger visiblement. Il avait des yeux en amande comme on n'en voyait jamais et un regard profond. Il émanait de lui une aura attirante, un quelque chose d'impalpable qu'on ne pouvait expliquer. Solveig avait à la fois un milliards de questions à lui poser et la tête complètement vide. Elle adhéra aussitôt à son allure, à son style vestimentaire, à cette dégaine. Et tout chez elle montrait cette curiosité enfantine : l'éclat dans l'émeraude acide de ses yeux, son petit sourire espiègle et ses mains qu'elle ne savait tenir en place.
Une fois face au garçon, elle dût se tordre le cou pour le voir. Sa tresse emmêlée et franchement mal faite lui chatouillait le creux des reins.

- Euh, vous parlez anglais au moins ? Ou vous êtes français aussi ?

Elle se frotta les mains sur son t-shirt. Elle y laissa des traces.

- Quel est le problème ? Agent Solveig pour vous servir !

Elle appuya son propos d'un salut militaire, la main en visière sur le front, les pieds joints et le dos droit, avant de rire doucement. Elle était gênée sans savoir pourquoi.


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Evan avait bien une qualité qu'on ne pouvait lui reprocher : c'était son calme et sa patience olympiens. Alors l'air de cette vendeuse, manifestement approbateur et mesquin, ne l'atteint pas. Il était même presque surpris que son visage n'avait pas déjà eu cette expression lorsqu'elle vit son allure. Il avait l'habitude qu'on le juge de loin, qu'on le pointe du doigt ou qu'on rit dans son dos. Les différentes origines ethniques sont souvent montrées avec plein de vigueur du doigt, alors que les bonnes résolutions - comme manger sainement - sont des sujets trop souvent effleurés.

Alors, lorsque cette vendeuse appela sa camarade, en prenant soin de montrer son idiotie par le surnom "l'alien", il était presque soulagé que ce soit quelqu'un d'autre qui prenne sa commande. Probablement quelqu'un de plus ouvert d'esprit pour qu'on lui octroie ce surnom. En réalité, il aurait pris le surnom "alien" comme un compliment. Être au dessus des autres en venant d'une autre planète. Cette vendeuse devrait se sentir flattée qu'un être à la technologie supérieure ait choisi la Terre pour se perdre.

Il se tourna vers ce fameux extraterrestre et nota qu'un alien était bien plus séduisant qu'un être humain. Elle s'était très bien adaptée à la planète bleue : il n'y avait qu'à voir son être. De longs cheveux soyeux attachés en une tresse, probablement défaite à force de travailler dur. De grands yeux dont le bleu et le vert se battaient pour prendre le contrôle de ses iris, et qui rendait l'existence de cette extraterrestre encore plus mystique. Il put les observer plus clairement encore lorsqu'elle leva la tête vers lui. Ils étaient si grands qu'Evan aurait pu être aspiré à l'intérieur.

- Euh, vous parlez anglais au moins ? Ou vous êtes français aussi ?

Oh, c'était donc comme ça qu'elle avait pris le "vous parlez la même langue". Il décida de ne pas souligner la nature mesquine de cette remarque et se contenta de sourire légèrement.

« Je ne parle pas français, hormis quelques mots que je prononce très mal. »

Si déjà son accent asiatique ressortait légèrement en parlant anglais, il était pire dans une autre langue, surtout quand la prononciation était aussi dure qu'en français. Il détestait les "r". En allemand, c'était pire. Bien qu'il aimait entendre cette langue, surtout lorsqu'elle était parlée correctement.

Cependant, cette remarque lui fit poser une question : est-ce que la vendeuse appelait sa camarade "alien" parce qu'elle était française ? Qu'est-ce que c'était lorsqu'on était coréen alors ?
Il préférait croire qu'elle venait vraiment d'une autre planète.

- Quel est le problème ? Agent Solveig pour vous servir !

