Rich Harassment


C'est un peu le bordel, mais ça va, ft. Aiji et Leopold.

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C'est un peu le bordel, mais ça va !



Solveig n'avait jamais fait de théâtre. Elle avait vu beaucoup de représentations les été du Festival d'Avignon, avait jalousé ses camarades qui participaient à l'option que proposait son lycée français et tenté des fois d'interpréter certains textes dans sa salle de bain, mais elle n'avait jamais vraiment pratiqué. Elle s'était inscrite à ce club sur un coup de tête, une envie, ou plutôt une nécessité. Elle avait tout quitté pour un renouveau, non ? Elle ne voulait pas vivre avec des regrets.
Mais fallait-il une tenue spéciale pour un cours de ce genre-là ? Allaient-ils faire du contemporain ou du classique ? Allait-elle devoir se mettre toute nue et crier des mots alambiqués puis justifier sa démarche par un « c'est une critique de la société »; ou à l'inverse, allait-elle se vêtir d'un corset étranglé et récitait mollement des vers qu'elle ne comprenait même pas ?
Indécise, elle avait décidé de garder son uniforme. Elle avait juste ôté sa chemise, gardant son super t-shirt sur lequel on voyait Luigi. Elle n'était pas sûre pour la jupe et les chaussettes hautes, mais soit. Oh, elle ne savait toujours pas où elle avait mis sa cravate. Entre la mystérieuse disparition de cette dernière, son retard à la cérémonie de ce matin et ses craintes envers son club, sa première journée n'était même pas finie qu'elle était déjà mouvementée.
Elle avait essayé de se tresser les cheveux à plusieurs reprises aussi, parce qu'on lui avait souvent dit que ça lui allait bien. Elle avait essayé une fois. Elle avait essayé deux fois. Elle avait essayé trois fois. Et puis elle avait dit « merde » à son reflet et avait claqué la porte de sa chambre. Maintenant, sa chevelure souple ondulait gracieusement autour de son visage, et c'était beaucoup mieux que deux nattes strictes. Mais Solveig ne le voyait pas, bien sûr.
Elle arriva devant la salle de club, sac à dos sur l'épaule, et fronça les sourcils. Il y avait un papier sur la porte expliquant que le cours se déroulerait en extérieur, juste à côté du terrain de base-ball. Sauf que Solveig était venue pour arriver pile à l'heure au cours. Et le terrain de base-ball était loin, sans compter que l'académie était gigantesque et qu'il était facile de se perdre.
Elle cogna son front contre la porte, exaspérée. Elle allait encore être en retard. La vérité ? Elle hésita à changer de nom, de visage et à se refaire une vie au Mexique. Il y avait un complot, un alignement des astres, quelque chose qui s'acharnait sur elle !
Elle inspira un grand coup et, ne se laissant pas abattre, sortit son carnet de correspondance de son sac afin d'examiner le plan de l'école. Le terrain de base-ball n'avait pas l'air si loin que ça. A peine quelques millimètres sur le papier... Mais en vrai ?
Elle se mit à courir. Il ne fallut que quelques mètres pour que ses jambes lui prièrent de tout arrêter pour mourir et que ses poumons prennent feu. Vraiment, elle n'était pas sportive. Elle traversa l'extérieur, haletante, priant pour ne pas se faire remarquer et que tout se passe bien, les cheveux dans le vent.
Elle repéra enfin le terrain de base-ball où s'entraînait le club mais ne s'y attarda pas plus longtemps : elle avait déjà dix minutes de retard.
Elle vit un groupe d'étudiants et elle supposa que c'était le fameux club. Elle déglutit. Allez, ça ne pouvait pas être pire que vaincre un boss dans Cuphead. Elle s'approcha et voulut se fondre dans la masse. Mais elle se souvint des bons conseils de sa belle-mère : toujours être polie. Elle ne pouvait pas faire comme si de rien n'était …
Une fois qu'elle fut assez proche du groupe, elle leva une main pour se faire remarquer et haussa la voix :

- Excusez-moi de mon retard. Je … euh... suis-bien au club de théâtre ?

Elle regarda les alentours. Il faisait plutôt bon et les clubs sportifs s'adonnaient à leur activité respective. C'était vivant et plutôt agréable.
Elle recentra son regard sur le cours. Elle avait un peu balancé la phrase dans le vide, sans adresse précise. Du coup elle ré-itéra :

- Par contre … Qui est le professeur ?

Elle aurait bien pensé à l'espèce de type bronzé, mais ça ne pouvait pas être possible. Il n'avait pas l'allure d'un professeur. Déjà parce qu'il était bien trop charismatique pour cela et ensuite parce que c'était bien connu que tous les profs étaient moches et ennuyeux. Et ce gars-là avait plus l'allure de ton pote que de ton supérieur.
On verrait bien. Les retardataires n'avaient pas vraiment leur mot à dire de toute façon.

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Septembre 2018, lundi, 16h.

Leopold était sorti vers 11h de l'ennuyeuse cérémonie d'entrée, laissant les autres profiter du buffet. La foule présente et la chaleur estivale qui se faisait plus dérangeante à chaque instant l'avaient vite dissuadé de s'attarder (en plus de l'état déplorable dans lequel se trouvait sa chemise).

En marchant dans les couloirs climatisés et déserts de H.A., s'éloignant ainsi des exclamations de la foule, Leopold bailla plusieurs fois, ne pouvant réprimer son manque de sommeil. Il avait toujours eu le sommeil léger, mais depuis peu, il était particulièrement mauvais. Plutôt qu'accepter d'associer ça à son angoisse permanente, il préféra penser que son colocataire avait fait du bruit cette nuit-là.
Il avait, pendant quelques secondes, envisagé d'aller se recoucher puisqu'il n'avait pas cours de la journée, mis à part le club de base-ball. Ces quelques secondes délicieuses durant lesquelles il s'était abandonné, imaginant la fraîcheur des draps contre sa peau nue et le silence total qui emplirait la chambre, avaient vite fait place à un ressaisissement de sa part. Il ne pouvait pas se permettre de dormir, ou même de flâner.
Non, il ne pouvait se permettre de faire preuve de laxisme, encore moins envers lui-même.