Il la regarda imiter les militaires, et se questionna encore : était-elle française mais aussi dans l'armée ? Or elle venait d'affirmer qu'elle était agent... Elle pouvait être à la fois militaire et agent, ceci dit.
Puis son regard fut attiré par son tee-shirt sur lequel était inscrit : « Concept : Sur le clavier de la vie, gardez toujours un doigt sur le bouton " Echap "». Il trouva la remarque pertinente, et qu'elle méritait d'être étudiée plus en profondeur.

« C'est intéressant, ce qu'il y a marqué sur votre tee-shirt. Vous êtes en train d'affirmer que la vie est semblable aux progrès technologiques, et sans doute plus liée à Internet mais aussi aux ordinateurs. Or, dans la vie, on ne peut pas s'échapper... Sauf si le bouton "Echap" est la mort. Or, cela pose une autre réflexion : sommes-nous vraiment délivrés après la mort ? Ne sommes-nous pas encore emprisonnés dans une forme de vie encore inconnue aux vivants ? Donc, lorsque vous affirmez que nous devons garder un doigt sur le bouton "Echap", cela voudrait dire que l'on doit contrôler notre mort ? »

Il prit une pause, opina et changea de sujet le plus naturellement du monde, en regardant l'agent Solveig dans ses yeux :

« Agent Solveig, je voudrais savoir si vous faisiez des hamburgers végétaliens. »

Il balada son regard dans la salle de restauration, et se dit qu'il y avait beaucoup de jeunes aussi. C'était vraiment un endroit branché, ici ?
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Toujours en essuyant ses mains humides sur son t-shirt, Solveig fut absorbée dans une contemplation de l'homme se tenant face à elle. Elle n'en revenait pas que des yeux d'une couleur aussi profondes pouvaient briller autant. Elle avait l'habitude de regarder ses interlocuteurs dans les yeux quand elle s'adressait à eux, et elle avait toujours eu du mal avec les iris foncées ; elle avait l'impression d'affronter un voile, de ne pas pouvoir lire ce que l'autre pensait. Ici, avec cet asiatique, c'était différent. Peut-être que c'était dû à la lumière ...

-  C'est intéressant, ce qu'il y a marqué sur votre tee-shirt, dit-il alors.

Il avait un drôle d'accent. Solveig ne sut pas où le situer. Toujours asiatique, elle en était certaine, mais elle n'arrivait pas à trouver le pays d'origine. La seule chose dont elle était sûre était la suivante : il n'était pas japonais.
Elle tira sur le bas de son t-shirt pour mieux observer les inscriptions, bien qu'elles furent à l'envers. Ha oui, elle aimait ce haut-là. Elle allait donc remercier son interlocuteur mais ce dernier ne lui en laissa pas l'occasion ; il était parti dans le vaisseau de la philosophie et n'avait pas attendu que Solveig monte dedans. Elle ne le comprenait pas du tout. Avait-il consommé de la drogue ? Ce ne serait pas la première fois que la blondinette soit confrontée à un camé sur son lieu de travail, mais elle était surprise : ce garçon-là n'avait rien à voir avec les débraillés puants sous ecstasy.

- ... Donc, lorsque vous affirmez que nous devons garder un doigt sur le bouton "Echap", cela voudrait dire que l'on doit contrôler notre mort ?

Gné ?
Solveig plissa les yeux, pinça ses lèvres entre elles et opinait de la tête, prenant l'air de quelqu'un qui avait parfaitement suivi ce monologue alors que tout lui avait échappé. Elle appuya ses hochements de tête de petits "oui" et de "en effet" pour avoir vraiment l'air de comprendre, mais c'était peine perdue.
Elle allait lui avouer franchement qu'elle avait besoin qu'il répète mais il changea de sujet de conversation. Ouf.

- Agent Solveig, je voudrais savoir si vous faisiez des hamburgers végétaliens.

Elle gloussa bêtement : "agent Solveig", c'était vraiment drôle de l'appeler comme ça. Elle aimait bien.

- Désolée Capitaine Philosophie, vous avez posé pied au temple de la malbouffe. Pas d'hamburgers végétaliens ici.