Le châtain était alors repassé en coup de vent dans sa chambre pour y changer de chemise et y récupérer sa sacoche et son sac de sport, ne jetant pas un regard vers son lit. Un passage éclair à un distributeur automatique du rez-de-chaussée pour y acheter une pomme, et le voilà déjà en route pour la bibliothèque. Décidément, il fait chaud cette année, ne put-il s'empêcher de remarquer en traversant la pelouse. Autour de lui, les élèves, encore insouciants et en pleine forme, jouaient aux cartes, à des jeux de balle ou discutaient simplement, couchés dans l'herbe verte et grasse. Tant mieux, se dit-il. Au moins, personne ne squattera la bibliothèque.
Effectivement, le lieu était presque désert quand il arriva. Seuls la gérante (une jeune rousse, qu'il n'avait jamais vu auparavant) et deux ou trois étudiants étaient présents dans l'immense édifice. Il salua la bibliothécaire et la gratifia d'un sourire charmeur, avant de déposer ses affaires sur une longue table inoccupée. Il passa ainsi toute son après-midi là, relisant ses cours de l'an passé et faisant des fiches de révisions. Il ne s'était interrompu qu'une fois, pour sortir manger sa pomme sur le parvis de la bibliothèque.

Ce n'est qu'en milieu d'après-midi, vers 15h45, que le jeune homme se résigna enfin à abandonner ses révisions et qu'il prit le chemin du gymnase. Il était, pour ainsi dire, vide. Seuls quelques éclats de voix s'échappaient des vestiaires masculins, indiquant ainsi à n'importe quel visiteur leur localisation. Leopold haussa des sourcils désapprobateurs, et y entra. Il fut salué par quelques gestes de la main, et reconnut pas mal de gens présents l'année dernière, mais aussi quelques nouveaux. Il se changea rapidement, discutant comme de coutume avec ses voisins :
« -De toute façon, cette année encore ça va être pareil : les premières séances, on va apprendre à sprinter et à frapper une balle. Pfff, je m'ennuie déjà... » commença un Year 12, dépité. « -Tu crois ? -Oh oui, Stern. Chaque année, c'est la même chose. C'est pour que les nouveaux adhérents aient au moins les bases. -En même temps, c'est pas plus mal : je crois que je ne sais même plus comment on tient une batte ! » termina le châtain, provoquant les rires de l'assemblée.

Ils sortirent tous ensemble des vestiaires, et rejoignirent le prof de sport sur le terrain. Il fit l'appel, les salua et commença à briefer les nouveaux. Pendant ce temps là, un ami de Leopold (le même qui lui avait gardé une place à la cérémonie du matin), lui indiqua un attroupement à quelques centaines de mètres. Leopold haussa les épaules : il n'y voyait clairement pas d'aussi loin, sa vue lui faisait défaut. Comme le Year 12 l'avait prédit, cette séance s'annonçait être une longue mise à niveau.

Leopold venait de passer la batte à un autre élève, et était en train de se désaltérer quand son ami revint et lui indiqua de nouveau l'attroupement, qui, depuis, s'était rapproché. Même de loin, il réussit à reconnaître le prof de littérature, qui s'occupait aussi du club de théâtre. L'autre garçon lui dit alors, soupesant sa batte : « Tu crois que d'ici, j'arrive à loger une balle dans la tête du taré ? »
En guise de réponse, Leopold ricana et reboucha sa bouteille.
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Dernière édition par Leopold Stern le Mer 2 Mai - 15:24, édité 3 fois



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Haa quelle journée quand même ! Après la cérémonie d'entrée, tu t'étais éclipsé pour aller déposer ton adorable fils auprès de sa baby-sitter. Il faut dire que tu n'avais pas vraiment eu le choix : tu donnais cours toute l'après-midi. Peu de temps pour toi donc et encore moins malheureusement pour Scotty. Enfin, il avait été heureux de t'accompagner ce matin et c'était le principal.

Du coup, une fois ton dernier cours donnait, tu te dirigeais vers la salle des professeurs pour te prendre un café bien chaud pour te réveiller un peu. Il faut dire qu'après tes vacances, ça te faisait un peu étrange de reprendre les cours comme ça et surtout avec très peu de pauses dès le premier jour. Enfin, bon, au moins, tu pouvais t'amuser avec tes élèves et c'était le principal à tes yeux. Sale insouciant, si tu savais ce que certains pensent de toi. T'as quand même de la chance que le respect fait loi ici, sinon...haha, on se demanderait bien comme cela pourrait se passer !

Enfin, une fois ton café engloutit et avoir discuté avec certains de tes collègues, tu te mis en route vers le lieu de rendez-vous que tu avais filé à tes élèves, histoire de ne pas trop les faire attendre. Et puis, tu étais impatient de les voir, de voir leurs performances ! Et c'est donc avec une humeur joviale que tu t'installas non loin du terrain de Baseball. Il faut dire que tu avais surtout envie de profiter encore un peu du beau temps. Certains élèves étaient déjà arrivés, tu allais pouvoir commencer rapidement la séance.

" Bonjour bonjour ! C'est bien, vous êtes tous à l'heure, je suis fier de vous. Alors, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je suis monsieur Watanabe, professeur de littérature et référent du club de théâtre. " te présente-tu alors. Vite fait, tu fais le tour des têtes pour savoir qui est là, qui est nouveau, bref les trucs de base. Surtout qu'avec certains, tu as pu déjà les voir en cours un peu plus tôt. Et puis, les noms, tu les retiens en cours. Au club, tu préfères les voir jouer différents personnages, de la pratique, rien que ça.

" Bon, je suppose que vous voulez savoir ce que l'on va faire aujourd'hui, n'est-ce pas ? Alors... c'est simple." commences-tu en sortant du sac que tu avais emmené un petit pot en verre contenant différents petits billets pliés en deux. " A l'intérieur, il y a comme vous le voyez des bouts de papiers. Sur chacun d'eux, il y a une action ou un rôle à jouer. Solveig ! Tu vas commencer... et vu que je suis curieux, je le tire pour toi ! " Un sourire d'enfant sur le visage, tu plonges ta main dans le pot... et hop, tirage au sort fait !

Tu reposes le contenant sur le sol avant d'ouvrir le fameux papier. Et, coup de chance, tu tombes parfaitement sur celui que tu espérais voir. Alors, tu t'éclaircis la voix, fixant la petite blonde " Tu dois... te prendre pour une joueuse de Baseball professionnelle. Et ça tombe bien, le coach étant au courant que je risquais de lui envoyer un élève, si tu le souhaites... tu peux aller utiliser leur matériel. Et nous, on te suit et on observe ! " déclares-tu, bombant légèrement le torse, fier du défi. Tu invites donc les autres élèves à se diriger vers le terrain, tous curieux de savoir comment la petite nouvelle du club allait s'en sortir dans ce défi relativement simple.


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Solveig hoqueta quand le professeur - visiblement c'était lui - l'interpella. Ha bon ? Il connaissait son prénom ? Elle venait pourtant à peine d'arriver. Elle rougit et baissa les yeux. Elle s'était déjà faite remarquer, n'est-ce pas ?
Le professeur tira un papier et Solveig croisa les doigts sans trop savoir pourquoi. Dans un sens elle mourrait d'envie d'avoir une action amusante ou difficile, quelque chose qui l'exerce pour de vrai. Un twerk en public ou une discussion avec un étranger dans une langue qu'elle maîtrise peu. Mais d'un autre côté elle n'avait pas envie d'échouer. Sa journée était déjà un peu naze, elle ne voulait pas que ça s'empire.
Par contre, elle n'aurait jamais imaginé que le théâtre soit un genre d'action/vérité. Plutôt amusant. Elle se sentait un peu rassurée.

- Tu dois... te prendre pour une joueuse de Baseball professionnelle. Et ça tombe bien, le coach étant au courant que je risquais de lui envoyer un élève, si tu le souhaites... tu peux aller utiliser leur matériel. Et nous, on te suit et on observe, expliqua le professeur.

Solveig fit les yeux ronds. Elle regarda l'adulte, puis le club de baseball, plus l'adulte, puis bloqua sa respiration. Elle s'autorisa cinq secondes de panique. Cinq. C'était comme avoir un million de petites Solveig dans la tête qui foutaient le feu dans son cerveau. Quatre. Comment est-ce qu'elle pouvait prétendre être professionnelle dans une activité qu'elle ne maîtrisait pas ? Trois. Et si elle se plantait ? Deux. Elle voulait vraiment le faire mais la peur sourde dans son ventre rendait ses pas lourds. Un. Son visage était peut-être froid et impassible mais c'était un véritable ouragan dans sa cage thoracique.
Allez, on y va.
Elle se leva dans un soupir, hocha la tête envers son professeur avant de prendre une profonde inspiration. Très bien, ce n'était qu'un exercice. Et puis on ne perdait jamais vraiment : si elle échouait, elle apprendrait de ses erreurs.
Elle porta son regard sur le terrain de sport. Donc elle devait essayer de se la jouer professionnelle, c'était cela ?
Elle avait les mains moites tandis que le soleil faisait transpirer son front légèrement hâlé. Elle voulait vraiment réussir, elle le voulait tellement.
C'est alors qu'elle le vit et ce fut comme si tout s'arrêtait autour d'elle. Il était le seul en mouvement dans un monde mis sur pause. Son sourire était si lumineux qu'il semblait attraper les rayons diurnes. Son charisme dégageait tant d'assurance que Solveig se sentait happée par cette aura.
Elle resta un instant au bord du terrain, la bouche entre-ouverte, subjuguée par ce sportif là-bas. Elle papillonna des paupières, oubliant son objectif initial. Et puis, comme un aimant attiré indubitablement par l'autre, elle avança lentement vers lui. Sa chevelure flotta derrière elle, secouée par une discrète brise et les pans de sa jupe dévoilaient de temps à autre un bout de ses cuisses.
Et elle se planta face au brun, avec la tête d'un poisson hors de l'eau. Elle ne savait pas quoi dire. Elle savait juste qu'elle voulait lui parler.
Au secours, de près il était encore plus séduisant !
Elle voulut le saluer, mais les connexions entre ses synapses étaient lésées désormais et elle dit totalement autre chose :

- Excuse-moi, je me demandais juste : tu mets le lait avant ou après les céréales ?

Elle plissa des paupières, elle-même peu convaincue par ce qu'elle disait. Puis, sans trop savoir pourquoi, elle lui fit signe de la main et alla retrouver son professeur, les aisselles si humides qu'on aurait pu remplir une piscine avec leur transpiration.

- Désolée, je suis hyper nulle à ça, s'excusa-t-elle.

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Septembre 2018, lundi, 16h20.

Alors qu'il s'apprêtait à reposer la gourde qu'il venait de porter à ses lèvres, le regard du châtain fut attiré par une tache de couleur en mouvement, qui se détachait du groupe de théâtre et semblait se diriger vers eux. Avant qu'il n'eut le temps de s'y attarder et de faire la mise au point sur cet individu déviant, quelqu'un attira son attention. Lorsqu'ils eurent fini de blaguer, la tache de couleur, qui s'avérait en fait être une jeune fille blonde, se trouvait à quelques pas de lui, et avançait toujours. Le jeune homme recula d'un pas, comme pour pouvoir avoir une vue d'ensemble sur la marcheuse.

Ses cheveux blonds flottaient librement sur ses épaules et descendaient plus bas encore, tressautant gracieusement à chacun de ses pas. La pâleur de sa peau et la finesse de ses membres lui donnaient une légèreté, une fragilité même. Par contre, sa tenue détonnait sur une jeune fille aussi vaporeuse : un t-shirt à l'effigie d'un héros de jeu vidéo ou dessin animé, une jupe assez stricte, mais qui laissait apparaître ses jambes avant qu'elles ne soient couvertes par de hautes chaussettes. Il l'aurait plutôt vue dans une longue robe, simple et légère, qui aurait mis en valeur ses traits fins. En effet, pendant qu'il l'observait, la jeune fille n'avait pas cessé d'avancer vers eux… non, vers lui ? 
Quoi ?!
Leopold n'eut pas le temps de se décaler ou de regarder ailleurs, elle était déjà devant lui, le souffle court, les joues rosies par sa marche. Ses yeux agrippèrent ceux du jeune homme comme deux aimants ; il crut alors se noyer dans l'immensité de ces yeux dénués d'émotions, aussi profonds que les fonds marins, aussi vaporeux que la brume écossaise. Il dut même stabiliser ses appuis sur ses jambes, de peur de chuter. Qu'est-ce-que cette apparition, ce mirage, ce fantôme allait-il bien pouvoir lui dire ?