Elle exagéra un affaissement d'épaules, l'air de dire qu'elle était désolée de la pauvreté alimentaire de cet endroit. Elle, elle aimait beaucoup les burgers du Burger King et leurs onions rings, mais pour quelqu'un à la peau aussi saine qu'était le Capitaine Philo, elle se doutait que ça ne lui plairait pas.
Elle se pencha un peu en avant, se mettant sur la pointe des pieds pour que sa bouche soit suffisamment proche de l'oreille de l'asiatique, comme pour lui dire un secret.

- Je vous propose deux options : soit vous voulez vraiment manger végétalien et dans ce cas-là je vous conseille la salade. Mais la sauce est ultra-calorique. Soit vous allez ailleurs. Il y a un resto qui fait ce genre de repas, je peux vous l'indiquer.

Solveig, ou comment perdre des clients.


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Lorsqu'il entendit son rire quelque peu camouflé, il se dit que c'était un des plus beau son de la Terre. Enfin, dans une situation pareille : de l'Univers. Les extraterrestres étaient donc beaux, bons, et avaient un joli rire que l'on écouterait nuit et jour. Étaient-ce... Des Dieux ?
Il avait envie de capturer ce son pour l'entendre lors de ses coups de mous, et d'un coup d'un seul se revigorer.

- Désolée Capitaine Philosophie, vous avez posé pied au temple de la malbouffe. Pas d'hamburgers végétaliens ici.

"Capitaine Philosophie"... ? Il ne voyait pas en quoi elle lui donna un tel surnom, mais il aimait bien. Alors il lui sourit.
Sa voix était tout aussi mélodieuse que son rire angélique. Était-il tombé sur le seul ange dans ce "temple de la malbouffe" ? Si tel était le cas, c'était un jour faste. Il devrait manger ici, en compagnie de cet être de lumière et de pensées positives.

Sa gestuelle la rendit encore plus exquise : cette façon d'ironiser la situation par de l'exagération était tout simplement divine. Elle n'avait pas peur du regard des autres, et donc n'avait pas honte d'elle-même. Digne d'un être supérieur.

Et cette façon de se pencher doucement vers lui, en prenant soin de ne pas être trop proche mais de l'être assez pour qu'il entende ses murmures... Il pouvait sentir son parfum. Il était à la fois doux et gras. Un mélange d'amande et de burgers, de frites et de ketchup.
Sa bouche bougeait gracieusement, puis lui soufflait doucement sa douce haleine. Il n'arrivait pas vraiment à la sentir, mais il sut qu'elle n'était pas mauvaise.

- Je vous propose deux options : soit vous voulez vraiment manger végétalien et dans ce cas-là je vous conseille la salade. Mais la sauce est ultra-calorique. Soit vous allez ailleurs. Il y a un resto qui fait ce genre de repas, je peux vous l'indiquer.

Il fronça les sourcils, un peu perdu. La salade, c'était hors de question. Et puis, il était venu manger ici, il n'allait tout de même pas repartir.
Il soupira légèrement, soufflant doucement sur le visage de l'agent Solveig sans s'en rendre compte. Il planta ensuite son regard dans le sien, flottant dans cet océan nacré de vert et de bleu. Il voulait y nager tout le long de sa vie, à voguer entre sa douceur et son rire exquis.

« Agent Solveig... Permettez ? »

Evan prit tendrement le poignée de cette douce extraterrestre avant de l'entrainer vers une table vide et ayant l'air propre. Il y déposa son sac, puis rendit la liberté à l'agent avant d'ouvrir le dit-sac et d'en sortir quelques aliments dont un steak de soja, du pain complet et bio pour hamburger, et quelques légumes en supplément, frais et bio.

Ce fut à son tour de se pencher vers elle et de lui souffler ce secret :

« Je comptais manger ici, et je pense que je ferai mieux d'être servi effectivement par vos soins. Si vous pouvez me faire un hamburger avec ces aliments, alors je serai ravi de vous payer davantage si c'est nécessaire. »

Il encra une nouvelle fois son regard dans le sien, se permettant de voyager en étant entouré de jeunes s'empiffrant de nourriture peu chère et malsaine. Il avait, devant lui, la seule chose pure de cet endroit. Et probablement de l'Univers tout entier.