- Excuse-moi, je me demandais juste : tu mets le lait avant ou après les céréales ?

Le regard de Leopold se vida instantanément, et son sourire figé glissa peu à peu.

« Je… heu… Pardon ? » furent les seuls mots qui réussirent à franchir ses lèvres. Il était en état de choc. Lui, qui était habituellement imperturbable, inébranlable, qui savait retourner toutes les situations en sa faveur et qui décochait ses réponses comme des flèches, venait de planter. Erreur 404.  Blank. Plus rien. Nada. Que dalle.
Elle aurait pu lui dire « Je t'aime », « Je te veux », « Je suis au courant pour ton père », « Je suis ta sœur », absolument tout, il aurait su répondre, mais non. Il avait fallu qu'elle lui parle de… céréales ? Ça n'avait absolument aucun sens.

Durant les quelques millisecondes qui suivirent sa réponse bancale, l'esprit embrumé de Leopold eut le temps de penser : Je suis sûr que c'est une vengeance du prof, il a entendu ce que j'ai dit. Pourquoi il m'aurait envoyé cette dingue autrement ? Quel salaud. C'est son arme secrète, c'est ça ? Une bombe atomique qui dit n'importe quoi ? Il savait très bien qu'il affabulait, mais il ne pouvait s'empêcher de penser pour ne pas perdre pied face à l'absurde de la situation.

Hélas, pile au moment où il réussit à rétorquer à la blonde : « Je suis intolérant au lactose » -information totalement fausse, mais c'était la première chose qui lui était venue-, elle avait agité sa main en sa direction et avait tourné les talons, retournant d'où elle venait.

Le châtain resta coi quelques secondes après son départ, déglutissant avec peine et se demandant ce qui avait bien pu lui arriver. Alors, comme si c'était la seule chose logique à faire, il chercha du regard le prof de théâtre (avec des yeux de myope, c'était génial), et s'avança de quelques pas vers lui. Il haussa alors les épaules et leva légèrement les bras, pour lui signifier son incompréhension totale. Il espéra alors mentalement : j'espère que c'est bien le prof, et pas un illustre inconnu qui va me prendre pour un gros taré.
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Dernière édition par Leopold Stern le Ven 2 Mar - 0:33, édité 3 fois



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Toi qui était si content que le défi savamment pensé (enfin, non, t'as juste tapé au pif mais on va te laisser croire l'inverse), tu tira une tête jusque par terre face à la scène qui se déroulait sous tes yeux. Certes, tu n'avais pas entendu les propos qu'elle avait eu avec le jeune homme mais bizarrement, tu étais persuadé que ça n'avait aucun rapport avec ce qu'elle venait de faire. Et vu les gestes de Leopold Stern, tu étais définitivement sûr qu'elle avait été totalement à côté de la plaque. Et encore plus quand elle arriva devant toi.

" Désolée, je suis hyper nulle à ça." te dit-elle et de tes yeux ronds tu la fixes quelques instants avant de regarder le reste du petit groupe. Ceux-ci ont l'air tout aussi perdus que toi. D'un mouvement de main dans ta chevelure, tu reprends un peu de contenance.

" Heu... je ne dirais pas ça mais, c'est surtout que tu n'as pas réalisé l'exercice... sauf si tu estimes qu'être un pro du Baseball s'est discuté avec un autre membre de l'équipe ?" explique-tu, trouvant peut-être une source d'espoir dans tes propres propos. Si elle avait belle et bien pris ça dans ce sens... ben, ça aurait été juste ... différent de ta conception, voilà. Mais tu avais vraiment envie qu'elle réalise l'exercice, car dans le fond, tu es sûr qu'elle l'a oublié en chemin.

" Dis-moi, tu sais me montrer une autre façon d'être un pro du baseball ? Genre.. une action ? un comportement qu'ils font ?" demandes-tu. Comment ? T'as vraiment besoin d'un second essai ? Non, oublie. Vraiment, tu devrais oublier. " En fait, je vais vous montrer comment on pourrait jouer ce rôle." t'exclames-tu d'un coup avant de t'avancer vers les autres, attrapés une batte qui trainait par là et finalement faire signe à un élève qu'il te lance une balle.

" Et tu tires pile au milieu hein !" lui donne-tu comme consigne. Et voilà que tu commences à faire des étirements, faisant parfois semblant de taper dans une balle imaginaire, comme si tu te préparais à réaliser un Home Run. Finalement, d'un petit geste de la main, tu invites le jeune blondinet à te balancer la balle et il le fait sans vraiment comprendre la raison pour laquelle tu le fais. La balle arrive, tu tapes dedans en laissant ton corps tourné sur lui-même. Pas de chance, tu n'as pas mis suffisamment de force et celle-ci part droit en direction de Leopold...  



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Septembre 2018, lundi, 16h20.

En moyenne, une balle de base-ball frappée par un professionnel atteint les 130km/h.
Celle frappée par le professeur Watanabe, aussi sportif était-il, ne dépassa heureusement pas les 68 km/h, et emprunta une trajectoire légèrement en cloche avant d'entrer en collision avec Leopold Stern.
Mais revenons quelques instants en arrière, voulez-vous ?

Pendant que le professeur de littérature réceptionnait son élève qui revenait bredouille, Leopold peinait à trouver un sens à ce qu'il venait de lui arriver. Il avait alors été interpellé par un de ses camarades, curieux, qui avait assisté à la scène avec étonnement. Alors que le Year 13 lui expliquait brièvement ce qu'il venait de se passer, Aiji Watanabe, après quelques étirements, frappa la balle.
L'interlocuteur de Leopold eut à peine le temps d'apercevoir l'objet avant qu'il n'entre en collision avec le crâne du châtain.

Celui-ci ne ressentit pas la douleur immédiatement ; simplement un choc violent et inattendu. Sa vue s'était brusquement assombrie, et son centre de gravité s'était bizarrement décalé. Il tituba quelques pas, alors qu'autour de lui, il entendait crier. Les sons lui paraissaient étrangement lointains et étouffés, comme s'il entendait à travers une cloison.

Enfin, vint la douleur. Comme si une énorme presse lui avait subitement comprimé la boîte crânienne. Un bourdonnement lui avait empli les oreilles, noyant les cris, et il mit quelques secondes à comprendre toute l'agitation autour de lui. Sa vue était encore hésitante lorsqu'il aperçut le ciel au-dessus de lui, un beau ciel bleu, pur, dégagé. Et puis il les vit, eux. Une dizaine de têtes, qui le regardaient avec étonnement et inquiétude. Ce ne fut qu'ensuite qu'il comprit que les cris lui étaient destinés, et qu'ils attendaient visiblement une réponse de sa part.

Il se redressa brusquement, et alors que la douleur lui vrillait le crâne, il s'entendit répondre : « Je…je vais bien. Qu'est-ce-qu'il s'est passé ? »

Personne ne lui répondit, ou du moins il n'entendit aucune réponse. On lui désigna simplement le club de théâtre, au loin, et il ne discerna rien de particulier… Ah, si. Le prof de théâtre avait une batte à la main. Leopold comprit assez rapidement ce qu'il s'était passé, et son hypothèse fut confirmée par les autres membres du club. Lorsqu'il souhaita se relever, il dut d'abord assurer au professeur que « Oui, tout va bien monsieur, je vous assure. Et non, je n'ai pas besoin de passer à l'infirmerie ». Au passage, celui-ci lui interdit de rester sur le terrain, et lui enjoint de retourner dans sa chambre, malgré les protestations du jeune homme.

Leopold ramassa sa veste, sourit du mieux qu'il put à ses coéquipiers et, dès qu'il eut le dos tourné, serra les dents pour ne pas hurler. Il marchait maintenant d'un pas lent mais assuré vers le groupe de théâtre avec, dans sa main, la balle qu'il avait récupérée.
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- Heu... je ne dirais pas ça mais, c'est surtout que tu n'as pas réalisé l'exercice... sauf si tu estimes qu'être un pro du Baseball s'est discuté avec un autre membre de l'équipe ?

Solveig fit la moue. En effet, elle n'avait pas vraiment réalisé l'exercice. Elle avait juste voulu parler à ce garçon.
C'était la première fois qu'elle se sentait autant attirée par quelqu'un. Elle avait l'impression d'avoir son cœur dans la tête tant elle l'entendait battre, et que ses intestins se nouaient entre eux tant elle avait mal. Comme si un poids s'enfonçait dans son ventre. Elle avait déjà ressentie cette désagréable sensation avant un examen important.
Un peu honteuse, elle voulut cacher ses rougeurs en plaquant ses mèches sur ses joues tandis que, compréhensif,
le professeur expliquait :

- Dis-moi, tu sais me montrer une autre façon d'être un pro du baseball ? Genre.. une action ? un comportement qu'ils font ?
- Euh ... A vrai dire que je ne suis pas très sportive... J'ai déjà fait un footing une fois mais j'ai eu une crampe et j'ai préféré dormir. Donc vous imaginez bien que le baseball ...

Heureusement, monsieur Watanabe eut l'idée de lui montrer l'exemple. Une étincelle raviva soudainement les yeux de Solveig. Elle s'en sortait toujours mieux quand on lui montrait avec précision ce qu'il fallait faire, quand on lui disait clairement les choses. Sans cela, elle ne comprenait pas et elle passait pour une idiote.
Tiens, d'ailleurs, elle avait bien les mêmes chaussures ?!
Elle jeta un coup d’œil à ses pieds alors que le professeur s'armait d'une batte. Ouf, elle avait bien ses baskets usées aux lacets dépareillés.
Monsieur Watanabe, qu'elle appréciait de plus en plus, l'interpella en lui précisant qu'il fallait bien viser le milieu. Attentive, elle prêta attention à la position de l'adulte. Un instant elle se sentit enveloppée par un courant d'air chaud et de très agréable. C'était une sensation délicieuse, apaisante, qu'elle savoura en contemplant le dos du professeur. Elle se sentait un peu coupable de l'avoir mal jugé aux premiers abords. En fait, il dégageait une chaleur rassurante et son sourire avait de quoi réveiller l'énergie que Solveig avait du mal à conserver aujourd'hui.
La balle fusa et Solveig hoqueta, craignant le pire. C'est alors que Watanabe la frappa avec force et qu'elle retourna à l'envoyeur.

- Whoa, impressionnant monsieur !

Elle allait taper dans ses mains, enthousiaste et impressionnée mais le choc entre la balle et le beau brun mystérieux - il ne l'était pas tant que ça mais tous les beaux bruns l'étaient alors bon - la coupa dans son élan.
Solveig ne réfléchit pas - pour ne pas changer - et son corps l'amena aussitôt vers le blessé. Elle courut vers lui comme une groupie pourrait courir vers son chanteur préféré. Elle le vit amasser sa veste et tourner le dos au reste du groupe. Groupe qui n'osa pas trop bouger, semblant être convaincus par les propos du beau gosse que la blondinette n'avait pas entendu.
Il se dirigeait vers le club de théâtre mais Solveig ne lui laissa pas le temps de finir sa trajectoire. Elle s'approcha de lui et se posta face à lui. Son visage était tordu dans une grimace - mais même comme ça il était séduisant et le tambour dans la poitrine de Solveig fit plus de bruit. Doucement, comme s'il était une fleur à la tige fragile et que l'adolescente voulait le cueillir, elle posa sa main sur sa joue. Le contact lui chatouilla le ventre, ce qui l'étonna puisque ce n'était pas son nombril qui touchait sa joue mais bref, et elle se laissa gagner par cette douceur. Inquiète, elle dévisagea le joli garçon.

- Tu n'as pas l'air d'aller bien. J'ai juste un spasfon dans mon sac donc je ne suis pas certaine que ça aide, mais tu devrais aller à l'infirmerie...

Elle était sincèrement convaincue qu'elle agissait comme il fallait !