« Si vous ne voulez pas, je comprendrais. »
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Il souffla et cette respiration caressa la peau de Solveig. Ce souffle laissa son empreinte : une odeur. Difficile de définir cette dernière, c'était comme les senteurs d'une lessive. Un mélange de fleurs aux noms que personne ne connaît du genre "Pétales d'Eucalyptus de Madagascar" ou "Pistil parfumé d'Afrique". Le genre de parfum artificiel mais fleuri, donc on aime bien.
Puis il fit tomber son regard dans celui de Solveig, lui bloquant l'arrivée d'air dans les poumons. Subjuguée par une telle intensité, bouleversée par ces puits sombres, chamboulée par ces billes de nuits, Solveig se retrouva amputée de ses sens. Elle perdit l'ouïe un instant, n'entendant pas ce que lui dit le Capitaine Philosophie. Surtout qu'il lui saisit le poignet et l'amena plus loin, vers une table. Elle le suivit - elle n'avait pas le choix - sans cligner des paupières, encore perturbée. Ses doigts étaient chauds alors qu'elle avait froid dans son t-shirt. Cette chaleur se diffusa jusque dans sa propre main, et un peu dans son ventre. C'était une sensation des plus agréables. Peut-être que c'était un pouvoir magique des asiatiques.
C'est alors qu'il la lâcha - snif snif - pour étaler ce qu'il y avait dans son sac. Tel Mary Poppins et son sac magique, son contenu était surprenant. C'était de la nourriture ... Qui amenait de quoi faire ses hamburgers dans un fast-food ? Solveig ignorait si c'était de la stupidité ou du génie.
Puis le jeune homme se pencha vers elle - ouais ! - pour lui murmurer :

- Je comptais manger ici, et je pense que je ferai mieux d'être servi effectivement par vos soins. Si vous pouvez me faire un hamburger avec ces aliments, alors je serai ravi de vous payer davantage si c'est nécessaire.

Il plongea à nouveau dans ses yeux et elle soutint l'échange. Elle avait récupérer ses sens, il fallait maintenant les garder. Elle rougit et se rendit compte au bout d'un moment qu'elle avait un incendie dans les joues. Ses mains étant fraîches, elle se les colla au visage, remontant ses pommettes roses, pinçant un peu ses lèvres. Les yeux écarquillés, elle pesa les pours et les contres. Captain Philo dit qu'il comprendrait si elle ne voulait pas mais la question n'était pas qu'elle ne voulait pas, mais tout simplement qu'elle ne pouvait pas.
Elle réfléchit : il fallait quand même trouver le moyen de satisfaire ses clients. Il était vingt-et-une heure trente si elle en croyait l'horloge. On cessait de servir les clients à vingt-deux heure. Et elle était de ménage juste après ça. Peut-être qu'elle pourrait le lui préparer pendant sa séance de nettoyage ?
Bon, après elle n'avait jamais fait d'hamburgers. Enfin si, on lui avait laissé sa chance pendant une semaine, puis désespéré, on l'avait refourguée aux caisses. La suite, vous la connaissez.
Sérieuse et déterminée, elle posa solennellement sa main sur l'épaule de l'asiatique :

- Je peux remplir cette mission mon Capitaine. Seulement j'espère que vous n'avez pas trop faim, je ne pourrais la débuter que d'ici une trentaine de minutes.

Elle observa les alentours. Elle ne voulait pas qu'il parte ou le décevoir. Elle pouvait peut-être trouver de quoi l'occuper ou le nourrir en attendant.

- En attendant je peux vous servir une glace peut-être ou ...

C'est alors qu'elle vit au loin, au fond du fast-food, le coin de jeux pour enfants. Un toboggan en plastique, une cage à poule, des tunnels à explorer... Tout ça pour des êtres de moins d'un mètre vingt. Mais Solveit était encore actuellement une grande enfant. Une expression ludique émerveilla son visage tandis qu'elle désignait l'endroit à son client :

- ... ou alors on peut passer le temps là-bas ?