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Tu avais fait un tir exceptionnel. Enfin, à tes yeux. Mais surtout, tu avais tiré dans le mille. Pauvre jeune homme, il s'était pris la balle en pleine figure et tu t'étais demandé comment tu avais réussi ton coup. D'habitude, tu tapais plus un homerun qu'un front d'élève alors tu le fixais un peu abasourdi. Et quand tu le vis se redresse, tu lâchas un grand soupir de soulagement avant de suivre mademoiselle Sekai pour rejoindre le garçon qui se dirigeait maintenant vers ton groupe. D'ailleurs, tu remarquais bien vite que ce dernier n'était clairement pas content. Te grattant l'arrière du crâne, tu t'arrêtas à proximité des deux jeunes gens.

" Solveig, laisse-le respirer. Ca va la tête, pas trop mal ? Désolé, je ne voulais pas du tout que la balle t'aterrisse dessus. Tu devrais quand même aller mettre un peu de galce d'ailleurs. Tu as une belle bosse qui apparait... en fait, je vais t'accompagner, pour être sûr que tu y vas bien." explique-tu, tout en faisant un signe au reste du club pour qu'ils approchent.

" La séance est finie pour aujourd'hui, rentrez au dortoir et pour la prochaine séance, préparez-moi un petit speech sur les gorilles. Une pièce, un aparté, peu importe. " donne-tu comme indication alors qu'ils te regardent tous étonné avant de s'éloigner en se demandant pourquoi les gorilles.

Tu te retournes vers le jeune garçon, Leopold, et tu te décides de marcher finalement en direction de l'aile où se situe l'infirmerie, te sentant clairement coupable pour ce qu'il venait de se passer. Tu étais même tenté de porter le jeune homme, pour être sûr qu'il ne perde pas connaissance mais au vue de la tête qu'il tirait quelques instants plutôt, tu n'étais clairement pas sûr que ce soit une si bonne idée que ça.

" Heureusement, aujourd'hui, je pense pas que vous allez avoir un entrainement important, tu vas sans doute rien manquer." dis-tu avec légèreté, histoire de ne pas laisser le silence s'installer. Tu remarques ensuite la balle dans la main du jeune garçon et tu jettes un coup d'oeil en direction des sportifs. " Par contre, je suis pas sûr que tu peux emmener la balle... tu n'irais pas leur rendre avant d'aller à l'infirmerie ? Au fait, Solveig, tu nous accompagnes ?" finis-tu par dire avant de t'arrêter pour voir ce que compte faire le garçon. T'es clairement pas très à l'aise et t'espère que le directeur aura pas l'info sur son bureau demain... t'as pas trop envie d'expliquer que t'as juste mal visé et que par malheur... le gosse était sur le chemin de la balle.  



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Septembre 2018, lundi, 16h20.

Le jeune homme marchait, incendiant dores et déjà du regard ce prof (totalement irresponsable) et ses élèves, qui devaient être bien fêlés pour souhaiter avoir des heures supplémentaires avec lui.
Enfin, il disait ça… Et pourtant, il avait bien continué d'assister au cours de littérature, cette année encore. Pourtant, il n'appréciait pas le prof et savait bien que ce serait une fantaisie absolument inutile pour son dossier puisque ça ne correspondait vraiment pas au cursus qu'il souhaitait prendre par la suite à l'université, mais il aimait profondément cette matière.

Enfin, l'université… Au début de l'été encore, il pensait qu'il intégrerait après sa Year 13 le cursus universitaire économique d'Hampton, qu'il retrouverait plus ou moins les mêmes personnes, mais maintenant que son père était… ce qu'il était, les cartes étaient complètement rebattues. Il ne savait même pas s'il allait réussir à terminer l'année en paix, alors bon… Pendant qu'il ruminait ces sombres pensées, une tache de couleur apparut devant lui, et il pila net, surpris.

La tache de couleur se révéla être la jeune fille blonde qui était venue quelques instants plus tôt. Avant qu'il ne puisse réagir, sa main, douce, fraîche, avait atterri sur sa joue.
Il savait que c'était doux. Il savait que c'était gentil. Il savait qu'il était censé apprécier l'initiative, bien qu'elle soit un peu osée.
Mais il ne pouvait pas.
C'était plus fort que lui, il ne supportait pas ce genre de contact.
En réalité, il ne supportait aucun contact d'aucun genre.
Il avait l'impression de s'être fait… violer.
Il esquissa un mouvement de recul le plus rapidement possible sans faire attention à la brusquerie de son geste, pendant qu'elle baragouinait il ne savait quoi à propos d'un Spasfon. Génial. Et ton Spasfon, tu le prends avant ou après le lait ? voulut-il répliquer, amer. Il n'avait pas oublié le vide sidéral dans lequel la jeune fille l'avait plongé, et il allait lui faire payer un jour de l'avoir fait se sentir aussi… impuissant.

Au lieu de cela, il commença à lui répondre, essayant de maîtriser sa voix : « Merci, c'est sympa mais je... » avant d'être interrompu par le professeur, qui semblait plus ou moins sincèrement se soucier de son état.

Est-ce-que je vais bien ? Il se fout de ma gueule, le taré ? Et pitié, pas l'infirmerie… Au pire, j'ai des médocs dans la chambre...

Le jeune homme plaça sa main devant ses yeux pour cacher le soleil encore éblouissant de cette fin d'après-midi, et alors qu'il s'apprêtait à répondre qu'il allait se contenter d'aller à l'internat, il emboîta silencieusement le pas au professeur. Il ne le laisserait sûrement pas partir, Leopold lui fausserait donc compagnie une fois qu'ils seraient arrivés à l'infirmerie.

Alors qu'il gardait le silence, essayant de faire abstraction de la douleur sourde qui lui vrillait les tempes, le professeur l'interrogea au sujet de la balle. Leopold s'arrêta, et, regardant le professeur dans les yeux, lui répondit du ton qu'il employait pour énoncer des évidences : « Il me semblait que c'était votre balle, c'est pour ça que je vous l'ai ramenée. » Il tendit justement le bras vers le professeur, desserrant son emprise sur l'objet sphérique, l'incitant à la récupérer.

Juste après, Watanabe proposa à la blonde de les accompagner, et Leopold en profita pour apprendre le prénom de la jeune fille. Solveig. Chelou. Comme elle. C'est quelles origines ? Bulgares ?