Elle se souvenait pleurer à chaque fois dans son enfance pour y aller avec ses frères et sœurs. Evidemment Clémentine se contentait de mépriser ses aînés qui s'amuser. Mais avec ses frères ils s'inventaient un tas d'histoires là-dedans. C'était même mieux que de manger !



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Après l'échange de regards le plus instructif qu'il a eu l'occasion de faire, l'extra-terrestre posa avec délicatesse sa main sur son épaule. Elle lui dit :

- Je peux remplir cette mission mon Capitaine. Seulement j'espère que vous n'avez pas trop faim, je ne pourrais la débuter que d'ici une trentaine de minutes.

"Mon Capitaine"... Il avait l'impression de retomber en enfance, d'être le garçon rêveur qu'il a toujours été et de s'imaginer des titres et des personnages avec qui il jouait. Il ne connaissait même pas son prénom. Il n'était pas sûr qu'elle ne s'était pas moquée de lui en s'appelant elle-même "Agent Solveig". Solveig, était-ce vraiment son prénom ? Ca ne sonnait pas anglais... Peut-être qu'elle aussi était étrangère ?

Elle regarda à droite et à gauche, avant de continuer à parler :

- En attendant je peux vous servir une glace peut-être ou ...

Elle avait des idées un peu farfelues. Manger le dessert avant le plat ? N'était-ce pas mauvais pour le corps de l'être humain ? Ou juste pour les conventions sociales ? Les personnes qui dégustaient le dessert avant même l'entrée et le plat principal n'avaient aucune hygiène de vie.
C'était certain.

- ... ou alors on peut passer le temps là-bas ?

Voilà une idée qui lui plaisait davantage et moins dangereuse pour ses habitudes alimentaires.
Il se tourna machinalement vers l'aire de jeu qu'elle lui montrait. Il observa minutieusement les jeux mis à disposition, bien trop petits et fragiles pour supporter sa taille et son poids. Malgré tout, c'était une idée alléchante qu'elle lui proposait-là.

Il se redressa finalement, rangea le souk qu'il avait fait dans son sac et se dirigea d'un pas décidé vers l'aire, sans se retourner, étant persuadé qu'elle le suivrait. Il était clair que son choix ne se portait pas vers les glaces bourrées de sucres, de colorants alimentaires, de gras et d'autres cochonneries encore. Et puis, il n'avait pas dîner. Ce n'était pas correct.

Avec autant d'aisance qu'il put - bien qu'il dut ressembler à un géant dans une fourmilière - il s'installa dans le toboggan, bien trop petit pour le jeune homme qu'il était. Pourtant, il ne sentait pas que c'était inconfortable. Il était même ravi d'être dans cette construction en plastique dans laquelle il aurait pu, autrefois, découvrir les secrets sans peine.

Il posa ses yeux sur l'agent avant de lui dire :

« Je crois que je préfère les petits royaumes comme celui-ci plutôt qu'une glace, agent Solveig. »

Il était un peu déçu de ne pas voir de piscine à boule, probablement le meilleur jeu de tous les temps, dans laquelle on pouvait aussi bien se noyer que jeter les boules sur ses adversaires. Bien que, généralement, le projectile n'atteignait jamais sa cible mais plutôt les personnes qui se trouvaient autour.

Mais il était dans le toboggan. Donc tout allait bien.