Il lui jeta un regard, et essaya de se rappeler s'il l'avait déjà vu auparavant. Il pensait que non, mais après tout, il pouvait bien se tromper.
Une personne normale aurait sûrement engagé la conversation, ne serait-ce que pour se plaindre du choc. Une personne normale aurait sûrement cherché à en savoir plus sur cet extraterrestre blond, qui parlait de céréales et de lait et qui agressait sexuellement les jeunes hommes en leur caressant la joue.
Mais Leopold n'était pas exactement une personne que l'on pouvait qualifier de normale.
Il fit quelques pas, espérant secrètement qu'ils allaient arrêter de le suivre. Il n'était pas mourant, juste passablement énervé, et n'avait strictement aucune envie de se faire escorter par deux dingues.

Juste avant de réellement s'éloigner d'eux, Leopold ne put résister à la tentation d'interroger le professeur : « Dites-moi monsieur, vous faisiez un cours sur le base-ball ou les tentatives de meurtre ? Parce que je décèle en vous un certain potentiel pour l'une des deux disciplines... » demanda-t-il, d'un ton qui se voulait blagueur mais dans lequel on pouvait deviner une certaine rancune.
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Le prof finit par rejoindre les deux élèves. Solveig, sincèrement inquiète envers le beau brun, fouillait ses poches à la recherche d'un médicament, ou autre. Elle avait bien une serviette hygiénique dans son sac mais elle doutait de ses effets thérapeutiques. Peut-être pouvait-elle lui proposer un bisou magique ? C'était ce que son papa lui faisait depuis qu'elle était toute petite et c'était relativement efficace.

- Merci, c'est sympa mais je...
- Par contre, je suis pas sûr que tu peux emmener la balle... tu n'irais pas leur rendre avant d'aller à l'infirmerie ?

Joli cœur ne sut finir sa phrase car il fut interrompu par le professeur qui l'emmenait déjà presque en direction de l'infirmerie. Solveig fit la moue. Ce garçon descendu du ciel était en train de la remercier, et il avait même plus à lui dire. Jamais la blondinette ne sauraiT ce qu'il y aurait après ce "mais je". Elle pouvait supposer ? Merci, c'est sympa mais je suis costaud tu sais, je n'ai pas besoin de ça. Merci, c'est sympa mais j'en ai déjà pris un tout à l'heure et je ne veux pas abuser. Merci, c'est sympa mais je viens de tomber amoureux de toi et je ne peux que penser à toi.
Elle rougit et pinça ses lèvres entre elles. Il ne lui restait plus qu'à imaginer maintenant et à retourner penaude dans sa chambre.

- Au fait, Solveig, tu nous accompagnes ?

L'interpelléE releva aussitôt le visage, les yeux pétillant. Ouais ! On ne la mettait pas sur le banc de touche ! Un large sourire lui barrait le visage. On lisait clairement sa joie.
Ils marchaient donc tous les trois. Solveig était si heureuse qu'elle sautillait presque.

-Dites-moi monsieur, vous faisiez un cours sur le base-ball ou les tentatives de meurtre ? Parce que je décèle en vous un certain potentiel pour l'une des deux disciplines...

Solveig, qui n'avait aucun second degrés, s'autorisa à répondre à la place du professeur:

- Ni l'un, ni l'autre. C'est notre professeur de théâtre. Il me donnait cet exercice pour ... euh ...

Bonne question. Quel avait été le but de tout cela ?
En tout cas, le beau brun était en train de s'éloigner, alors répondre à sa remarque permit à Solveig de revenir à sa hauteur, marchant tout près de lui. Elle voulut lui saisir le bras, caresser ses cheveux, sentir son odeur, mais s'en empêcha. Après, il pourrait la prendre pour une dingue. Or, pour l'instant, elle s'en sortait plutôt bien. Il y avait un bon feeling entre eux, elle en était sûre.
Par contre, elle ne pouvait pas prendre les devants : elle ne savait pas du tout la direction à prendre. Elle se tourna vers le professeur :

- Monsieur, par où est l'infirmerie ?


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Tu pris la balle que te tendait Leopold tout en niant le fait que cela t'appartienne. Non, un emprunt rapide, tout simplement. Certes, tu aurais pu le dire tout haut, mais tu te doutes bien que la façon dont tu avais secoué la tête que cela ne t'appartenait pas. Un lancer vers l'un des joueurs plus tard, vous êtiez tous les trois en route pour l'infirmerie. Pourquoi tu emmenais finalement Solveig ? Pas vraiment d'idée en réalité, elle était là et c'est tout.

Tu écoutais ce que tout deux disaient et eu un sourire en entendant cette histoire d'apprentissage de meurtre. Cela étant dit, le jeune garçon n'avait pas entièrement tort. Tu aurais excellé dans l'art de tuer quelqu'un à coup de balle au vue du rebond que celle-ci avait fait une fois atteint le front du jeune garçon.

« Solveig a raison, ce n'était pas le but de la leçon du jour. En fait, je voulais simplement déterminer leur aptitude face à des situations nouvelles. Et voir également s’ils étaient capables de se fondre dans un autre personnage… ce qui ne semble pas évident pour certains. » déclares-tu pensant, tout en regardant du coin de l’œil la blondinette au nom bien étrange. Il faut dire qu’elle semblait avoir été obnubilée et littéralement foudroyée par le jeune homme ici présent.

En tout cas, vous arrivez rapidement finalement au niveau de l’entrée principale du bâtiment avec toute cette conversation et tu tournes directement vers l’infirmerie. La dernière fois que tu l’avais vue, l’infirmière, c’était pour lui amener un petit oiseau qui n’avait pas survécu. Tu espérais secrètement que Stern non plus n’allait pas mourir entre ses mains. Elle n’avait pas l’air bien dans ce métier il faut dire.

« Au fait, Stern, tu comptes te présenter comme capitaine de l’équipe cette année ? T’es plutôt bon de mémoire dans ce sport… tu y as pensé plus longuement ? »    



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Présentant l'un comme l'autre une absence assez remarquable de second degré, la jeune fille et professeur démentirent les dires du jeune homme.

«  -Ni l'un, ni l'autre. C'est notre professeur de théâtre. Il me donnait cet exercice pour ... euh ...
-Solveig a raison, ce n'était pas le but de la leçon du jour. En fait, je voulais simplement déterminer leur aptitude face à des situations nouvelles. »

Leopold regardait dans le vide à ce moment là, et seul l'écarquillement exagéré de ses yeux ainsi qu'un discret soupir trahirent son exaspération. Ils sont cons ou ils le font exprès ? Le jeune homme avait bien un avis sur la question, mais il se garda bien de le partager.

Le prof de théâtre, semblant ne se douter de rien, continua à déblatérer sur son cours.

« Et voir également s’ils étaient capables de se fondre dans un autre personnage… ce qui ne semble pas évident pour certains. »

Leopold ne releva pas. Il n'avait absolument aucune envie de faire comme si cela l'intéressait, et sa douleur lancinante lui paraissait être une excuse suffisante pour garder le silence. Malheureusement, cela n'empêcha pas son “ange gardien” de continuer à déverser tout ce qui semblait lui passer par la tête. Sérieusement, les gens sont si angoissés que ça par le silence ?

« Au fait, Stern, tu comptes te présenter comme capitaine de l’équipe cette année ? T’es plutôt bon de mémoire dans ce sport… tu y as pensé plus longuement ? »

Leopold, qui suivait le professeur d'un pas mécanique depuis maintenant quelques minutes, soupira en réfléchissant à sa réponse. Se présenter à la présidence du club ? Bien sûr qu'il y avait pensé ; cela ajouterait quelque chose à son dossier scolaire, et ne pas avoir à subir les excès d'autorité d'un autre joueur lui aurait plu. Mais, une fois n'était pas coutume, ses goûts personnels l'empêchaient de convoiter ce poste de président.
En vérité, Leopold détestait très sincèrement le base-ball. Ça n'était pas lui qui avait souhaité en faire ; il aurait largement préféré intégrer un club d'athlétisme, même s'il avait fallu chercher hors de la Hampton. Mais non. C'était son père qui avait choisi, comme toujours. Werner Stern avait beau être un sombre égoïste méprisant, il idolâtrait -pour une raison plus qu'obscure- le base-ball, et avait toujours clamé haut et fort que son fils adorait cela également.
Bien sûr qu'il adorait cela, comment aurait-il pu en être autrement après tout ? Un sport collectif, exclusivement masculin, machiste, assez con, avec des règles incroyablement compliquées et absurdes, dont le but global était de frapper à l'aide d'une batte phallique une balle d'assez petit calibre. Et quand, en plus d'exécrer ce sport, on était myope comme l'était Leopold, c'était vraiment le pied.
Malgré toute sa détestation pour cette discipline, il restait un joueur honorable : assez bon, mais très largement oubliable.
Il n'avait jamais été l'un des meilleurs frappeurs, ou même lanceurs ; il restait dans la moyenne haute, se distinguant seulement lorsqu'il jouait en tant que coureur. Le choc de la batte contre la balle, bruit sec, court, impulsion violente, signal du départ d'un sprint dont la distance devait être calculée en fonction de la trajectoire de la balle pour ne pas risquer l'élimination, ça, ça lui plaisait. Cela devenait alors un sport individuel, de vitesse, de précision, de calcul.

Il sourit alors au professeur de littérature et, d'un air modeste, déclara simplement :

« Oh, vous savez, je me débrouille, mais je n'ai pas la prétention d'être assez bon pour représenter l'équipe. Et puis, cette année, je pense me focaliser sur mes études... »

Souhaitant soudainement changer de sujet pour ne plus avoir à penser à son paternel, il s'adressa pour la première fois de sa propre initiative à la blonde et il lui demanda, feignant l'intérêt :

« Et toi, tu… ça fait longtemps que tu pratiques l'option théâtre ? Je ne me souviens pas de t'avoir rencontré les autres années. Tu es nouvelle ? »
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 Le silence entre vous te peser un peu, mais tu savais qu'il ne fallait pas l'oppresser après un tel coup à la tête. Comment dire ? Tu te doutais bien qu'il devait avoir mal, même s'il n'en disait rien et n'en montrait aucun signe. A force de cotoyer tes élèves, tu savais à peu près comment ils agissaient. Et Stern était loin d'être l'élève le plus bavard et plaintif que tu avais connu, au contraire, il avait toujours eu tendance à se taire quand c'était nécessaire ou simplement ne pas se lamenter sur son sort.

Mais toi, grand Papa dans l'âme et professeur toujours inquiet, tu voulais vraiment faire la conversation pour essayer de le garder un maximum conscient. Tu craignais de le voir à tout moment tomber dans les pommes alors qu'il marchait normalement quelques secondes plutôt. Bref, tu étais à tel point inquiet que tu en venais carrément à un débit de parole élevé.

Quand il t'explique qu'il ne pensait pas être assez bon pour mener l'équipe, tu ne pus t'empêcher de secouer vivement la tête tout en lâchant un soupir d'exaspération. " Vous les jeunes à toujours vous sous-estimer, vous êtes fatiguant. Si tu ne crois pas assez en toi, tu ne pourras pas atteindre le meilleur de toi. C'est une question de façon de voir le monde. Crois en toi, bats-toi pour toi et tu verras, ça te mènera loin." t'exclame-tu, secouant d'autant plus la tête.

Solveig elle semble tout à fait dans sa bulle quand tu lui lances un regard en coin. Pourtant, ses joues devinrent rouges, son front légèrement transpirant quand Leopold s'adressa directement à elle. Elle paraissait en perdre ses mots quand elle lui répondit que oui, elle était nouvelle. Tu trouvais cette situation adorable. AAAH, les amours de jeunesse, c'était quelque chose de particulier ! On peut dire que tu t'en rappelais toi de cette belle époque. Les premiers flirts, les premiers regards, les premiers baisers. Une belle époque, et ça te manquait finalement ce genre de gestes.

" Elle s'améliorera avec le temps, j'en suis persuadé." t'exclames-tu quand la petite Solveig explique qu'elle n'a pas vraiment d'expérience dans le milieu. Finalement, vous arrivez enfin à bon port. Tu toques, explique la situation à l'infirmière et après un dernier mot d'excuse auprès de Leopold, tu décides de laisser les deux jeunes gens ensemble pour aller t'occuper des cours que tu comptais donner le reste de l'année.   



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