« Dîtes-moi, agent Solveig, vous êtes ici sous couverture ? Vous faîtes la serveuse pour une mission top secrète ? »

Son air était totalement sérieux, mais il s'amusait au fond. Il n'y avait aucun endroit sur Terre qui était à ce point propice aux idioties et affabulations de Bae HYUN-SHIK, connu sous le nom d'Evan.
Il continua :

« Vous pouvez m'en parler avec la certitude que jamais je ne dévoilerai vos secrets, agent. »
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Solveig n'aurait jamais cru que le Capitaine Philosophie apprécierait son idée. D'ailleurs, il n'attendit pas que la blondinette lui ouvre la marche : tel un ogre gracieux dans un monde de lilliputiens, il s'en alla s'installer sur le toboggan. C'était bizarre parce qu'il avait des traits classes et une allure un peu flottante; et pourtant ce toboggan trop étroit lui seyait parfaitement. Comme si c'était sa place, à ce géant. Solveig s'adossa sur une table, contemplative. Elle trouvait ce garçon vraiment différent. Pourtant, elle en avait connu des mecs. Mais ni ses frères, ni Léonard, ni Rowan, n'avaient ce que le Capitaine possédait. Du coup, Solveig s'interrogea sur son sujet. A le voir s'installer, elle découvrait sa façon de faire, de marcher, de regarder, de tourner la tête, de s'asseoir ; et c'était étrangement fascinant. Alors, Capitaine, quel genre de personne étiez-vous ? Est-ce que vous mettiez votre dentifrice avant ou après avoir mouillé votre brosse à dents ? Est-ce que vous buvait des cafés le matin ou du thé ? Qui était-il ... ?

- Je crois que je préfère les petits royaumes comme celui-ci plutôt qu'une glace, agent Solveig.

Elle pouffa. Très bien, pas de glace pour le monsieur ! Ça se comprenait ... on ne mangeait pas le dessert avant le plat, voyons !

- Dîtes-moi, agent Solveig, vous êtes ici sous couverture ? Vous faîtes la serveuse pour une mission top secrète ?

La blondinette sourit. Tandis que l'asiatique affirmait avec sérieux que la demoiselle pouvait lui faire confiance, cette dernière s'enfuit vers les cuisines. Là, elle tomba sur ses collègues qui la rabrouèrent : pourquoi traînait-elle là alors qu'il fallait finir de nettoyer la salle ?
Mais l'adolescente fit la sourde oreille. Elle farfouillait dans son sac et tomba enfin sur ce qu'elle voulait : son châle ! Bon, ce n'était pas un plaid, mais ça pouvait y ressembler.
Là, elle se drapa dedans comme un enfant fier se vêtirait d'une cape ; puis courut à nouveau jusqu'à l'aire de jeux. Elle se planta devant l'asiatique, solennelle.

- Agent Solveig, agit sous couverture ... !

Elle attendit un peu, puis secoua timidement le bas de son châle pour insister sur le jeu de mots ... Elle arborait un visage fier, pas mécontente de ce qu'elle racontait. On aurait dit deux grands enfants, en fait.

- Vous pouvez me faire confiance, Capitaine !

Là, elle grimpa sur le haut du toboggan - ou voulut le faire, et son pied dérapa sur la marche en plastique de l'escalier, donc elle loupa une marche -, puis resta sur son perchoir. Elle était en hauteur donc par rapport à son partenaire de jeux et avait joint ses mains en cercle, comme pour fausser une longue-vue.

- Notre mission est de faire en toute légalité votre hamburger ! Nos contraintes ? Il faut l'avoir fait après le nettoyage du navire et avant la tombée de la nuit ! Acceptez-vous la mission ?

Là elle se plia en avant. Sa longue tresse blonde dégringola sur son épaule, allant chatouiller celle du client. Le visage de la jeune femme était alors soudainement proche de celui du "Capitaine" et ses grands yeux globuleux pétillaient de malice.



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SEKAI
Solveig
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Darwin's Theory
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Vous faîtes des hamburgers végétariens ?
Il avait posé sa question, il attendait une réponse. Tout ce qu'il eut était une fuite de la part de la belle extra-terrestre. Bon. Lui qui pensait avoir trouvé une fille aussi à l'Ouest que lui et avec qui il aurait pu rire un peu, la voilà qui prenait déjà la fuite.
Il regarda ses pieds qui battaient de l'air, attendant qu'elle revienne. Après tout, elle avait pu se rappeler de quelque chose d'important, partir, faire cette chose puis revenir. Ce n'était pas improbable. Ca lui arrivait souvent de parler à quelqu'un, de se souvenir de quelque chose, puis de partir sans préambule avant de rejoindre la personne qui l'attendait désormais depuis quelques minutes déjà.

Il observait son environnement, et se dit qu'il était vraiment dans un royaume pour petites personnes. Il devait être le genre d'adulte qui détruisait les mondes imaginaires des plus petits. Il n'avait jamais compris cette démarche, pourtant. Pourquoi s'obstiner à réduire en poussière les rêves des autres ? Si cela les rend heureux... On devrait les laisser imaginer et rêver !
Et à cet instant, il était un enfant dans un corps d'adulte. Autour de lui se construisait moult et moult merveilles. Le château en plastique devint un véritable palace en briques, devant lequel s'érigeaient des tours, des murs et un pont surplombant un lac étincelant. Des personnes de petites tailles, tous souriants, se promenaient dans ce royaume imaginaire.
On pouvait entendre l'eau du lac ruisseler, les oiseaux chanter, les pas danser, les petits rire... Tout était si beau, si idyllique.

Finalement, sa bulle éclata pour laisser apparaître une héroïne aux longs cheveux blonds, probablement la belle princesse du royaume.
Elle était donc partie chercher un châle...

- Agent Solveig, agit sous couverture ... !

Evan fut avant tout surpris. Elle était partie chercher son châle, sa couverture pour cette blague... C'était si drôle !
Il éclata de rire. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle fasse un si long chemin pour alimenter une vanne déjà pas terrible.
Elle était marrante.

- Vous pouvez me faire confiance, Capitaine !
« J'en suis persuadé, Agent... »

Il la regardait, amusé par cette situation. Elle était si fière de sa blague qu'elle en devenait adorable par la même occasion. Avec ses grands yeux rieurs et son sourire timide, elle était... Un petit être que l'on voulait protéger. Une enfant.

Il la regarda jouer son rôle de super héroïne, ou d'agent secret sous couverture...
Décidément, cette blague était à mourir de rire.

- Notre mission est de faire en toute légalité votre hamburger ! Nos contraintes ? Il faut l'avoir fait après le nettoyage du navire et avant la tombée de la nuit ! Acceptez-vous la mission ?

Ses cheveux blonds vinrent chatouiller son épaule, et il tourna la tête vers le visage de la demoiselle. Il put admirer de prêt ses grands yeux rieurs et malicieux. Il prit le temps de dévorer cet instant où il avait l'impression d'être bien plus complice avec une jeune fille qu'il venait de rencontrer que n'importe lequel de ses amis.

Avec un sourire, il lui dit :

« C'est une mission pour le Capitaine Philosophie et l'Agent sous couverture Solveig. »

Il fallait donc nettoyer le navire avant de confectionner son hamburger... Aussitôt dit, aussitôt fait !

Evan quitta son perchoir pour atteindre le sol en moins de quelques secondes et se tourna vers l'agent Solveig avant de lui faire une révérence. Il traversa ensuite la salle, comme s'il savait où il allait alors qu'il n'en avait absolument aucune idée. Il chercha une porte, qui devait être celle renfermant tous les outils nécessaires au nettoyage de l'endroit. Mais au bout de quelques secondes, il était perdu dans son propre navire.
Quel piètre capitaine.

Il décida alors de se tourner vers l'extra-terrestre :

« Je suis perdu, Agent Solveig. »

Il l'avait dit avec sérieux, sans timidité. Il fallait avouer nos fautes, ne pas avoir honte de ce que l'on faisait. Plus nous étions gênés par nos faits et gestes, plus nous paraissons comme honteux face aux autres.
Quel cercle vicieux parfaitement idiot.

« Je voudrais nettoyer mon navire, mais je ne trouve pas le local pour le rendre plus propre... »

Il était au centre de la pièce, les bras le long du corps.
On aurait probablement dit un enfant qui avait fait une bêtise.
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HYUN-SHIK
Evan, Bae
01/04/1998
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classe : Etudiant - matière 1 - matière 2 - matière 3 - matière 4
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